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Données sur la langue d’enseignement au cégep : le Conseil supérieur de la langue française apporte des précisions

2012-07-05

Québec, le 5 juillet 2012. – En 2011, le Conseil supérieur de la langue française (CSLF) a émis un avis sur la langue d’enseignement au cégep qui s’appuyait notamment sur des données fournies par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). La publication récente par le MELS d’indicateurs statistiques, dont certains diffèrent de ceux qui ont été fournis au CSLF, a soulevé des commentaires publics et des interrogations auxquels nous souhaitons répondre instamment.

Les données présentées dans l’avis du CSLF sur la langue d’enseignement au cégep proviennent de deux sources distinctes au sein du MELS. D’une part, la Direction de l’enseignement collégial (DEC), d’autre part, la Direction de la recherche, des statistiques et de l’information (DRSI). Ces données lui ont été fournies à l’époque comme étant fiables et véridiques. Seules certaines données de la DRSI pour l’année 2007 nous ont été présentées comme provisoires, et nous avons pris soin d’indiquer ce caractère provisoire dans l’avis.

Le CSLF a analysé l’ensemble de ces données de bonne foi et il les a d’ailleurs partagées, en toute transparence, avec d’autres chercheurs de la société civile.

Or, la publication des indicateurs linguistiques de la DRSI, le 27 juin 2012, fait ressortir le fait que les chiffres employés dans les tableaux et graphiques 1 à 5 de l’avis du CSLF sont différents de ceux qui lui ont été envoyés en 2011. La plus grosse différence concerne le pourcentage d’allophones qui se sont inscrits pour une première fois dans des cégeps français en 2009 : 64,2 % selon les données obtenues en mars 2011, et 51,5 % selon les données qui viennent d’être rendues publiques. Le CSLF reconnaît que cet écart est important et il attend toujours des explications à ce propos de la part du MELS.

Cela dit, il convient de souligner que l’avis ne reposait pas sur ces seules données statistiques. Les principaux constats présentés dans l’avis du CSLF demeurent les mêmes, pour l’essentiel.

D’abord, il est toujours vrai que la majorité des allophones s’inscrivent désormais aux cégeps français. Ainsi, les données publiées par le MELS le 27 juin dernier indiquent que la proportion des allophones qui s’inscrivent pour une première fois au cégep français croît régulièrement depuis 1998 : 43,0 % en 1998 et 53,0 % en 2010. La croissance est toutefois moins rapide qu’on ne l’avait d’abord cru. La tendance des prochaines années sera donc à surveiller avec d’autant plus d’attention. Notons aussi que les données relatives à la fréquentation des cégeps français par les élèves anglophones montrent également une progression, qui reste cependant timide : 5,2 % en 1998 et 8,0 % en 2010. Enfin, la proportion des élèves francophones qui fréquentent le cégep français demeure stable (de l’ordre de 94 %), et ce, depuis plus d’une décennie.

À sa prochaine assemblée, le CSLF entend refaire le point sur ce dossier, à la lumière des nouvelles données et des explications reçues, en toute rigueur et en toute indépendance.

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Source : Conseil supérieur de la langue française
Information : Bryan St-Louis, responsable des communications
Téléphone : 418 646-1128
Courriel : bryan.st-louis@cslf.gouv.qc.ca

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