Partager Partager sur Facebook. Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtrePartager sur Twitter. Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Partager sur Delicious. Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Le français au Québec : langue de la vie collective

2012-06-21

Québec, le 21 juin 2012. – Pour la majorité des Québécois, le français est la langue la plus importante dans la vie collective au Québec et toute personne qui y demeure devrait être en mesure de le parler. Voilà un des grands constats du rapport intitulé Importance et priorité du français pour la population québécoise : étude exploratoire, que le Conseil supérieur de la langue française (CSLF) rend public aujourd’hui. Signé par Michel Pagé et Charles-Étienne Olivier, il s’agit du premier volet de l’enquête Conscience linguistique et usage du français (CLUF). Conduite auprès d’un échantillon représentatif de la population québécoise d’âge adulte (quelque 6700 répondants), cette enquête s’appuie sur une collecte de données effectuée du 20 janvier au 15 mai 2010.

Ce premier volet porte sur la perception de l’importance relative du français et de l’anglais ainsi que sur l’accord avec la priorité du français dans différents contextes ou situations de communication publique. Un des principaux objectifs poursuivis est de déterminer s’il y a des différences de résultats entre les personnes de moins de 35 ans et celles de 35 ans et plus.

Importance des langues

La perception de l’importance du français est particulièrement forte dans le cas de situations ou de contextes qui touchent les domaines sociétal et social, domaines définis dans le rapport. Ainsi, une forte majorité de la population perçoit que le français est plus important que l’anglais pour marquer l’appartenance à la société québécoise et pour contribuer au bon fonctionnement de celle-ci (domaine sociétal). Il en va de même pour avoir des relations sociales intéressantes et pour communiquer avec les immigrants qui sont en situation d’apprentissage du français (domaine social).

Toutefois, la perception de l’importance relative du français diminue lorsqu’on aborde deux autres domaines. Ainsi, la plus grande partie de la population perçoit le français et l’anglais comme ayant une importance égale lorsqu’il est question de la nécessité de savoir parler le français ou l’anglais comme condition pour l’obtention d’un bon emploi, d’une part, et pour la réussite future des enfants, d’autre part (domaine de la réussite). On remarque que la perception selon laquelle l’anglais est plus important que le français arrive en deuxième position lorsqu’il est question de la réussite future des enfants, tandis que c’est la perception inverse qui obtient la deuxième place quand il s’agit d’obtenir un bon emploi.

Dans le cas de la valorisation sociale rattachée à l’usage des langues (domaine du statut sociolinguistique), la perception de l’égale importance du français et de l’anglais prédomine également, suivie par celle de la plus grande importance du français. Seule une faible minorité perçoit que l’anglais est la langue la plus importante à cet égard.

Priorité du français

L’accord avec la priorité que devrait avoir le français a été mesuré pour trois types de contextes. En ce qui concerne l’usage linguistique des individus, la majorité de la population est d’accord avec le fait que le français devrait être la langue d’accueil dans les commerces et celle dans laquelle s’amorce la communication dans un lieu public entre des francophones et des personnes dont le français n’est pas la première langue. En ce qui concerne la connaissance du français, il y a un consensus sur le fait que l’ensemble des Québécois devrait pouvoir parler cette langue et que c’est celle-ci que les immigrants non francophones devraient apprendre en premier.

En ce qui a trait à la communication du gouvernement du Québec avec les entreprises et les individus, la priorité du français n’obtient pas l’accord du plus grand nombre. Ainsi, une majorité de personnes, bien que faible, pense que le gouvernement du Québec devrait communiquer avec les entreprises du Québec dans la langue que ces dernières choisissent (français ou anglais) et qu’il devrait envoyer des formulaires bilingues aux individus dont il ne connaît pas la langue préférée.

Les différences entre les personnes âgées de 18 à 34 ans et leurs aînés

La distinction entre les deux groupes d’âge (18 à 34 ans et 35 ans et plus) ne coïncide avec aucune différence significative relativement à la langue perçue comme plus importante pour ce qui est du domaine sociétal et du domaine du statut sociolinguistique. Pour les autres domaines, de petites différences sont perceptibles lorsque l’âge est combiné à d’autres variables. Par exemple, pour le domaine de la réussite, les jeunes francophones et anglophones sont proportionnellement plus nombreux que leurs aînés à percevoir que le français est plus important que l’anglais.

À l’instar de leurs aînés, les jeunes âgés de 18 à 34 ans sont majoritairement d’accord avec la priorité du français dans la communication publique entre personnes, mais généralement à un degré moindre. C’est particulièrement vrai, lorsqu’il s’agit de l’amorce d’une conversation dans un lieu public entre des personnes de langue française et des personnes d’une autre langue qui ne se connaissent pas. En ce qui concerne la communication du gouvernement du Québec avec les entreprises et les individus, les plus jeunes sont majoritairement en désaccord avec la priorité du français, tout comme leurs aînés, mais à un degré plus élevé dans le cas de l’envoi d’un formulaire à des individus dont la langue préférée n’est pas connue.

Les différences de résultats selon la langue maternelle

Les résultats peuvent différer selon diverses variables, dont la langue maternelle. Par exemple, de tous les groupes linguistiques, les francophones sont ceux qui perçoivent dans une plus grande proportion le français comme étant plus important que l’anglais pour les domaines social et sociétal ainsi que celui du statut sociolinguistique. Pour ces mêmes domaines, une majorité d’anglophones perçoivent que les deux langues sont d’égale importance. Dans la plupart des cas, les perceptions des allophones francotropes suivent de près celles des francophones de langue maternelle et les perceptions des allophones non francotropes sont semblables à celles des anglophones.

Afin de contribuer à la réflexion sur la conscience linguistique et l’usage du français, le CSLF entend examiner dans un second volet de l’enquête CLUF les liens possibles entre les résultats obtenus dans ce premier volet et l’usage déclaré des langues dans le domaine public.

Le Le document PDF s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. résuméCe lien ouvre dans une nouvelle fenêtre, et son contenu risque de ne pas être accessible ainsi que le Le document PDF s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. rapport complet Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre, et son contenu risque de ne pas être accessiblesont accessibles dans la section Études de la Bibliothèque virtuelle du site Web du CSLF (www.cslf.gouv.qc.ca).

– 30 –

Source : Conseil supérieur de la langue française
Information : Bryan St-Louis, responsable des communications
Téléphone : 418 646-1128
Courriel : bryan.st-louis@cslf.gouv.qc.ca

Vers le haut