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L'Ordre des francophones d'Amérique 2001 est remis par le premier ministre Bernard Landry

2001-03-20

Québec, le 20 mars 2001. - Le premier ministre du Québec, monsieur Bernard Landry, la ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, madame Diane Lemieux, et le maire de la Ville de Québec, monsieur Jean-Paul L'Allier, étaient les invités d'honneur de la présidente du Conseil de la langue française (CLF), madame Nadia Brédimas-Assimopoulos, à l'occasion de la cérémonie de remise des insignes de l'Ordre des francophones d'Amérique et du Prix du 3-Juillet-1608, qui s'est déroulée ce soir au Salon rouge de l'Assemblée nationale.

À l'initiative du gouvernement de René Lévesque, le CLF remet annuellement, depuis 1978, les insignes de l'Ordre des francophones d'Amérique et le Prix du 3-Juillet-1608.

L'Ordre des francophones d'Amérique a pour but de reconnaître les mérites de personnes qui se consacrent au maintien et à l'épanouissement de la langue de l'Amérique française sur le continent américain ou sur un autre continent. Les insignes de l'Ordre sont constitués d'une médaille et d'une fleur de lys stylisée, symbole de l'ordre, montée en boutonnière. Ils sont accompagnés d'un parchemin calligraphié signé par le premier ministre du Québec, par la ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française et par la présidente du CLF.

Le Prix du 3-Juillet-1608 commémore la fondation de Québec par Samuel de Champlain et rend hommage à la persévérance, à la vitalité et au dynamisme d'une association ou d'un organisme d'Amérique du Nord pour les services exceptionnels rendus à une collectivité de langue française et à l'ensemble de la francophonie nord-américaine. Ce prix, une sculpture de l'artiste montréalaise Liliana Berezowsky, est remis conjointement par le maire de la Ville de Québec, monsieur Jean-Paul L'Allier, et par le premier ministre, monsieur Bernard Landry.

Annexe

Ordre des francophones d'Amérique

Madame Noëlla Arsenault-Cameron, Acadie
Madame Arsenault-Cameron a entrepris avec succès, en 1995, une lutte jusqu'en Cour suprême pour l'obtention d'une école française à Summerside, à l'Île-du-Prince-Édouard. Très active dans son milieu, l'Île-du-Prince-Édouard, elle a reçu une formation en technique de développement communautaire et d'aide aux organismes sans but lucratif. Au sein des comités dont elle fait partie et des organismes qu'elle anime, elle fait la promotion de l'enseignement en français et tente de sensibiliser les habitants de sa région au droit qui leur appartient de faire éduquer leurs enfants en français. En mai 2000, elle reçoit le prix de la Commission nationale des parents francophones pour sa contribution personnelle dans la reconnaissance des droits à l'éducation en français des minorités linguistiques du Canada.

Monsieur Jean Watters, Ontario
Monsieur Watters, président-fondateur du Collège Boréal, possède une vaste expérience en développement communautaire, en formation des adultes et en formation à distance en milieu francophone. Monsieur Watters est titulaire d'un doctorat en andragogie des Sciences de l'éducation de l'Université de Montréal, le premier dans ce domaine à obtenir le prix Grégoire de l'Université de Montréal pour l'excellence en recherche. Directeur de l'éducation des adultes et professeur associé à l'Université de Sherbrooke (1989-1991), il a été également président-fondateur du Collège Boréal, le premier collège communautaire de langue française au nord de l'Ontario. Membre actif de plusieurs associations professionnelles et communautaires, il a publié plusieurs articles de recherche et donné de nombreuses conférences au Canada comme à l'étranger. Il est, depuis août 1998, recteur de l'Université Laurentienne à Sudbury.

Monsieur Yann Herry (Territoire du Yukon), Ouest canadien
Monsieur Herry, professeur du secondaire, joue un rôle considérable dans l'animation du milieu scolaire et le développement de la communauté francophone du Yukon. Né au Maroc de parents français, après des études primaires en Provence, il vient s'établir à Québec avec sa famille. Après avoir visité nombre de pays, il s'installe au Yukon au début des années 80, où il joue un rôle considérable dans le développement de la communauté francophone du Yukon. Comme professeur, il organise différentes activités pour amener les élèves à s'ouvrir aux autres communautés. C'est ainsi que, en l'an 2000, il a mis sur pied le projet « Aux sources de la francophonie » qui a permis à une vingtaine de jeunes francophones et francophiles, provenant de quatre écoles de Whitehorse, de visiter une partie de la France et de sensibiliser les francophones européens sur le fait que la francophonie au Canada ne se limite pas aux seules provinces de l'Est. Ce sont des projets et des activités de cette envergure qui lui ont permis d'obtenir le Prix national de l'Association canadienne des éducateurs de langue française (ACELF).

Monsieur Robert Fournier (États-Unis), Amériques
Monsieur Fournier est reconnu comme l'un des hommes les plus influents sur les plans politique et professionnel dans le domaine de l'enseignement en français en Nouvelle-Angleterre. Diplômé au New Hampshire, au Québec et en France, il est devenu l'un des hommes les plus influents tant sur les plans politique que professionnel en matière d'enseignement du français en Nouvelle-Angleterre. Conseiller personnel de deux présidents des États-Unis, il a favorisé l'échange d'étudiants et l'établissement de liens culturels entre le Québec et le New Hampshire. Il a participé aux conféren-ces internationales des Francophones du Monde tant à Québec qu'en France et en Afrique. Titulaire d'un doctorat honorifique en pédagogie pour ses contributions à la culture québéco-française en Nouvelle-Angleterre, la France l'a honoré comme Officier de l'Ordre national des Palmes Académiques.

