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Le secteur public québécois fait bonne figure dans son utilisation du français au travail

2014-09-19

Québec, le 19 septembre 2014. – Le Conseil supérieur de la langue française (CSLF) rend publique aujourd’hui une étude intitulée L’usage des langues au travail dans le secteur public au Québec en 2011 : un portrait statistique, signée par Paul Béland. On y observe principalement que les travailleurs du secteur public québécois utilisent davantage le français au travail que ceux du secteur privé et de l’administration fédérale. Plus spécifiquement, l’administration publique provinciale et municipale se révèle le sous-secteur où l’usage du français est le plus courant, tandis que les universités sont le milieu où le français est le moins utilisé.

Les données proviennent des recensements canadiens de 2001 et de 2006 ainsi que de l’Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011, réalisés par Statistique Canada.

Faits saillants

Dans l’ensemble, on constate que les travailleurs du secteur public québécois utilisent davantage le français (88 %) que ceux du secteur privé (82 %) et de l’administration fédérale (67 %). L’étude démontre également que la zone d’unilinguisme français est plus importante dans le secteur public québécois. La place plus marquée du français dans l’administration provinciale que fédérale n’est pas étonnante, puisque la Charte de la langue française favorise l’usage du français alors que la Loi sur les langues officielles favorise plutôt l’usage des deux langues officielles du Canada.

À l’intérieur du secteur public, les administrations provinciale et municipales sont des lieux privilégiés, car le pourcentage de personnes qui utilisent le plus souvent le français (95 %) et le pourcentage de celles qui utilisent uniquement le français (74 %) y sont les plus élevés. Il y a même eu une augmentation de 2001 à 2011 dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal. À l’opposé, au Québec, les travailleurs de l’administration fédérale sont les moins nombreux à utiliser uniquement le français au travail. Ils sont suivis par le personnel des universités. Cette dernière donnée fait écho aux perceptions d’un usage croissant de l’anglais dans le domaine de l’enseignement universitaire et de la place importante de l’anglais dans la recherche scientifique aux cycles supérieurs au Québec, perceptions qui ont été mises en évidence par une recherche récente du CSLF, intitulée Le défi de former une relève scientifique d’expression française.

L’analyse des données pour la RMR de Montréal selon la langue parlée à la maison par les travailleurs confirme cette tendance. En effet, c’est dans l’administration publique provinciale ou municipale que les travailleurs utilisent le français le plus souvent, et ce, qu’ils parlent à la maison le français (respectivement 96 % et 95 %), l’anglais (55 % et 52 %) ou une autre langue (81 % et 76 %). Par ailleurs, c’est dans le secteur universitaire que cet usage est le plus faible : 84 % pour les travailleurs qui parlent français à la maison, 8 % pour ceux qui y parlent anglais et 22 % pour ceux qui y parlent une autre langue. On constate aussi un usage plus faible du français au travail dans les sous-secteurs de l’éducation et de la santé, deux sous-secteurs où l’on trouve des réseaux linguistiques distincts.

Les défis à venir

Cette étude permet d’estimer la place occupée par le français et l’anglais dans différents domaines du monde du travail au Québec. Le CSLF est toutefois d’avis que d’autres analyses devraient être réalisées afin de raffiner et de nuancer ce portrait, et ce, autant du côté des entreprises publiques que des entreprises privées. Par exemple, il serait intéressant de prendre en compte le contexte des entreprises ou d’analyser plus en profondeur la qualité de la langue utilisée.

Par ailleurs, le CSLF se réjouit des bons résultats obtenus par le secteur public, plus particulièrement dans les administrations provinciale et municipales. Toutefois, ces acquis ne doivent pas masquer les efforts qui doivent être continuellement investis par l’Administration afin que celle-ci puisse jouer pleinement son rôle exemplaire et moteur en matière de francisation et de maîtrise de la langue française, comme le recommande la Charte de la langue française.

 

Le document PDF s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. L’étude complèteCe lien ouvre dans une nouvelle fenêtre, et son contenu risque de ne pas être accessible est accessible dans la section Études de la Bibliothèque virtuelle du site Web du CSLFCe lien ouvre dans une nouvelle fenêtre, et son contenu risque de ne pas être accessible.

À propos du CSLF

Le CSLF a pour mission de conseiller la ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française sur toute question relative à la langue française au Québec. De plus, il peut informer le public sur toute question qui concerne le français au Québec.

 

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Source :                        Conseil supérieur de la langue française
Renseignements :         Julie Adam, responsable des communications
Téléphone :                  418 646-1128
Cellulaire :                    418 930-3853
Courriel :                       julie.adam@cslf.gouv.qc.ca

 

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