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Accroître la cohésion sociale autour du français langue commune

2008-03-11

Québec, le 11 mars 2008. - Lors de leur réunion du vendredi 7 mars 2008, les membres du Conseil supérieur de la langue française (CSLF) ont pris connaissance et discuté du Rapport sur l'évolution de la situation linguistique au Québec, rendu public par l'Office québécois de la langue française mercredi dernier.

Le Conseil prend acte de ce rapport et, s'appuyant principalement sur les résultats du chapitre 2, « La langue et l'immigration », et du chapitre 4, « L'utilisation du français au travail », il a décidé de privilégier un axe stratégique qui émane aussi des résultats publiés par Statistique Canada le 4 mars. En effet, ces derniers montrent que l'usage du français au travail est resté stable dans l'ensemble du Québec, comme à Montréal, mais qu'il a progressé très légèrement chez les immigrants ou les allophones arrivés depuis le milieu des années 80.

L'augmentation, légère mais significative, de l'adoption du français par les immigrants ou les allophones semble une tendance lourde qui nous montre que les efforts faits pour l'intégration des immigrants peuvent porter et portent fruit, mais qu'il faut en faire davantage pour relever le défi de l'intégration.

Les membres du CSLF ont donc choisi ce sujet d'étude par pragmatisme et souci d'efficacité, mais aussi parce qu'ils estiment que, même s'il est difficile et délicat, il est le plus important dans le contexte actuel. Les conclusions de cette étude viseront en outre à accroître l'usage du français en public, ce qui constitue l'objectif premier de la Charte de la langue française.

Le CSLF prévoit ainsi remettre, au cours du mois de juin, un avis à la ministre responsable de la Charte de la langue française, madame Christine St-Pierre, qui portera sur les points suivants :

  • la situation actuelle du français au Québec;
  • l'intégration et la francisation des immigrants en milieu de travail, notamment dans les petites et moyennes entreprises (moins de 50 employés);
  • la francisation de base des immigrants;
  • l'apprentissage du français chez les jeunes immigrants qui fréquentent les ordres d'enseignement primaire et secondaire.

À partir de l'automne prochain, le CSLF poursuivra sa réflexion sur d'autres thèmes découlant du rapport, notamment la langue du travail, la maîtrise et la qualité de la langue, les rapports entre langue d'usage à la maison et langue d'usage public.

Le CSLF considère enfin qu'un effort important doit être fait pour accroître la sécurité collective des Québécois quant au fait français et favoriser la cohésion sociale. Il compte sur la collaboration de tous les acteurs institutionnels pour travailler en ce sens.

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