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Remise de l’Ordre des francophones d'Amérique, du Prix du 3-Juillet-1608 et du prix littéraire Émile-Ollivier 2013

2013-09-24

Québec, le 26 septembre 2013. — Le Conseil supérieur de la langue française a décerné aujourd’hui pour une 35e fois l’Ordre des francophones d’Amérique et le Prix du 3-Juillet-1608. Il a remis par la même occasion le prix littéraire Émile-Ollivier, créé en 2004 en collaboration avec le Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes.


Sept nouvelles personnalités éminentes de la francophonie s’étant consacrées au maintien et à l'épanouissement de la langue française en Amérique se sont vu décerner les insignes de l’Ordre des francophones d’Amérique.


Pour le Québec :
Monsieur Robert Boily
Madame Diane Lapierre


Pour l’Acadie :
Madame Françoise Enguehard


Pour l’Ontario :
Madame Anne Gilbert


Pour l’Ouest canadien :
Monsieur Camille Bérubé


Pour les Amériques :
Monsieur Robert C. Lafayette


Pour les autres continents :
Monsieur Émile Lansman


Le Prix du 3-Juillet-1608, qui récompense une organisation s’étant distinguée par son action exemplaire pour la défense et la promotion de la langue et de la culture françaises en Amérique, a été remis cette année au Centre d’accueil et d’accompagnement francophone des immigrants du sud-est du Nouveau-Brunswick.


Enfin, le prix littéraire Émile-Ollivier a été décerné à monsieur Claude Guilmain, pour son récit poétique intitulé Comment on dit ça, « t’es mort », en anglais? (Les Éditions L’Interligne). Rappelons que ce prix récompense une œuvre, publiée en français par une maison d'édition membre du Regroupement des éditeurs canadiens-français, qui se démarque par sa bonne maîtrise de la langue écrite, ses qualités littéraires et son originalité.


Le président du Conseil supérieur de la langue française, monsieur Robert Vézina, a livré un vibrant hommage aux récipiendaires et lauréats qui, par leurs actions en faveur du français et leur engagement envers leur milieu, « insufflent un supplément de vitalité indispensable à cette langue si largement minoritaire sur ce continent. Leur mérite est considérable, leur attachement à notre langue commune est exemplaire », a-t-il tenu à souligner.


La ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles et ministre responsable de la Charte de la langue française, madame Diane De Courcy, aussi présidente d’honneur de cette cérémonie, a honoré en ces mots les récipiendaires et lauréats : « Par leurs réalisations, ces ambassadeurs passionnés du français portent notre mémoire. Chacun dans leur domaine et à travers leur parcours remarquable, ils perpétuent le précieux héritage de 400 ans d'histoire française en Amérique, tout en apportant un nouveau souffle à la langue française comme langue d’avenir. »

Annexe

RÉCIPIENDAIRES DE L’ORDRE DES FRANCOPHONES D’AMÉRIQUE

QUÉBEC

Monsieur Robert Boily
Monsieur Robert Boily est une figure dominante de l’information scientifique au Canada. Au cours de sa carrière, qui s’étend sur 35 ans, il a travaillé à la réalisation de quelque 850 projets de recherche et développement, permettant la création de plusieurs entreprises et emplois de haut niveau dans la province ainsi que la mise au point de nombreuses découvertes et technologies qui sont aujourd’hui des vitrines du savoir-faire québécois. Il a également favorisé l’essor et l’épanouissement de la science francophone en siégeant à plusieurs comités et conseils scientifiques, et en rédigeant des centaines de rapports de recherche dans une langue d’une grande qualité. Il est l’un des rares francophones à avoir été élu membre du comité électoral de l’Association américaine pour l’avancement de la science. En tant que réviseur expert pour le Journal of Medical Imaging and Radiation Sciences, il a permis à plusieurs auteurs d’articles scientifiques de langue française d’être publiés et d’avoir ainsi une visibilité mondiale. Premier chercheur francophone lauréat de la Médaille scientifique McGovern, à Washington, il a également reçu la Médaille de l’Assemblée nationale du Québec et la Médaille du jubilé de diamant de la reine Élisabeth II, et il a été décoré chevalier de l’Ordre de la Pléiade par le président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie.


