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Remise de l'Ordre des francophones d'Amérique, du Prix du 3-Juillet-1608 et du prix littéraire Émile-Ollivier 2012

2012-09-24

Québec, le 24 septembre 2012. – Le Conseil supérieur de la langue française décernera le mercredi 26 septembre, à 17 h 30, dans la salle du Conseil législatif de l’hôtel du Parlement, à Québec, l’Ordre des francophones d’Amérique à sept personnalités éminentes de la francophonie.

Pour le Québec :
Monsieur Benoît Melançon
Monsieur Florian Sauvageau

Pour l’Acadie :
Monsieur Calixte Duguay

Pour l’Ontario :
Madame Mariette Carrier-Fraser

Pour l’Ouest canadien :
Madame Jeanne Beaudoin

Pour les Amériques :
Monsieur Boris Schoemann

Pour les autres continents :
Madame Ursula Mathis-Moser

Le Prix du 3-Juillet-1608, qui récompense un organisme qui s’est distingué par son action exemplaire pour la défense et la promotion de la langue et de la culture françaises en Amérique, sera quant à lui remis à la Fédération de la jeunesse canadienne-française.

Enfin, le prix littéraire Émile-Ollivier sera remis à madame Michèle Vinet, pour son roman Jeudi Novembre, publié aux Éditions Prise de parole. Ce prix honore le travail d’un écrivain canadien francophone, de l’extérieur du Québec, qui contribue par son œuvre au rayonnement de la langue française. Rappelons que les deux autres candidats en lice étaient madame Marguerite Andersen, pour son récit La vie devant elles, et monsieur Marcel-Romain Thériault, pour sa pièce de théâtre La persistance du sable, également publiés aux Éditions Prise de parole.

La cérémonie se déroulera sous la présidence d’honneur de madame Diane De Courcy, ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles et ministre responsable de la Charte de la langue française.

L’Ordre des francophones d’Amérique est considéré comme une haute distinction dans la francophonie, et le Prix du 3-Juillet-1608 commémore la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain, tout en rappelant l’importance historique de Québec pour les francophones d’Amérique. Le prix littéraire Émile-Ollivier, quant à lui, a été créé en 2004 par le Conseil supérieur de la langue française, en collaboration avec le Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes.

– 30 –

Source : Conseil supérieur de la langue française
Information : Bryan St-Louis
Téléphone : 418 646-1128
Site Web : www.cslf.gouv.qc.ca
 

Annexe


Récipiendaires de l’Ordre des francophones d’Amérique

Québec
Monsieur Benoît Melançon

Monsieur Benoît Melançon est à la fois chercheur d’envergure internationale, professeur et éditeur. Depuis près de 30 ans, fort de sa personnalité critique, de l’originalité de son point de vue et de sa rigueur, il encourage l’étude des littératures française et québécoise. Il est présentement professeur titulaire au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal et directeur scientifique aux Presses de l’Université de Montréal, auxquelles il a insufflé un vent de dynamisme. Il y dirige les collections « Socius » et « Profession ». Sa renommée s’étend maintenant au-delà de son champ premier de spécialité, puisqu’il défend avec vigueur une approche interdisciplinaire qui l’amène notamment à réfléchir sur la société québécoise et sur les sciences de la communication. Le regard neuf qu’il pose sur la culture lui vaut également d’être invité de façon régulière comme intervenant dans les médias et comme conférencier au Québec, aux États-Unis et en Europe, preuve du rayonnement important de son travail. De plus, monsieur Melançon s’intéresse aux nouvelles technologies et propose depuis 2009 L’Oreille tendue, un blogue consacré aux questions de langue dans la francophonie. Plusieurs de ses livres ont remporté des prix, dont le prix de l’Association des professeurs de français des universités et collèges du Canada, le prix Raymond-Klibansky de la Fédération canadienne des sciences humaines et sociales, le prix Richard-Arès de la Ligue d’action nationale du Québec et le prix Marcel-Couture du Salon du livre de Montréal. Depuis 2008, il est membre de la Société royale du Canada. Enfin, l’Association francophone pour le savoir (Acfas) lui a remis en 2011 le prix André-Laurendeau pour les sciences humaines.

