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Remise de l'Ordre des francophones d'Amérique à huit personnalités de la francophonie et du Prix du 3-Juillet-1608 à l'Association canadienne d'éducation de langue française (ACELF)

2000-03-17

Québec, le 17 mars 2000. - Pour la vingt-deuxième année, le Conseil de la langue française (CLF) remettra l'Ordre des francophones d'Amérique à huit personnalités et le Prix du 3-Juillet-1608 à l'Association canadienne d'éducation de langue française (ACELF). La cérémonie se déroulera le vendredi 17 mars 2000, à 17 h 30, à la salle Dina-Bélanger du Collège Jésus-Marie, sous la présidence d'honneur de la ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, madame Louise Beaudoin, du maire suppléant de la Ville de Québec, monsieur Claude Cantin, et de la présidente du CLF, madame Nadia Brédimas-Assimopoulos.

L'Ordre des francophones d'Amérique est remis annuellement par le CLF à des personnalités dont on reconnaît la part active dans la promotion et la diffusion du français en Amérique. La première cérémonie a eu lieu en 1978 sous la présidence d'honneur de monsieur René Lévesque. Les insignes sont constitués d'une fleur de lys stylisée montée en épinglette et d'une médaille. Les récipiendaires reçoivent également un parchemin calligraphié signé par le premier ministre du Québec, par la ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française et par la présidente du Conseil de la langue française.

Avant de remettre les insignes de l'Ordre des francophones d'Amérique aux récipiendaires de l'an 2000, la ministre Louise Beaudoin décernera l'Ordre à titre posthume à monsieur Camille Laurin, qui fut à l'origine de cette distinction. L'épouse de monsieur Laurin, madame Francine Castonguay, recevra les insignes au nom de son époux.

 

Personnalités décorées de l'Ordre des francophones d'Amérique :

Pour l'Acadie, monsieur Jean-Maurice Simard

Natif du Québec, monsieur Simard a fait carrière au Nouveau-Brunswick où il a fondé sa firme comptable en 1959 et s'est impliqué activement dans son milieu. Depuis la fin des années 60, il a occupé de nombreuses fonctions politiques avant d'accéder au Sénat du Canada en 1985. Docteur honoris causa de l'Université de Moncton en 1972, il a également fondé la section néo-brunswickoise de l'Association internationale des parlementaires de langue française. Une des âmes dirigeantes du quotidien Le Matin — qui succédait à L'Évangéline en 1980 — il a permis de doter le journal d'un fonds en fiducie qui en assure la pérennité. Le sénateur Simard est reconnu comme le père du projet de loi 88 reconnaissant l'égalité des deux communautés linguistiques officielles du Nouveau-Brunswick et dont une partie est enchâssée depuis 1993 dans la constitution canadienne. Dernièrement, il attirait l'attention des gouvernements fédéral et provinciaux en présentant un rapport sur la situation difficile des communautés françaises au Canada.

Pour l'Ontario, madame Christine Dumitriu van Saanen

D'origine hollandaise, madame Dumitriu van Saanen habite le Canada depuis 1977. Ingénieure-géologue et écrivaine, elle a débuté sa carrière en Europe et publié une soixantaine d'articles de spécialité et un traité de sédimentologie. Elle a été présidente-fondatrice de la Société littéraire francophone de l'Alberta et de la Revue littéraire de l'Alberta. C'est une femme très active qui, en plus d'organiser de nombreux événements culturels et littéraires, est souvent invitée comme conférencière, membre de jury ou poète. En 1992, elle fonde le Salon du livre de l'Ontario dont elle assume depuis la direction générale. Ce Salon est l'événement littéraire francophone annuel le plus important en Ontario français. Le prix du Salon, offert par le gouvernement du Québec, porte le nom de madame Dumitriu van Saanen depuis 1999. Elle a publié une dizaine de recueils de poésie et autant d'articles pour lesquels elle a reçu plusieurs distinctions.

Pour l'Ouest canadien, monsieur Yvon Mahé

Diplômé de l'Université Laval et de l'University of Alberta, monsieur Mahé a toujours travaillé dans le domaine de l'éducation, notamment à titre d'enseignant ou de responsable d'établissement. Bénévole dans plusieurs organisations d'éducation en langue française et associations francophones, il est profondément engagé et il faut reconnaître son immense contribution au développement de l'éducation en langue française et aux débats entourant les écoles francophones en milieu minoritaire. Il joue un grand rôle dans le renouvellement d'un courant d'idées qui favorise la réflexion, l'échange et l'ouverture au regard de la mise en place d'actions en milieu minoritaire. D'un bout à l'autre du pays, il a expliqué aux ayants droit — c'est-à-dire aux parents — la portée de l'article 23 et précisé aux enseignants le mandat et les rôles particuliers des personnes qui choisissent de travailler dans une école francophone.

Pour le Québec, monsieur William Mackey

Détenteur d'un doctorat en linguistique de l'Université de Genève et de certificats d'études en espagnol, italien et allemand de l'Université Laval, monsieur Mackey est un chercheur de réputation internationale. Il a commencé sa carrière à l'Université Laval en 1941 et il est encore aujourd'hui professeur-chercheur. Il dirige actuellement un numéro spécial de la revue Terminogramme intitulé Espaces urbains et coexistence des langues. Ses recherches ont grandement fait avancer les connaissances en matière de langues en contact et permis de mieux connaître les questions relatives aux effets du bilinguisme et les moyens requis pour contrer les facteurs qui agissent négativement sur les langues en situation minoritaire, comme c'est le cas pour le français en Amérique. Il a ainsi participé de près au développement et à la mise en place des théories relatives à la promotion du plurilinguisme et à la défense des langues nationales.

