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Indicateurs de la situation linguistique au Québec, édition 1992 : faits saillants des indicateurs de situation

1992-10-08

Montréal, le 8 octobre 1992. ? Le Conseil de la langue française a lancé aujourd'hui la publication Indicateurs de la situation linguistique au Québec, édition 1992. L'ouvrage regroupe les indicateurs sous les rubriques « indicateurs de situation » et « indicateurs de programmes ». Nous vous présentons ici les faits saillants se rapportant aux indicateurs de situation.

 

Langue et population

  • Depuis 1971, la population de langue maternelle française s'est accrue en nombre absolu et en pourcentage. Dans la région de Montréal, cette population s'est accrue de 3,4 %, passant de 66,3 % en 1971, à 69,7 % en 1986. Pour l'ensemble du Québec, l'augmentation a été de 2,2 %, passant de 80,7 % en 1971, à 82,9 % en 1986.

  • Dans la région métropolitaine de Montréal, les proportions de francophones et d'allophones, définies selon la langue d'usage, s'accroissent de 1971 à 1986. Dans le cas des francophones, le pourcentage passe de 66,3 % à 69,3 %, alors que dans le cas des allophones, il passe de 8,8 % à 10,4 %.

  • Dans la région de Montréal, la proportion d'anglophones et d'allophones qui déclarent connaître le français s'est accrue de 19 et de 20 points de pourcentage entre 1971 et 1986, tandis que les déclarations de bilinguisme des francophones ont augmenté de 6 points.

  • Les recensements de 1981 et de 1986 montrent que le solde des transferts linguistiques complets est au profit de l'anglais, soit le choix d'environ 100 000 locuteurs.

  • La fécondité des allophones et des francophones a baissé entre 1981 et 1986, sans atteindre toutefois un taux aussi bas que celui des anglophones. Dans le cas des allophones, l'indice est passé de 1,88 % à 1,66 %. Dans le cas des francophones, il est passé de 1,66 % à 1,43 %, alors que, chez les anglophones, ces taux sont de 1,29 % pour 1981 et de 1,37 % pour 1986.


Langue et immigration

  • La population immigrée arrivée au Québec entre 1981 et 1986 est plus souvent de langue maternelle autre que française ou anglaise, comparativement à celle des années 1970. De 1971 à 1975, par exemple, les immigrants de langue maternelle autre que française ou anglaise représentaient 47 % des immigrants; entre 1981 et 1986, ils en représentaient 56 %.

  • La composition de la population immigrée se modifie par l'arrivée de nouveaux immigrants de langue maternelle espagnole, vietnamienne, chinoise et arabe.

  • La proportion de personnes de langue maternelle autre que française ou anglaise a tendance à s'accroître parmi les immigrants admis au Québec. Cette proportion est passée de 79 % entre 1982 et 1986 à 88 % entre 1987 et 1991.

  • La population immigrée arrivée au Québec après 1970 connaît plus souvent le français que l'anglais. Parmi les immigrés arrivés entre 1981 et 1986, 37 % connaissent le français seulement, 23 %, l'anglais seulement, et 29 %, le français et l'anglais.

  • La population immigrée de langue maternelle autre que le français ou l'anglais arrivée au Québec après 1975, particulièrement celle qui est âgée de moins de 15 ans, connaît plus souvent le français que l'anglais. Ainsi, dans ce groupe d'âge, entre 1981 et 1986, 52,7 % connaissent le français seulement, 21,1 %, le français et l'anglais et 7,7 %, l'anglais seulement.

  • La proportion d'immigrants ne connaissant ni le français ni l'anglais à leur arrivée au Québec s'est surtout accrue au cours des années 1970. Elle se situe maintenant à 42 %, alors qu'elle était de 28 % entre 1972 et 1976.

  • Parmi la population immigrée, l'usage à la maison d'une langue autre que le français ou l'anglais prédomine, particulièrement chez les personnes dont l'arrivée au Québec est récente. En 1981-1986, 19 % utilisent le français, 14 %, l'anglais, et 50 %, une langue autre que le français ou l'anglais.