Madame Diane Lapierre
Madame Diane Lapierre possède une formation en sciences de l’éducation. Cette expertise, combinée à son amour des arts et de la chanson, l’a conduite rapidement à prendre la direction de la Maîtrise des Petits Chanteurs de Québec. Parallèlement et depuis maintenant 40 ans, madame Lapierre occupe la fonction de directrice générale et artistique de la Troupe V’là l’Bon Vent, qui a entrepris de nombreux projets d’envergure sous son aile. La Troupe a permis à la culture québécoise de rayonner aux quatre coins du globe, soit en Espagne, en Suisse, en France, en Italie, en Tunisie, au Japon, en Chine et à Madagascar, de même que dans plusieurs pays d’Amérique du Sud, dont le Pérou, en faisant connaître et apprécier les danses et les chansons de chez nous. En 1999, madame Lapierre crée l’École V’là l’Bon Vent dans le but de transmettre aux plus jeunes cet héritage culturel et musical qu’ont en commun les francophones et qui en constitue leurs racines. Au fil de sa carrière, madame Lapierre a reçu plusieurs titres honorifiques, dont le prix Femme de mérite de la YWCA de Québec en 2000 dans la catégorie Arts et culture. De plus, elle est membre depuis 2005 de l’Académie des Grands Québécois, institution créée par la Chambre de commerce de Québec.

ACADIE

Madame Françoise Enguehard
Dès son arrivée à Terre-Neuve dans les années 1970, madame Françoise Enguehard a contribué au développement et à l’épanouissement du milieu francophone de cette province. De 1978 à 1981, elle s’est notamment investie dans l’Association francophone de Saint-Jean. Elle s’est également consacrée pendant plus de 25 ans, et ce, de manière bénévole, à la lutte pour l’éducation en français. Après avoir travaillé en communication et comme journaliste pour la radio et la télévision de Radio-Canada, madame Enguehard a relevé le grand défi d’organiser, en 2004, les festivités entourant le 500e anniversaire de la présence française en Amérique et le 400e anniversaire de la fondation de l’Acadie. En juin 2006, après 30 années de bénévolat et une carrière bien remplie à défendre la francophonie canadienne en milieu minoritaire, elle a accepté la présidence de la Société nationale de l’Acadie, l’organisme porte-parole des Acadiens. En 2011, elle a été nommée chevalière de l’Ordre de la Pléiade. Elle est également femme de lettres, ayant publié en parallèle des romans pour les adultes et la jeunesse. À ce titre, elle a reçu le prix Henri-Queffélec en 2001 et, en 2010, le Prix des lecteurs de Radio-Canada, le prix littéraire Antonine-Maillet-Acadie Vie et une mention spéciale pour le prix littéraire Émile-Ollivier remis par le Conseil supérieur de la langue française. Aujourd’hui à la tête de Vivat Communications, une compagnie de communication et de relations publiques, madame Enguehard continue son action en Acadie et dans la francophonie.

ONTARIO

Madame Anne Gilbert
Géographe de formation, madame Anne Gilbert a fait ses études de premier et de deuxième cycle à l’Université Laval avant de partir en France préparer son doctorat à l’Université de Toulouse II–Le Mirail, où elle a obtenu son diplôme d’études avancées (DEA). En 1985, elle a soutenu sa thèse de doctorat sur les représentations de la ville des résidents de Québec à l’Université d’Ottawa. De 1987 à 1989, elle a occupé le poste de coordonnatrice de la recherche pour l’Association canadienne-française de l’Ontario. C’est d’ailleurs à ce moment qu’elle a découvert son intérêt pour le monde de la francophonie minoritaire, qui est encore aujourd’hui son champ de recherche de prédilection. Depuis 1989, elle nourrit cette passion à titre de professeure à l’Université d’Ottawa. En 2010, elle a été nommée directrice du Centre de recherche en civilisation canadienne-française de l’Université d’Ottawa. Dès sa nomination, elle y a mis en place un vaste chantier de recherche sur la vie française à Ottawa. Au cours de sa carrière, madame Gilbert a publié plusieurs ouvrages marquants sur la francophonie canadienne, a donné plus d’une cinquantaine de conférences et de communications sur le sujet et a participé à plusieurs débats et forums. Fortement engagée dans son milieu, respectée de ses pairs, madame Gilbert est sans conteste une grande spécialiste des communautés franco-canadiennes.

