Partager Partager sur Facebook. Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtrePartager sur Twitter. Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Partager sur Delicious. Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Tenir une conférence panaméricaine sur les questions d'usage des langues et de respect des cultures nationales dans un ALENA élargi

1997-09-19

Québec, le 19 septembre 1997. - Telle est la proposition qu'a faite la présidente du Conseil de la langue française (CLF), madame Nadia Brédimas-Assimopoulos, lors de son allocution à la Conférence parlementaire des Amériques où, pour la première fois dans l'histoire, la langue est au cœur des échanges entre parlementaires du continent américain.

La présidente du CLF estime, en effet, que l'intégration économique que nos pays sont en train de mettre sur pied à travers les Amériques nous oblige à repenser et à redéfinir nos façons de travailler, de commercer et de communiquer. Cette nécessité s'impose encore davantage dans des secteurs d'activité comme le tourisme, l'aéronautique et les communications, où il peut sembler plus « facile » et plus commode d'adopter une langue unique parce que ces secteurs débordent, par leur nature même, les limites des frontières nationales.

L'occasion nous est donc offerte de développer une nouvelle solidarité intercontinentale pour, d'une part, affirmer et renforcer nos identités culturelles et nos langues nationales et, d'autre part, éviter une uniformisation des valeurs et des contenus culturels.

La présidente du CLF déclare : « ce que nous devons protéger et promouvoir, c'est ce qui fait la nature d'un peuple, sa singularité, son unité, à l'intérieur d'un vaste ensemble politique ou économique, c'est-à-dire sa langue et sa culture. En d'autres mots, nous devons protéger et promouvoir ce qui fait la force d'une nation et donc sa capacité d'intégrer de nouvelles informations ou de nouveaux produits sans pour autant renier sa nature profonde ».

La présidente du CLF en appelle donc à la responsabilité historique et humanitaire des parlementaires de voir au développement des cultures nationales. Elle leur demande de faire du respect de l'usage des langues nationales une question centrale des discussions sur l'intégration économique des Amériques.

Devant l'importance de ces défis, madame Brédimas-Assimopoulos propose la tenue d'une conférence panaméricaine sur les questions d'usage des langues et de respect des cultures nationales dans un ALENA élargi et espère que cette proposition fera partie des recommandations de la Conférence en cours.

Vers le haut