  • La population immigrée de langue maternelle autre que le français ou l'anglais arrivée au Québec après 1975 et qui a effectué un transfert linguistique parle plus souvent le français que l'anglais à la maison.


Langue et éducation

  • La proportion des élèves allophones qui étudient en français a doublé dans le Grand-Montréal où elle atteint 76 % en 1990-1991, alors qu'elle était de 38,7 % en 1980-1981.

  • Depuis 1983, les élèves allophones qui utilisent à la maison une autre langue que leur langue maternelle choisissent de plus en plus le français, mais le choix de l'anglais demeure prédominant. Pour l'ensemble du Québec, le pourcentage de ceux qui choisissent le français est passé de 5,6 % en 1983 à 10,9 % en 1990. Ce pourcentage, chez ceux qui choisissent l'anglais, est passé de 21,5 % à 13,6 %.

  • La proportion d'élèves allophones admissibles à l'enseignement en anglais a diminué de 24 points de pourcentage depuis 1983 (48,1 %, en 1983, contre 24,4 %, en 1990) et celle des élèves anglophones est demeurée à peu près stable (86,0 % contre 86,5 %).

  • La proportion d'élèves allophones admissibles à l'enseignement en anglais qui étudient en français a augmenté de 6 points de pourcentage depuis 1983 (3,0 % en 1983 contre 8,7 % en 1990), et celle des élèves anglophones, de 2 points (7,8 % contre 9,4 %).

  • Les allophones qui s'inscrivent au collégial optent de plus en plus pour l'enseignement en français, soit 41 % d'entre eux en 1990, comparativement à 14 % en 1980.

  • Le taux de persévérance dans l'enseignement en français après le secondaire des nouveaux inscrits francophones au collégial est en moyenne de 95 % entre 1980 et 1990, celui des anglophones, de 47 %, et celui des allophones, de 75 %.

  • Les allophones qui fréquentent l'université étudient majoritairement en anglais (57,1 % en 1990). Toutefois, le pourcentage de ceux qui étudient en français est passé de 40 % à 43 % entre 1984 et 1990.

  • En 1988, l'espérance d'accès aux diplômes universitaires était meilleure pour les anglophones et les allophones que pour les francophones.

  • En 1986, les anglophones forment toujours le groupe linguistique le plus scolarisé 15 % sont titulaires d'un diplôme universitaire, comparativement à 8 % chez les francophones et à 12 % chez les allophones.


Langue et travail

  • La proportion de francophones dans la main-d'oeuvre n'a cessé de croître au Québec; elle est passée de 7  % en 1971 à 83 % en 1986.

  • De 1961 à 1987, la proportion de personnes à l'emploi d'entreprises à propriété francophone est passée de 47 % à 60 %.

  • La proportion de postes de cadre d'entreprise occupés par des francophones a progressé; elle est passée de 31 % à 58 % entre 1959 et 1988.

  • Entre 1979 et 1989, l'usage général du français au travail s'est accru de 5 points de pourcentage dans la région métropolitaine de Montréal, passant de 51 % à 56 %.

  • Entre 1979 et 1989, il y a eu dans la région de Montréal un accroissement comparable de l'usage général du français au travail dans le secteur privé et dans les services publics. Dans le secteur privé, l'usage est passé de 46 % à 51 %, alors que, dans les services publics, il est passé de 68 % à 73 %.

  • Entre 1979 et 1989, l'usage du français au travail dans la région de Montréal a augmenté surtout chez les anglophones.

  • L'usage du français au travail par les francophones montréalais du secteur privé a progressé de façon statistiquement significative entre 1979 et 1989 seulement dans le groupe des employés, passant de 53 % à 62 % chez ceux dont le temps de travail en français est de 90 % ou plus.

  • Entre 1979 et 1989, l'usage général du français au travail chez les francophones montréalais du secteur privé a augmenté uniquement dans le secteur des intermédiaires financiers, où il est passé de 53 % à 63 % chez ceux dont le temps de travail en français est de 90 % ou plus.