Monsieur Florian Sauvageau

Avocat de formation, journaliste et professeur, monsieur Florian Sauvageau a mené pendant plus de vingt ans des carrières parallèles dans les médias et le monde universitaire, avant de se consacrer entièrement à l’enseignement et à la recherche. Journaliste talentueux et polyvalent, il a entre autres été directeur de l’information et de la rédaction au quotidien Le Soleil, animateur d’un nombre incalculable d’émissions à la radio et à la télévision de Radio-Canada et collaborateur à la scénarisation et à la réalisation de plusieurs films documentaires à l’Office national du film. En tant que pionnier de l’enseignement universitaire du journalisme au Québec, monsieur Sauvageau a joué un rôle prédominant dans l’affermissement du français. Il a été associé à la mise sur pied du premier programme d’enseignement du journalisme au Québec à l’Université Laval, où il a enseigné de 1970 à 2008. En 1992, il a aussi œuvré à la fondation du Centre d’études sur les médias, qui se spécialise dans l’étude des médias francophones, et en 1996, il a créé le programme d’études supérieures en journalisme international, en collaboration avec l’École supérieure de journalisme de Lille. En 1986, le Groupe de travail sur la politique de la radiodiffusion au Canada (mieux connu sous le nom de groupe Caplan-Sauvageau), dont il était le coprésident, a mis en exergue les particularités de la radiodiffusion en français au Canada et recommandé qu’une nouvelle loi sur la radiodiffusion en reconnaisse le caractère distinct. Adoptée en 1991, cette loi a été déterminante pour la diffusion de la langue française en Amérique. Monsieur Sauvageau a reçu le Prix des communications du Québec en 1986 et en 2004, et l’Université du Québec à Montréal lui a décerné un doctorat honorifique pour souligner son apport social exceptionnel.

Acadie
Monsieur Calixte Duguay

Chantre de la résilience acadienne, monsieur Calixte Duguay est un artiste engagé envers son art et envers la communauté acadienne. Chef de file de la chanson acadienne et premier artiste acadien lauréat, en 1974, du Grand prix du Festival de la chanson de Granby, monsieur Duguay est l’auteur-compositeur-interprète d’un répertoire de plus de 500 chansons. Depuis plus de 40 ans, il a porté ces chansons partout au pays, aux États-Unis et en Europe, contribuant ainsi à faire rayonner sa langue riche et poétique à l’extérieur des frontières de l’Acadie. Monsieur Duguay a aussi œuvré avec succès dans presque tous les domaines connexes à sa discipline, notamment comme auteur de comédies musicales, poète, metteur en scène, directeur artistique, écrivain, éditeur, réalisateur et animateur à la télévision. L’Université de Moncton lui a attribué un doctorat honorifique en 1993. En 2008, on lui a remis le prestigieux prix littéraire Antonine-Maillet-Acadie Vie pour souligner les qualités littéraires de son œuvre. Deux années plus tard, en 2010, il a reçu le Prix du Lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick et l’Ordre du Canada, et sera récipiendaire de l’Ordre du Nouveau-Brunswick en 2012. Ce pionnier de la culture acadienne continue d’en être un catalyseur et il inspire aujourd’hui toute une nouvelle génération d’artistes acadiens qui saluent encore son talent et le citent comme source d’inspiration.

Ontario
Madame Mariette Carrier-Fraser

Madame Mariette Carrier-Fraser a œuvré pendant plus de 36 ans dans le milieu de l’éducation en Ontario. En tant que sous-ministre adjointe responsable de l’éducation en langue française au sein du ministère de l’Éducation de 1983 à 1989 et de 1993 à 1997, elle a travaillé sans relâche et avec conviction afin de s’assurer que les droits des francophones en éducation soient reconnus et respectés. Elle a contribué à l’élaboration de maints projets de loi, dont celui ayant mené à la création, en 1998, de douze conseils scolaires de langue française sur tout le territoire ontarien, confiant ainsi aux francophones la pleine gestion de leurs écoles. En 1995, madame Carrier-Fraser a participé à la mise sur pied de deux institutions postsecondaires, le Collège Boréal et le Collège des Grands Lacs, pour les communautés francophones du nord et du sud de l’Ontario. Toujours très impliquée dans la collectivité francophone, elle est présidente ou membre d’un grand nombre d’organismes communautaires. En 2006, elle est élue présidente de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), organisme porte-parole des Franco-Ontariens. Parmi les nombreuses réalisations de l’AFO sous sa direction, il faut souligner la proclamation, en 2010, de la Journée des Franco-Ontariens. En 2007, madame Carrier-Fraser est nommée membre honoraire de l’Association canadienne de l’éducation de langue française et membre de la Compagnie des Cent-Associés francophones, et elle obtient le grade de Chevalier de l’Ordre de la Pléiade conféré par l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. La même année, l’Université d’Ottawa lui décerne un doctorat honorifique. Le Gala de la francophonie de Hearst a par ailleurs créé en 2010 le prix Mariette en son honneur, en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à la francophonie ontarienne.

