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L'Ordre des francophones d'Amérique et le Prix du 3-Juillet-1608 2002 sont remis par le premier ministre, monsieur Bernard Landry

2002-03-18

Québec, le 18 mars 2002. - À l'invitation de la présidente du Conseil de la langue française, madame Nadia Brédimas-Assimopoulos, le premier ministre du Québec, monsieur Bernard Landry, et la ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française et de l'Autoroute de l'information, madame Diane Lemieux, ont présidé la cérémonie de remise des insignes de l'Ordre des francophones d'Amérique et du Prix du 3 Juillet 1608, qui s'est déroulée ce soir au Salon rouge de l'Assemblée nationale.

Les personnes suivantes ont reçu les insignes de l'Ordre des francophones d'Amérique, sous les yeux de plus de deux cents invités : monsieur Gérald C. Boudreau, pour l'Acadie, monsieur Guy Matte, pour l'Ontario, madame Maria Chaput, pour l'Ouest Canadien, monsieur Warren A. Perrin, pour les Amériques et finalement messieurs André Marier et Jean Paré, pour le Québec. Monsieur Youri Afanassiev, pour les autres continents, a reçu les insignes de l'Ordre il y a quelques semaines à Moscou, des mains de monsieur Landry. Le Prix du 3-Juillet-1608, pour sa part, a été attribué à la revue Québec français.

Le CLF remet annuellement, depuis 1978, les insignes de l'Ordre des francophones d'Amérique et le Prix du 3-Juillet-1608, créés par le gouvernement de René Lévesque.

L'Ordre des francophones d'Amérique a pour but de reconnaître les mérites de personnes qui se consacrent au maintien et à l'épanouissement de la langue et de la culture de l'Amérique française sur le continent américain ou sur un autre continent. Le Prix du 3-Juillet-1608 commémore la fondation de Québec par Samuel de Champlain et rend hommage à la persévérance, à la vitalité et au dynamisme d'une association ou d'un organisme à but non lucratif d'Amérique du Nord, pour les services exceptionnels rendus à une collectivité de langue française et à l'ensemble de la francophonie nord-américaine.

 

Annexe

Ordre des francophones d'Amérique

Pour l'Acadie, monsieur GÉRALD C. BOUDREAU

En décernant l'Ordre des francophones d'Amérique à monsieur Gérald C. Boudreau, le CLF a voulu souligner le travail que monsieur Boudreau poursuit au quotidien depuis plus de vingt ans pour défendre la cause des Acadiens et plus particulièrement pour consolider le fait français en Nouvelle-Écosse. Monsieur Boudreau est actuellement secrétaire du conseil d'administration et directeur du Centre acadien de l'Université Sainte-Anne de Pointe-de-l'Église en Nouvelle-Écosse et président de l'Association canadienne d'éducation de langue française (ACELF). Il assure également la présidence du comité organisateur des conférences et des causeries du Congrès mondial acadien prévu en 2004. Sa carrière a été et est encore un perpétuel engagement à l'égard de la communauté francophone de l'Acadie, et plus particulièrement de la Baie Sainte-Marie. Historien de formation, monsieur Boudreau est reconnu comme le spécialiste des études sur le père Jean Mandé Sigogne, missionnaire qui se dévoua auprès des Acadiens du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse à la fin du 18e et du début du 19siècle. Mentionnons aussi la lutte que poursuit monsieur Boudreau à la présidence de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse (FPANE) pour obtenir le droit que les francophones possèdent des écoles qui leurs sont propres, et non mixtes. Cet engagement nécessite une grande foi dans la cause qu'il défend car les conséquences sont énormes pour toutes les minorités francophones du Canada.

 

Pour l'Ontario, monsieur GUY MATTE

En décernant l'Ordre des francophones d'Amérique à monsieur Guy Matte, le CLF a voulu reconnaître le travail exceptionnel d'un Franco-ontarien qui milite très activement pour la reconnaissance des droits des minorités francophones au Canada. Bien connu dans le secteur de l'enseignement depuis plusieurs années, monsieur Matte, en sa qualité de secrétaire et de directeur général de l'Association des enseignantes et enseignants de l'Ontario, travaille avec les partenaires de l'éducation à assurer le plein contrôle de la gestion scolaire aux francophones de l'Ontario. Les liens qu'il a su créer entre les divers groupes d'intérêt en ont fait un allié formidable pour la défense de cette cause. Soulignons en outre que, de 1989 à 1991, monsieur Matte a été président de la Fédération des francophones hors Québec. Sa notoriété déborde largement le milieu ontarien et s'étend à l'ensemble du Canada. Ainsi, le jury désire souligner la contribution de monsieur Matte comme coprésident du comité organisateur des lVJeux de la francophonie 2001. Personne dévouée, dynamique, articulée et efficace, monsieur Matte s'engage à fond pour une cause qui lui tient à cœur. C'est ainsi qu'il défend à l'occasion en milieu anglophone le droit pour les francophones de revendiquer leur place en Amérique.