  • À Montréal, l'utilisation de logiciels uniquement en anglais a diminué entre 1986 et 1989 (54,1 % par rapport à 41,3 %) chez les usagers francophones de l'informatique au travail, au profit de l'utilisation de logiciels dans les deux langues (12,9 % par rapport à 21,1 %).

  • La consultation de manuels en français pour l'utilisation d'appareils informatiques au travail n'a pas progressé de façon statistiquement significative entre 1986 et 1989.


Langue et revenus

  • La part du revenu total détenue par les francophones a augmenté entre 1970 et 1980 (74,7 %, en 1970, par rapport à 80,1 %, en 1980); elle est ensuite restée stable jusqu'en 1985 (79,7 %).

  • Le bilinguisme demeure toujours rentable en 1985, surtout pour un francophone, mais sa rentabilité a diminué depuis 1970.

  • À scolarité équivalente et quel que soit le sexe, les francophones bilingues ont des revenus de travail plus élevés que les autres groupes linguistiques. Ainsi, en 1985, lorsque le francophone unilingue reçoit 100,00 $, le francophone bilingue reçoit 105,90 $, et l'anglophone unilingue, 87,20 $. Chez les femmes, la francophone bilingue demeure, en 1970 comme en 1980 et en 1985, la mieux rémunérée.


Langue et communication

  • La proportion du tirage des quotidiens en français a connu un accroissement de 14 points au cours des 31 dernières années, passant de 69 % en 1960 à 83 % en 1991.

  • Les lecteurs francophones et anglophones des quotidiens montréalais privilégient ceux qui sont publiés dans leur langue, tandis que les allophones lisent surtout le quotidien en anglais.

  • La proportion du tirage des hebdomadaires en français est passée de 52 % en 1960 à 86 % en 1991.

  • En 1991, 72 % des périodiques édités au Québec sont en langue française, 19 % en anglais et 9 % bilingues.

  • Les francophones de la région de Montréal regardent moins souvent la télévision en langue anglaise en 1991 qu'ils ne le faisaient en 1981 (12,3 % de l'écoute en 1991, contre 21,6 % en 1981).

  • Entre 1987 et 1991, les anglophones ont accordé en moyenne 90 % de leur temps d'écoute de la télévision à des canaux en langue anglaise et 5 % à la télévision en langue française.

  • Entre 1970 et 1991, le nombre de stations radiophoniques qui diffusent en français a connu une croissance marquée, passant de 55 à 113.

  • En 1990, dans la région de Montréal, 64 % des heures d'écoute des stations radiophoniques se font en français, et 35 % en anglais.

  • En 1990, dans la région de Montréal, 84 % des heures d'écoute radiophonique des francophones vont vers des stations qui diffusent en français, comparativement à 96 % hors de la région montréalaise.



Langue et culture

  • La proportion de titres en français dans l'édition de monographies varie selon les années; de 82 % en 1972 et de 91 % en 1980, elle se situe à 84 % en 1990.

  • La proportion de titres en français dans l'édition commerciale varie selon les années, entre 82 % en 1978 et 92 % en 1980, mais elle se maintient au-dessus de 89 % depuis 1980.

  • La proportion de titres en français dans les publications du gouvernement du Québec varie selon les années; de 71 % en 1972 à 93 % en 1982, elle se situe à 84 % en 1990.

  • Le pourcentage de films projetés en français passe de 72 % en 1976 à 54 % en 1987 pour remonter à 61 % en 1990.

  • Dans le domaine de la vidéocassette, la proportion de films loués en français est passée de 56 % en 1986 à 70 % en 1990 pour redescendre à 67 % en 1991.

  • Dans le domaine de la vidéocassette louée, la proportion de francophones qui regardent des films en français seulement s'est accrue de 16 points de pourcentage entre 1987 et 1990, mais elle a baissé de 5 points en 1991, passant de 56,3 % à 66,9 %.

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