Pour le Québec, monsieur Réginald Hamel

La candidature de monsieur Hamel a été présentée par le comité des prix et bourses d'excellence de l'Université de Montréal où il a poursuivi sa carrière d'enseignant et de chercheur de 1964 à 1994. Il est toujours professeur honoraire du Département d'études françaises et il continue de publier divers ouvrages. Il a mérité la reconnaissance de ses pairs et de la francophonie d'Amérique pour l'abondance et la régularité de ses publications ainsi que pour sa contribution exceptionnelle à la culture de l'Amérique francophone. Par ailleurs, si le livre a été son principal mode de diffusion, il est également connu à titre d'animateur culturel ayant pris une part active à la réalisation de séries d'émissions à contenu littéraire à la radio et à la télévision. Ses pairs en parlent comme d'un professeur et d'un collègue d'une étonnante générosité, toujours prêt à ouvrir les portes de sa riche bibliothèque aux étudiants et chercheurs de partout.

Pour les Amériques, madame Ginette Adamson

Directrice du Département de langues modernes à la Wichita State University depuis plus de dix ans, madame Adamson organise des conférences sur la littérature des femmes d'Amérique du Nord et du Sud. Elle y réserve une place de choix à la participation québécoise et a joué un rôle majeur dans la fondation et l'évolution du Conseil international d'études francophones (CIEF). En outre, elle contribue grandement à faire de la Wichita State University un centre pour le développement des études francophones aux États-Unis. Ses séjours au Québec lui ont permis de mettre sur pied un séminaire de littérature québécoise contemporaine et de réunir une ample collection de livres québécois à la bibliothèque universitaire. Elle a créé la première Conférence annuelle internationale à Wichita, laquelle a tenu ses rencontres de 1972 à 1994. Les actes de ces congrès sont maintenant une source indispensable pour les chercheurs en études francophones.

Pour les autres continents, monsieur David Parris

Professeur et chef du Département de français au Trinity College de Dublin, monsieur Parris est également chercheur et écrivain. Au sein de son université, il a créé un champ de recherche sur le Québec, et son curriculum vitæ atteste de ses nombreuses activités — conférences, publication d'ouvrages, édition. Il est président de l'Association irlandaise d'études canadiennes et, à ce titre, reçoit des artistes québécois et canadiens tout en créant des salles vouées à la diffusion de la littérature et du cinéma d'expression française. Il est l'une de ces personnalités qui contribuent à faire connaître le Québec en Europe et dans le monde francophone. Ses activités ont largement servi à montrer la richesse et la diversité de la culture française d'Amérique, sans parler de la transmission des connaissances approfondies qu'il a du Québec, de sa littérature et de sa culture. Il est également connu pour ses recherches sur Michel Tremblay, Gabrielle Roy et Saint-Denys Garneau.

 

Le Prix du 3-Juillet-1608

Le Prix du 3-Juillet-1608 commémore la fondation de Québec par Samuel de Champlain. Il rappelle l'importance historique de la ville de Québec pour les francophones d'Amérique et rend hommage à la persévérance, à la vitalité et au dynamisme d'une association ou d'un organisme d'Amérique du Nord pour les services exceptionnels rendus à une collectivité de langue française et à l'ensemble de la francophonie nord-américaine.

Association canadienne d'éducation de langue française (ACELF)

Fondée en 1947, l'ACELF est une association pancanadienne qui s'intéresse à tous les ordres d'enseignement, du niveau préscolaire à l'université. Elle se préoccupe également de l'alphabétisation, de l'éducation populaire et de la coopération entre gens de différentes disciplines. L'Association couvre plusieurs champs d'activité : publications, recherches, colloques, forums et congrès. Elle appuie de nombreux regroupements régionaux dans la création d'institutions et a mis sur pied une Table nationale d'éducation de langue française qui réunit les responsables des programmes d'études en français des ministères de l'Éducation des provinces et des territoires. Sa mission est la suivante : par la réflexion, la recherche, la concertation et l'intervention, inspirer et soutenir l'action des communautés francophones pour que l'éducation qu'elles choisissent de se donner serve à protéger et à promouvoir la langue et la culture françaises au Canada.

En accordant le Prix du 3-Juillet-1608 à l'ACELF, le Conseil de la langue française a reconnu que sa contribution réside, de façon exceptionnelle, dans sa capacité d'établir des collaborations scientifiques harmonieuses et durables entre des partenaires francophones qui auparavant, pouvaient vivre certaines formes d'isolement.

La présidente du CLF, madame Nadia Brédimas-Assimopoulos, et le maire suppléant de la ville de Québec, monsieur Claude Cantin, remettront au président du conseil d'administration de l'Association canadienne d'éducation de langue française (l'ACELF), monsieur Fernand Bégin, un parchemin calligraphié signé par le premier ministre du Québec, par la ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française et par la présidente du CLF, de même qu'une œuvre réalisée par un artiste québécois, monsieur René Derouin. Une plaque commémorative gravée au nom du lauréat accompagne cette œuvre.

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