 

Pour l'Ouest canadien, madame MARIA CHAPUT

En décernant l'Ordre des francophones d'Amérique à madame Maria Chaput, le CLF désire reconnaître les mérites professionnels et personnels d'une personne qui a servi de pierre d'assise à de nombreux organismes et qui incarne l'excellence dans son milieu. Le CLF souhaite par le fait même souligner la variété de ses engagements et sa grande disponibilité lorsqu'on fait appel à ses services. Madame Chaput est membre du Bureau des gouverneurs du Collège universitaire de Saint-Boniface et vice-présidente du conseil d'administration de cette même université. Elle a été directrice générale du Centre culturel franco-manitobain et directrice adjointe de la Société franco-manitobaine. Madame Chaput est connue des francophones du Manitoba mais aussi par ceux des autres provinces canadiennes pour son souci constant d'agir au cœur de la francophonie. Mentionnons seulement qu'elle a milité de 1970 à 1975, comme membre du Comité de parents de l'école de Sainte-Anne, pour l'obtention d'une école française dans son village du Manitoba. Personne dynamique et douée de grandes qualités pour l'administration, madame Chaput se dévoue d'une façon exceptionnelle à l'essor de la communauté francophone à la fois dans le monde du commerce et dans le domaine culturel. C'est ainsi que la Société franco-manitobaine a décerné à madame Chaput le prix Riel en 1998 pour son engagement communautaire et pour sa contribution au développement et à l'épanouissement de la communauté franco-manitobaine. Le travail admirable qu'accomplit madame Chaput dans son milieu fait d'elle une personne sur qui l'on peut toujours compter pour promouvoir avec beaucoup d'ardeur et de compétence la cause des francophones.

 

Pour les Amériques, monsieur WARREN A. PERRIN

En décernant l'Ordre des francophones d'Amérique à monsieur Warren A. Perrin, le CLF a voulu souligner les nombreuses actions entreprises par monsieur Perrin, avocat de formation, pour défendre la cause des Cajuns et des Créoles de la Louisiane. Soulignons, à cet égard, sa participation comme président du Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL) à l'organisation du Congrès mondial acadien qui s'est tenu en Louisiane en 1999. Il a représenté les francophones de la Louisiane à de nombreuses manifestations internationales, et notamment au Sommet de la francophonie à Hanoï, au Vietnam, et aux Plaidoiries de Caen, en France. Mentionnons en outre qu'il est l'instigateur de la requête entreprise il y a plus de dix ans pour exiger des excuses officielles de la Couronne britannique à la suite de la déportation des Acadiens en 1755, « le Grand Dérangement », qu'il considère comme une action dont le but était de mettre un terme à l'existence de ce peuple. Le CLF veut reconnaître la constance et le dynamisme de l'action menée de main de maître par monsieur Perrin dans ce délicat dossier lié à la survivance du fait français en Amérique. Enfin, mentionnons le rôle considérable joué par monsieur Perrin pour promouvoir le rayonnement du fait français en Louisiane et à travers la francophonie internationale.

 

Pour le Québec, monsieur ANDRÉ MARIER

En décernant l'Ordre des francophones d'Amérique à monsieur André Marier, le CLF a voulu reconnaître l'action d'un fonctionnaire de carrière qui a toujours travaillé avec beaucoup de passion à promouvoir la langue et la culture française. Comme conseiller municipal à la Ville de Québec, monsieur André Marier s'est appliqué à faire de Québec la ville-phare de la francophonie américaine, multipliant les rappels d'un passé français glorieux par l'érection de statues, la pose de plaques commémoratives et l'inscription de notices historiques claires et précises. Il est de ceux qui croient que le développement d'un Québec ouvert sur le monde passe par la valorisation de la langue française, ce qu'il s'est appliqué à démontrer autant par l'excellence de sa langue parlée que par la précision de ses textes. Monsieur Marier fait partie de cette génération de hauts fonctionnaires de l'État québécois en qui on reconnaît de grandes qualités telles que la rigueur au travail, le goût de la perfection et un amour indéfectible pour la langue française. Économiste de formation, monsieur Marier est reconnu comme l'un des artisans les plus efficaces de la Révolution tranquille. Conseiller de plusieurs premiers ministres, il a participé à la création de certaines grandes institutions qui ont donné naissance au Québec moderne. Il a en outre siégé au sein des conseils d'administration de plusieurs sociétés d'État. Qu'il suffise de nommer la Caisse de dépôt et placement du Québec, l'Institut national de la recherche scientifique du Québec (INRS), l'Office de planification et de développement du Québec (OPDQ), et nous aurons une idée de l'ampleur de la carrière féconde de monsieur Marier au gouvernement du Québec.