Ouest canadien
Madame Jeanne Beaudoin

Originaire de l’Abitibi, madame Jeanne Beaudoin arrive au Yukon en 1982, et elle se découvre rapidement une passion pour cette terre nouvelle. Dès 1984, elle est élue vice-présidente de l’Association franco-yukonaise (ou yukonnaise, selon la graphie privilégiée au Yukon). En 1987, elle contribue à la relance du journal L’Aurore boréale par un travail bénévole et lance une pétition pour donner un statut officiel au programme de langue française, un statut qu’il obtiendra dès l’année suivante. Madame Beaudoin a joué un rôle important dans la création de la première garderie francophone du Yukon, de l’école Émilie-Tremblay, de la Commission scolaire francophone du Yukon et du Centre de la francophonie du Yukon, ainsi que pour l’obtention d’une gestion scolaire par et pour les francophones de ce territoire. Madame Beaudoin a successivement été présidente de l’Association franco-yukonaise, présidente de la Garderie du petit cheval blanc et présidente de la Commission scolaire francophone du Yukon. Son travail et son engagement ont été reconnus à plusieurs reprises au fil des ans : elle a été nommée bénévole de l’année de l’Association franco-yukonaise en 1987, 1994 et 1997, a reçu le prix Canada 125 en 1992 de même que le Prix de la femme qui fait une différence de la Direction de la condition féminine du Yukon en 1995 et le Prix de la femme engagée du groupe de femmes Les EssentiElles, en 2001. Le Prix de la Commissaire pour le service bénévole lui a également été décerné au Yukon en 1999; c’était la première fois que ce prix était remis à une francophone. Fière militante, madame Beaudoin a su s’impliquer avec passion et ardeur dans le développement des organismes, des services et des infrastructures au service des francophones du territoire.

Amériques
Monsieur Boris Schoemann

Monsieur Boris Schoemann est directeur de théâtre, traducteur et acteur, mais également un important diffuseur de la culture québécoise et de la francophonie américaine au Mexique. Né en France, où il a eu ses premiers contacts avec le théâtre québécois, Boris Schoemann arrive au Mexique en 1989. Depuis, il a mis en scène plus de 50 spectacles, notamment à titre de directeur du Teatro La Capilla, à Mexico, et de la compagnie Los Endebles, soit Les feluettes en espagnol. La troupe a justement été nommée en l’honneur de cette pièce de Michel Marc Bouchard, qui a été la première aventure théâtrale de la compagnie. En 2000, monsieur Schoemann obtient la première bourse d’échange de résidence artistique Mexique-Québec. Depuis 2002, il organise chaque année une semaine consacrée à la dramaturgie contemporaine où sont mis en vedette des auteurs et dramaturges québécois. Monsieur Schoemann a fait connaître au public mexicain, par ses traductions ou ses mises en scène, des œuvres de Daniel Danis, Larry Tremblay, Évelyne de la Chenelière, Wajdi Mouawad, Jasmine Dubé, Normand Chaurette et Louise Bombardier, pour ne nommer que ceux-là. Sa vocation de « passeur de dramaturgie », comme il le dit lui-même, lui a valu de recevoir en 2009 un médaillon des mains de la gouverneure générale du Canada pour l’ensemble de son travail de diffusion du théâtre québécois auprès des publics hispanophones.

