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Le Conseil supérieur de la langue française remet les insignes de l'Ordre des francophones d'Amérique, le Prix du 3-Juillet-1608 et le prix littéraire Émile-Ollivier 2010

2010-09-23

Québec, le 29 septembre 2010. - Le Conseil supérieur de la langue française (CSLF) a décerné mercredi, pour la trente-deuxième fois, l'Ordre des francophones d'Amérique à sept personnalités éminentes de la francophonie.

Pour le Québec :

  • Madame Jeannine Ouellet
  • Monsieur Benoît Pelletier

Pour l'Acadie :

  • Madame Lise Ouellette 

Pour l'Ontario :

  • Monsieur Raymond DesRochers (à titre posthume)

Pour l'Ouest canadien :

  • Madame Mariette Mulaire 

Pour les Amériques :

  • Madame Samia I. Spencer 

Pour les autres continents :

  • Monsieur Ingo Kolboom

 
Le Prix du 3-Juillet-1608, qui récompense un organisme qui s'est distingué par son action exemplaire pour la défense et la promotion de la langue et de la culture françaises en Amérique, a quant à lui été remis au Festival international de la chanson de Granby.

C'est également au cours de cette cérémonie qu'a été dévoilé le nom de la lauréate du prix littéraire Émile-Ollivier, qui honore le travail d'un écrivain canadien francophone, de l'extérieur du Québec, qui contribue par son œuvre au rayonnement de la langue française : Nicole V. Champeau, pour son essai intitulé Pointe maligne. L'infiniment oubliée. Présence française dans le Haut Saint-Laurent ontarien. Tome 1, publié aux Éditions du Vermillon. 

La cérémonie de remise des insignes de l'Ordre des francophones d'Amérique, du Prix du 3-Juillet-1608 et du prix littéraire Émile-Ollivier avait lieu dans la salle du Conseil législatif de l'hôtel du Parlement, à Québec. Elle se déroulait sous la présidence d'honneur de madame Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, en présence de monsieur Régis Labeaume, maire de Québec.

L'Ordre des francophones d'Amérique est considéré comme une haute distinction dans la francophonie, et le Prix du 3-Juillet-1608 commémore la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain, tout en rappelant l'importance historique de Québec pour les francophones d'Amérique. Le prix littéraire Émile-Ollivier, quant à lui, a été créé en 2004 par le CSLF en collaboration avec le Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes.

 

ANNEXE

 

LES RÉCIPIENDAIRES 2010 DE L'ORDRE DES FRANCOPHONES D'AMÉRIQUE

Madame Jeannine Ouellet, Québec
Formée en pédagogie, en éducation préscolaire et en enseignement primaire, en français, en histoire et en psychologie, Jeannine Ouellet a assumé la direction d'une école primaire et a enseigné — surtout le français — à un millier de jeunes enfants de 6 à 11 ans. Passionnée par l'écriture d'ouvrages historiques et généalogiques, elle est l'auteure de nombreux articles parus dans divers bulletins et revues. Elle a animé et réalisé des émissions de télévision et de radio, publié des chroniques dans des hebdomadaires régionaux et donné des conférences au Québec, en France, en Écosse et aux États-Unis. Depuis août 2005, elle est rédactrice en chef du magazine national Histoire Québec. Elle est vice-présidente des Éditions Histoire Québec depuis 2007. Au cours de sa carrière, Jeannine Ouellet a reçu de nombreux prix et distinctions, dont un certificat d'honneur pour sa contribution à la généalogie, décerné par la Fédération française de généalogie (1999), le prix Honorius-Provost (2002), le titre de Patriote de l'année 2006 et la médaille d'honneur de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (2009).

Monsieur Benoît Pelletier, Québec
Bachelier en droit de l'Université Laval, Benoît Pelletier détient aussi une maîtrise en droit de l'Université d'Ottawa et deux doctorats en droit, l'un de l'Université de Paris I (Panthéon-Sorbonne), l'autre de l'Université Aix-Marseille III. Admis au Barreau du Québec en 1982, il a d'abord pratiqué le droit au sein du contentieux des affaires civiles et du droit immobilier du ministère de la Justice du Canada et des Services juridiques du Service correctionnel du Canada, à Ottawa. C'est en 1990 qu'il s'est joint au corps professoral de la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa, dont il fait encore partie et où il assume en ce moment la fonction de professeur titulaire. Pendant dix ans, Benoît Pelletier a représenté la circonscription de Chapleau à l'Assemblée nationale du Québec. Il a été ministre du gouvernement du Québec pendant près de six ans. À ce titre, il a notamment été responsable des Affaires intergouvernementales, de la Francophonie canadienne, des Affaires autochtones et de la Réforme des institutions démocratiques.

