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Les jeunes Québécois des écoles anglophones et la langue : depuis 1979, la connaissance du français s'améliore substantiellement, mais son usage demeure peu fréquent

1994-06-14

Québec, le 14 juin 1994. - La compétence en français des jeunes Québécois qui suivent leurs cours en anglais s'est améliorée depuis 1979. Leur autoévaluation de leur compétence passe en effet, en moyenne, d'un indice de 0,54 en 1979 à 0,62 en 1991. Cette amélioration de la compétence ne se traduit cependant pas dans les comportements d'usage, au cours des activités culturelles notamment. L'usage du français dans ces activités est peu fréquent et a relativement diminué puisque cet indice est passé, en moyenne, de 0,21 en 1979 à 0,19 en 1991.

Telle est la principale conclusion de l'étude du professeur Uli Locher, Les jeunes et la langue, tome 2 : usage et attitudes des jeunes qui étudient en anglais, que vient de publier le Conseil de la langue française (CLF) en collaboration avec le ministère du Patrimoine canadien.

L'étude du professeur Locher porte sur la connaissance des langues, sur les comportements linguistiques, notamment au cours des activités culturelles, et sur les perceptions ou les attitudes à l'égard de la situation linguistique au Québec. Cette enquête a été effectuée en 1991 auprès de 4077 élèves fréquentant 19 collèges et écoles secondaires, publics ou privés, de Montréal, Hull, Québec, Gaspé et Sherbrooke. Par ailleurs, les résultats de 1991 peuvent être comparés à ceux de l'enquête de 1979 publiée par le CLF et dont la méthode était identique. La comparaison entre les résultats de 1979 et ceux de 1991 amplifie l'intérêt de cette étude. Elle permet de saisir les évolutions quant à la connaissance des langues, aux comportements et aux attitudes à l'égard de la situation linguistique. Elle autorise aussi des mises en relation avec les enquêtes effectuées aux mêmes périodes auprès des élèves recevant leur enseignement en français, déjà publiées par le CLF.

Selon le président du CLF, monsieur Pierre-Étienne Laporte, « cette étude révèle que pour les élèves qui reçoivent leur enseignement en anglais, le bilinguisme n'est pas seulement une affaire de compétence linguistique mais aussi d'interprétation culturelle et de socialisation dans les valeurs et attitudes de l'autre groupe. Elle indique aussi qu'il faut continuer à travailler au rapprochement des deux groupes. »

L'ouvrage Les jeunes et la langue, tome 2 est vendu 19,95 $ par Les Publications du Québec.

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