Autres continents
Madame Ursula Mathis-Moser

Professeure en littératures françaises, francophones et espagnoles à l’Université d’Innsbruck, en Autriche, madame Ursula Mathis-Moser se consacre depuis plus de 30 ans au rayonnement de la langue et de la culture des francophones d’Amérique. En 1983, elle fait un premier séjour en Louisiane, qui lui fait découvrir la richesse et la diversité du fait français en Amérique. Cela l’amènera à une exploration passionnée des francophonies nord-américaines. À la fin des années 1980, le Québec attire son attention et devient le centre d’intérêt de sa carrière professionnelle, mais madame Mathis-Moser s’est aussi intéressée aux francophonies de l’Ouest canadien, du Manitoba, de l’Acadie et d’Haïti. Depuis 1995, elle dirige le Centre d’études de la chanson québécoise de l’Université d’Innsbruck, où elle a intéressé de nombreux étudiants aux questions québécoises. Depuis 1997, elle dirige également le Centre d’études canadiennes de la même université, le premier centre du genre en Autriche. Madame Mathis-Moser a de plus travaillé de 2008 à 2011 en tant que rédactrice adjointe de la Revue internationale d’études canadiennes du Conseil international d’études canadiennes. Depuis 2011, elle est aussi chercheuse associée au Centre de littérature canadienne de l’Université de l’Alberta. Dans le cadre de ses activités professionnelles, elle s’est battue pour faire respecter le fait francophone et pour mettre sur un pied d’égalité le français et l’anglais. Le parcours de madame Mathis-Moser montre sa véritable passion pour les cultures francophones d’Amérique. Au cours de sa carrière, en plus d’avoir reçu le titre d’officier de l’Ordre des palmes académiques, elle a reçu de nombreux prix, dont le prix Jean Éthier-Blais de la critique littéraire en 2004, pour son ouvrage Dany Laferrière. La dérive américaine.

Lauréate du prix littéraire Émile-Ollivier 2012
Michèle Vinet

Michèle Vinet habite Ottawa. Diplômée de l’Université d’Ottawa en lettres françaises et en éducation, spécialisée en français langue seconde, elle a longtemps œuvré dans le domaine de l’enseignement en offrant des cours de français langue seconde et de création littéraire, ainsi que des ateliers de formation professionnelle. Elle a également fait carrière à titre de comédienne et joué dans de nombreuses pièces de théâtre, en français comme en anglais, ainsi que dans des séries télévisées et des films. En 2008, elle s’aventure dans les sentiers de l’écriture romanesque et publie son premier roman, Parce que chanter c’est trop dur, qui a été finaliste du prix littéraire Le Droit et du prix littéraire Trillium, en Ontario. Deux de ses nouvelles ont été publiées dans la revue Art Le Sabord et une troisième paraîtra sous peu dans la revue Virages. Son second roman, Jeudi Novembre, est paru en 2011. C’est pour ce livre, déjà couronné du prix littéraire Trillium 2012, que le Conseil supérieur de la langue française remet à Michèle Vinet le prix littéraire Émile-Ollivier 2012.

Lauréate du Prix du 3-Juillet-1608
Fédération de la jeunesse canadienne-française
 
Depuis près de 40 ans, la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) porte les intérêts de la jeunesse d’expression française au Canada et contribue à l’atteinte de son plein potentiel. En augmentant les occasions pour les jeunes de 14 à 25 ans d’utiliser la langue française, elle renforce leur sentiment d’appartenance à leur communauté et aide ainsi à développer chez eux une identité canadienne de culture française.

Ayant su développer au fil des ans une expertise peu commune, la FJCF se révèle un acteur significatif, qui a mis sur pied des événements nationaux comme le Parlement jeunesse pancanadien, le Forum jeunesse pancanadien, les Jeux de la francophonie canadienne de même que certains programmes d’employabilité pour la jeunesse francophone. Son système de gouvernance par et pour les jeunes est d’autant plus intéressant qu’il permet leur épanouissement tout en considérant leurs besoins. En remettant à la FJCF le Prix du 3-Juillet-1608, le Conseil supérieur de la langue française veut souligner l’importance de la jeunesse canadienne-française dans les communautés francophones en situation minoritaire, tout en saluant l’envergure du travail réalisé par l’ensemble des organisations membres vouées à la jeunesse au pays.

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