Madame Lise Ouellette, Acadie
Diplômée de l'Université de Moncton, puis de l'Université de Montréal où elle a obtenu une maîtrise en sociologie, Lise Ouellette a consacré son engagement tant professionnel que communautaire à la mise en place d'outils de développement de l'Acadie et de la Francophonie. Elle a assumé pendant sept ans la première direction de la Fédération des agriculteurs et agricultrices francophones du Nouveau-Brunswick, puis du Centre de conservation des sols et de l'eau de l'est du Canada. Son cheminement s'est poursuivi dans le nord d'Haïti, à la direction du partenariat Acadie-Haïti. De retour en Acadie, elle a été mandatée pour coordonner la mise sur pied de l'Institut de recherche sur les zones côtières à Shippagan, un outil majeur de développement économique régional. Sur le plan communautaire, Lise Ouellette a présidé la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick et le Forum de concertation des organismes acadiens. Elle a par ailleurs occupé la vice-présidence de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada. Depuis 2004, elle assume la direction générale de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick.

Monsieur Raymond DesRochers, Ontario (à titre posthume)
Monsieur Raymond DesRochers a contribué de façon exceptionnelle pendant plus de trente ans à la vitalité de la communauté francophone de la Huronie. Il est le fondateur du Centre d'avancement et de leadership en développement économique communautaire de la Huronie (CALDECH), dont il a assumé la direction générale pendant douze ans. Monsieur DesRochers a hautement contribué à l'avancement des droits linguistiques des francophones en situation minoritaire en revendiquant entre autres le droit fondamental à l'éducation en français. Il a collaboré à plus d'une quarantaine de projets qui profitent à tous les membres de la communauté. Il a de plus mené une bataille juridique contre Industrie Canada au sujet de la qualité des services en français, bataille qu'il a remportée en Cour suprême, avec l'appui du Commissaire aux langues officielles. Le rôle primordial de Raymond DesRochers dans la francophonie de l'Ontario et la ténacité dont il a fait preuve ont su inspirer non seulement les membres de la communauté de langue française de Penetanguishene, mais aussi ceux de la province entière.

Madame Mariette Mulaire, Ouest canadien
Mariette Mulaire, originaire du Manitoba, a été élevée dans un milieu dont la langue et la culture françaises forment la fondation même de son identité. Débutant sa carrière en 1994 à titre d'agente de développement économique pour le ministère de la Diversification de l'économie de l'Ouest Canada, madame Mulaire a par la suite occupé le poste de directrice générale du Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM) de 1996 à 2007. Ce poste lui a permis de piloter de nombreuses missions économiques en France, contribuant ainsi à la venue d'une centaine de nouveaux entrepreneurs francophones au Manitoba. De ces missions a émergé le concept de l'Agence nationale et internationale du Manitoba (ANIM), organisme que madame Mulaire dirige depuis 2007. En 2008, elle s'est jointe au conseil d'administration du Centre de la francophonie des Amériques et en a accepté la vice présidence l'année suivante. Siégeant également à différents comités consultatifs à vocation économique, Mariette Mulaire est reconnue pour sa capacité inégalée à négocier des ententes et des partenariats qui positionnent la province du Manitoba dans les marchés canadiens et extérieurs.

Madame Samia I. Spencer, Amériques
Samia I. Spencer est professeure de français à l'Université d'Auburn en Alabama, et consule honoraire de France en Alabama. Elle a publié plusieurs collectifs dont French Women and the Age of Enlightenment (Indiana University Press 1984), et une encyclopédie en deux volumes, The French Enlightenment (Thomson Gale 2005), tout en assurant la rédaction de la revue XVIII New Perspectives on the Eighteenth Century. Madame Spencer a découvert le Québec dans les années 1980. Elle a commencé par étudier la presse féminine québécoise, avant de consacrer plusieurs articles au développement de la langue française au Québec ainsi qu'aux députées et ministres québécoises. Dans ses récents écrits sur la francophonie, madame Spencer met l'accent sur l'immense travail de terrain qui s'est effectué au Québec pour le maintien du français. Sa dernière communication, intitulée Une révolution linguistique tranquille : la loi 101 a été présentée dans le cadre du premier Congrès international de l'Association indienne des études québécoises à Pondichéry (2010), et sera publiée dans les actes du colloque. Madame Spencer a été nommée Chevalier dans l'Ordre des Palmes académiques en 1990, et promue au rang d'Officier en 2003.