Monsieur Sergio Zoppi (Italie), Autres continents
Monsieur Zoppi, professeur de langues et littératures d'expression française à l'Université de Turin, contribue d'une façon remarquable à faire connaître la littérature et la culture québécoise en Italie. Il a occupé de nombreuses fonctions dont celle de professeur titulaire de langue et littérature françaises auprès de la Faculté de magistero de l'Université de Turin. Durant les quinze dernières années, il a été, entre autres, l'un des animateurs des littératures francophones en Italie. Sa carrière a été consacrée principalement à l'étude et à la diffusion des auteurs québécois, en particulier Gaston Miron, André Langevin et Fernand Ouellet. Il a favorisé également la présence d'auteurs québécois dans les universités italiennes. En se joignant avec enthousiasme au premier conseil d'administration de l'Association internationale des études québécoises, il y a apporté toute la crédibilité attachée à sa réputation d'universitaire et d'administrateur d'État.

Madame Françoise Tétu de Labsade, Québec
Madame Tétu de Labsade, professeure à la retraite, mais associée à l'Université Laval, auteure et chercheure, œuvre depuis nombre d'années au rayonnement de la culture québécoise. Diplômée en lettres de l'Université de Grenoble, madame Tétu de Labsade ajoutera à ses titres de chevalier de la Légion d'honneur, chevalier de l'Ordre national du mérite et chevalier de l'Ordre des Palmes cadémiques, celui de membre de l'Ordre des francophones d'Amérique. En tant que professeure à la Faculté des lettres de l'Université Laval, elle a mis sur pied les programmes de français langue seconde dont elle fut directrice pendant une dizaine d'années. Elle a œuvré au rayonnement de la culture québécoise, en particulier par la publication de son livre Le Québec, un pays, une culture, dont une nouvelle édition vient de voir le jour et qui a reçu un accueil chaleureux partout dans la francophonie. De plus, elle a enseigné dans diverses universités, organisé plusieurs colloques, collaboré à différents ouvrages, publié des articles dans des revues et prononcé bon nombre de conférences sur l'évolution et la qualité de la langue française.

Monsieur Pierre Martel, Québec
Monsieur Martel, professeur titulaire à l'Université de Sherbrooke, est l'auteur de plusieurs publications sur le français québécois. Il a été président du Conseil de la langue française de 1988 à 1990. Monsieur Martel a occupé les fonctions de directeur du Département d'études françaises et de doyen de la Faculté des lettres et sciences humaines à l'Université de Sherbrooke. Depuis 1990, il est le directeur du Centre d'analyse et de traitement informatique du français québécois. Il est auteur et coauteur de plusieurs publications savantes portant sur le français québécois, en particulier le Dictionnaire de fréquence des mots du français parlé au Québec; La qualité de la langue au Québec. Il a prononcé plusieurs conférences au Québec et en Europe. Il est ffficier de l'Ordre des Palmes académiques; prix de l'auteur de l'année de la revue Interface; prix Alphonse-Desjardins décerné par l'Association des auteurs des Cantons de l'Est en 1996.

 

Prix du 3-Juillet-1608

La Société historique acadienne
La Société historique acadienne a été fondée en 1960 par trois Acadiens : le père Clément Cormier, c.s.c., fondateur de l'Université de Moncton; Monsieur Emery Leblanc, ancien rédacteur en chef de l'Évangéline et le père Anselme Chiasson, président honoraire de la Société. Organisme à but non lucratif dont le siège social est situé à l'Université de Moncton, la Société compte environ 450 membres répartis à travers le Canada et dix États américains, dont la Louisiane, la France, l'Angleterre et l'Italie. Elle a pour but la promotion, la recherche et la diffusion de l'histoire acadienne. La Société tient cinq réunions annuellement où sont conviés les membres de même que le public. Elle publie les Cahiers de la Société historique acadienne, une revue trimestrielle. La Société a joué un rôle prépondérant en Acadie, en particulier en favorisant l'introduction des cours d'histoire de l'Acadie à l'Université de Moncton de même qu'en contribuant à l'établissement et au développement du Centre d'études acadiennes de cette université et également à la fondation d'autres sociétés historiques.

Le Centre d'études acadiennes
Le Centre d'études acadiennes, créé en 1968, est un centre de documentation et de recherche qui vise à rassembler et à conserver le matériel documentaire relatif aux Acadiens. Ces documents sont répartis en cinq sections comprenant les archives historiques, les archives institutionnelles, la bibliothèque, la généalogie et le folklore. Les archives historiques possèdent des copies d'archives publiques de France, d'Angleterre, de Louisiane, des registres de paroisses et quelques 3000 bobines de microfilms. Les manuscrits originaux proviennent essentiellement de fonds privés et contiennent surtout de la correspondance sur les diverses régions où sont établis les Acadiens. Cette section contient une imposante collection de photographies, dont 50 000 proviennent de l'Évangéline. Le Centre est dépositaire des archives de l'Université de Moncton depuis 1989. Il possède aussi l'important fonds du Collège Saint-Joseph (1864-1972). La bibliothèque comprend au-delà de 12 000 documents imprimés, des œuvres de Champlain jusqu'aux livres acadiens les plus récents. Elle contient aussi une importante collection de journaux acadiens disponibles sur microfilms. Le secteur généalogique comprend une grande quantité de registres paroissiaux et de recensements ainsi que les copies des registres antérieurs à la disper-sion. Il dispose aussi de sources secondaires, comme des manuscrits généalogiques. Il prépare un Dictionnaire généalogique des familles acadiennes.

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