OUEST CANADIEN

Monsieur Camille Bérubé
Homme de devoir et d’engagement, monsieur Camille Bérubé est une véritable icône dans la francophonie albertaine. Pétri de pragmatisme et disposant d’une capacité d’influence appréciée et reconnue dans la communauté, il dégage une grande et réconfortante sérénité savamment teintée de passion, de finesse, de rigueur et de vigueur. Sa trajectoire professionnelle le mène dans le système des caisses populaires, où il fait carrière depuis plus de 35 ans. Sous sa direction, la Caisse de Beaumont, une des seules caisses en Alberta à offrir un service complètement bilingue, a connu un essor remarquable. Son actif est passé de 6 à plus de 240 millions de dollars aujourd’hui. Élu maire pour une première fois en 1995, puis réélu en 2004 sans discontinuation depuis, monsieur Bérubé a conduit la municipalité bilingue de Beaumont vers de nombreux changements majeurs qui ont attiré plusieurs familles francophones. Un des slogans qui lui est cher est : « La vie est meilleure à Beaumont. » En mettant en exergue la valeur ajoutée du fait français, sa ville a accru sa compétitivité et son attractivité. Son approche et son engagement citoyens, qu’il a également su impulser dans la sphère municipale à Beaumont, lui ont valu plusieurs distinctions honorifiques. En cette année 2013, il a reçu la Médaille du jubilé de diamant de la reine Élisabeth II pour son engagement bénévole exceptionnel. Parmi les autres distinctions qu’il a reçues, on compte le prix Eugène-C.-Trottier remis en 2012 par l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) et, en 2005, la Médaille du centenaire de l’Alberta (Alberta Centennial Medals). Il a en outre reçu le deuxième degré de l’Ordre du mérite coopératif et mutualiste canadien, la plus haute distinction du monde coopératif au Canada.

AMÉRIQUES

Monsieur Robert C. Lafayette
Professeur émérite de français et de linguistique appliquée au Département d’éducation de l’Université d’État de Louisiane, monsieur Robert C. Lafayette œuvre depuis le début des années 1960 au rayonnement de la langue française en Louisiane. Il compte parmi la centaine de membres fondateurs de l’American Council on the Teaching of Foreign Languages. De 1975 à 1978, il a été président du conseil d’administration de la Central States Conference, qui regroupe les enseignants de langues secondes des États du centre des États-Unis. Il est également membre de l’American Association of Teachers of French depuis plus de 40 ans. En 1987, en partenariat avec la France, le Québec et la Communauté française de Belgique, monsieur Lafayette a mis sur pied le Centre de recherche et de formation des enseignants du français, un des cinq centres qui fournit des ressources pour l’enseignement du français aux États-Unis. Au cours de sa carrière, il a été récipiendaire de plusieurs titres honorifiques, dont ceux de chevalier de l’Ordre des Palmes académiques en 1992 et celui d’officier du même ordre en 2008. Maintenant à la retraite, il est président de Friends of French Studies, une organisation affiliée à l’Université d’État de Louisiane, qui fait la promotion de la langue française dans cet État. Il est également membre du Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL).