Monsieur Ingo Kolboom, Autres continents
Ingo Kolboom est né dans un petit village au nord de l'Allemagne. Il a poursuivi ses études universitaires à Sarrebruck, Paris et Berlin-Ouest et a enseigné aux universités de Berlin-Ouest et de Hambourg. En 1983, il s'est joint à l'Institut de recherche de la Société allemande de politique étrangère de Bonn. C'est en 1990, lors d'un séjour au Québec pour donner une série de conférences, qu'est née sa passion pour cette Amérique qui parle français. Monsieur Kolboom a alors effectué un séjour prolongé en tant que professeur invité à l'Université de Montréal. En 1994, il a été nommé titulaire d'une chaire sur la France et le monde francophone à la nouvelle Faculté des lettres de l'Université de Dresde (en Saxe) et a fondé un centre de recherche sur le Québec et l'Amérique francophone. Depuis, il a publié de nombreux articles et livres sur le Québec, l'Acadie et le Canada français, en plus d'organiser de nombreuses expositions sur le Québec et l'Acadie. Il a été président de l'Association internationale des études québécoises et nommé docteur honoris causa de l'Université du Québec à Montréal. Ingo Kolboom est aussi Chevalier de l'Ordre national du Québec et récipiendaire du prix Marguerite-Maillet, ainsi qu'Officier dans l'Ordre des Palmes académiques et Officier dans l'Ordre national du mérite de la République française.

 

LE LAURÉAT 2010 DU PRIX DU 3-JUILLET-1608

Le Festival international de la chanson de Granby
Depuis sa création en 1969, le Festival international de la chanson de Granby est l'un des grands défenseurs des communautés artistiques francophones de tout le pays. Véritable passerelle de la chanson francophone internationale, ce prestigieux événement demeure un lieu d'épanouissement pour les jeunes talents de demain.

Le Festival fait rayonner la chanson francophone à travers le monde depuis 42 ans. Il a développé plusieurs plateformes de diffusion uniques afin de garder vivante l'écriture identitaire des communautés francophones. Cet événement est le catalyseur de nombreux projets, dont le Réseau national des Galas de la chanson, qui a pour mission de rallier tous les organismes dédiés à l'art musical d'expression française au Canada et de stimuler ainsi la vitalité de la langue dans les communautés francophones vivant en situation minoritaire.

Le Festival met tout en œuvre pour fournir aux jeunes talents les ressources indispensables au développement et à la promotion de leur carrière, avec comme principal mot d'ordre la préservation de la beauté de notre langue.

 

LA LAURÉATE 2010 DU PRIX LITTÉRAIRE ÉMILE-OLLIVIER

Nicole V. Champeau est originaire de Cornwall, en Ontario, mais habite maintenant à Ottawa. Elle est finaliste pour son essai intitulé Pointe maligne. L'infiniment oubliée. Présence française dans le Haut Saint-Laurent ontarien. Tome 1, publié aux Éditions du Vermillon. Cet essai a reçu les éloges du jury pour la grande poésie de l'écriture ainsi que la rigueur de la documentation. Nicole V. Champeau, à travers les écrits, les cartes et les noms de villages, recueille les mots qui témoignent de la présence des francophones dans le Haut Saint-Laurent ontarien avant la construction de la Voie maritime. Avec Pointe Maligne. L'infiniment oubliée, Nicole V. Champeau a remporté le Prix littéraire du Gouverneur général 2009, dans la catégorie études et essais.

 

LES MENTIONS D'HONNEUR 2010 DU PRIX LITTÉRAIRE ÉMILE-OLLIVIER

Françoise Enguehard réside à St-John's, à Terre-Neuve. Son roman, intitulé L'archipel du docteur Thomas, publié aux Éditions Prise de parole, lui a valu le titre de finaliste du prix littéraire Émile-Ollivier 2010. Selon le jury, cette enquête bien ficelée, tout en subtilité, permet de faire découvrir au lecteur les beautés et quelques secrets bien cachés des îles Saint-Pierre et Miquelon. L'auteure tisse avec finesse la profondeur et les sentiments de ses personnages, un architecte célèbre et une adolescente, qui tous deux se questionnent sur le sens de leur vie. L'archipel du docteur Thomas a reçu le Prix des lecteurs Radio-Canada 2010.

Eileen Lohka est née à l'île Maurice, mais habite maintenant Calgary, en Alberta. Elle est finaliste pour son recueil de nouvelles intitulé C'était écrit, publié aux Éditions L'Interligne. Le jury a grandement apprécié l'écriture colorée et épurée de l'auteure. Eileen Lohka possède cette qualité d'écriture qui lui permet de sonder le cœur des Hommes, de l'Histoire et de la mémoire individuelle et collective afin de présenter au lecteur des tableaux tout en contrastes, à la fois pleins de violence, de noirceur et de profondeur, mais aussi remplis de lumière et d'espoir envers l'humain qui, à la fin, surgit toujours des ténèbres. Les quatre premières nouvelles de ce recueil ont remporté le prix Jean-Franchette 2005.

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