 

Pour le Québec, monsieur JEAN PARÉ

En décernant l'Ordre des francophones d'Amérique à monsieur Jean Paré, le CLF a voulu reconnaître en monsieur Paré un journaliste de carrière et un gestionnaire de l'information qui a toujours fait preuve d'une grande rigueur. Monsieur Paré a été rédacteur à La Presse, au Nouveau Journal et à La Patrie, journaliste à Radio-Canada et rédacteur en chef du magazine Maclean. Il a également été président de la Commission d'étude sur l'accès à l'information et président de l'Association québécoise des éditeurs de magazines. Parmi les distinctions qu'il a reçues, mentionnons le Prix de la Fondation nationale des magazines pour réalisation exceptionnelle. Le CLF a voulu souligner en particulier l'action de monsieur Paré au magazine L'actualité dont il a été le directeur depuis sa fondation en 1976, et qui est vite devenu une référence dans le monde de l'information au Québec. La passion de monsieur Paré pour la qualité de la langue de même que sa rigueur et son souci de livrer au public une information nette, claire et précise font de lui un ardent défenseur de la langue française.

 

Pour les autres continents, monsieur YOURI AFANASSIEV

Le premier ministre du Québec, monsieur Bernard Landry, a remis l'Ordre des francophones d'Amérique à monsieur Youri Afanassiev, recteur de l'Université d'État des Sciences humaines de Russie à Moscou, le 16 février dernier lors de son passage à Moscou. Cette distinction a été décernée à monsieur Afanassiev, une personnalité prestigieuse de la Russie, en reconnaissance de son engagement indéfectible à l'égard de la promotion de la francophonie en Russie. En accordant l'Ordre à monsieur Afanassiev, le CLF veut également rappeler le fait que l'engagement personnel de monsieur Afanassiev comme francophone et francophile a été déterminant dans l'établissement des relations du Québec avec la Russie dans le domaine de la coopération universitaire et dans la création du Centre Moscou/Québec. Homme d'action, monsieur Afanassiev est aussi un homme de culture et de vision qui a été au centre des bouleversements qu'a vécus son pays et qui a su ouvrir son établissement universitaire à d'autres cultures tout en contribuant, encore aujourd'hui, à faire progresser son pays vers la modernité.

 

Prix du 3-Juillet-1608

Revue QUÉBEC FRANÇAIS

En attribuant le Prix du 3-Juillet-1608 à la revue Québec français, le CLF a voulu reconnaître principalement la contribution de plusieurs universitaires et de professeurs de français, collaborateurs de la revue, à la promotion des lettres québécoises et de la langue française. Le CLF considère aussi que la revue Québec français constitue un excellent moyen de maintenir toujours vivante la passion pour la langue auprès de celles et ceux qui se dévouent inlassablement à l'acquisition par leurs élèves d'une meilleure connaissance de cette langue.

La revue Québec français a vu le jour dans le contexte des luttes politiques et linguistiques mémorables que le Québec a connues dans les années 70. Elle est née d'un rêve de jeunes visionnaires qui, constatant une dégradation du statut de la langue française au Québec, souhaitaient ardemment que le français occupe la place qui lui revient de droit au Québec, soit la première, sans toutefois exclure la diversité linguistique. Fondée en 1974 par l'Association des professeurs de français (AQPF), la revue Québec français, avec un tirage à 3000 exemplaires, paraît quatre fois l'an et fait appel à la collaboration d'un large bénévolat. Ainsi, en attribuant le Prix du 3-Juillet-1608 à la revue Québec français, le CLF veut souligner également la qualité graphique remarquable et le travail d'édition de haute tenue de cette revue, qui existe depuis déjà plus de 25 années, et qui poursuit inlassablement son œuvre en faveur de la promotion du français en terre d'Amérique.

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