AUTRES CONTINENTS

Monsieur Émile Lansman
Enseignant, journaliste et médiateur culturel, monsieur Émile Lansman s’est intéressé dès 1977 aux arts québécois de la scène alors qu’il participait à l’accueil, en Belgique francophone, de troupes montréalaises de théâtre destiné au jeune public. De 1985 à 1989, il a assuré la programmation de la Maison de la culture de La Louvière, ce qui lui a permis d’inviter des artistes québécois en théâtre, en danse et en chanson. De 1985 à 2012, il a dirigé Promotion Théâtre, l’association belge de théâtre-éducation, avec laquelle il a joué un rôle moteur dans les échanges entre jeunes Québécois et Belges francophones. Président du jury du Prix Québec/Wallonie-Bruxelles de littérature de jeunesse de 1987 à 2001, il a participé à la distribution en Europe des ouvrages de plusieurs éditeurs québécois pour enfants et adolescents, et il a organisé des tournées d’auteurs. En 1989, il a également fondé Lansman Éditeur, une maison d’édition spécialisée en théâtre, qui, à ce jour, a publié près de 2 000 textes dramatiques en provenance de toute la francophonie, avec une place de choix pour les (jeunes) auteurs québécois. Étant l’initiateur du Centre des écritures dramatiques Wallonie-Bruxelles, une organisation conçue sur le modèle montréalais du Centre des auteurs dramatiques (CEAD), il siège également depuis 1999 comme expert belge à la Commission internationale du théâtre francophone, qu’il a présidée de 2005 à 2009. Depuis 2013, il assure la coordination de cette commission par l’intermédiaire de sa nouvelle association, Émile et Cie. En 2008, monsieur Lansman a reçu un hommage commun du Conseil des arts et des lettres du Québec et de la Délégation Wallonie-Bruxelles à Québec. Au fil des ans, il a affiné sa connaissance du théâtre québécois, de sorte qu’on le considère à l’heure actuelle comme un spécialiste européen du sujet. 

 

LAURÉAT DU PRIX DU 3-JUILLET-1608

Centre d'accueil et d'accompagnement francophone des immigrants du sud-est du Nouveau-Brunswick
Créé en mai 2006, le Centre d’accueil et d’accompagnement francophone des immigrants (CAFi) du sud-est du Nouveau-Brunswick est un centre de services sans but lucratif qui contribue, en français, à l’intégration économique, sociale et culturelle des personnes immigrantes dans la région majoritairement anglophone du Grand Moncton et du sud-est du Nouveau-Brunswick. Grâce aux services et aux programmes qu’il offre (jumelage, liaison famille-école, activités socioculturelles et d’intégration au milieu de travail), le CAFi facilite le rapprochement entre les communautés et participe à leur enrichissement culturel mutuel. De plus, le CAFi permet aux immigrants de langue française de s’épanouir dans les communautés francophones minoritaires, leur offrant ainsi les clés d’une intégration réussie dans la société canadienne dans son ensemble.

 

LAURÉAT DU PRIX LITTÉRAIRE ÉMILE-OLLIVIER 2013

Claude Guilmain, pour son récit poétique Comment on dit ça, « t’es mort », en anglais?, publié aux Éditions L’Interligne
Auteur, concepteur, scénographe et metteur en scène, monsieur Claude Guilmain est cofondateur et auteur en résidence du Théâtre La Tangente, compagnie de création de Toronto. Quatre de ses textes ont été publiés : L’Égoïste (en lice pour le prix Trillium 2000) et La Passagère, aux Éditions Prise de Parole, ainsi que Requiem pour un trompettiste et Comment on dit ça, « t’es mort », en anglais? (en lice pour le prix Trillium 2013), aux Éditions L’Interligne. Son dernier texte, americandream.ca, a été produit en 2013 par le Théâtre La Tangente. Il est lauréat du Prix d’excellence artistique dans la catégorie arrière-scène de Théâtre Action pour la direction de production et la scénographie de L’Implorante. Il a réalisé quatre documentaires pour l’Office national du film (ONF) du Canada : Portrait d’un parfait inconnu (2006), Entre les lignes (2008), La Sentinelle (2010) et Le 22Régiment en Afghanistan (2011). Il travaille actuellement à la réalisation d’un long métrage documentaire pour l’ONF, commémorant les 100 ans du Royal 22Régiment.

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