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Le français et les médias : Les habitudes des Québécois

LE FRANÇAIS ET LES MÉDIAS

Les habitudes
des Québécois

par

Sylvie Beauchamp
Pierre Bouchard

Centre de sondage
de l'Université de Montréal






Table des matières

REMERCIEMENTS

PRÉSENTATION

INTRODUCTION

CHAPITRE
PREMIER :
PRÉSENTATION DES INSTRUMENTS DE LA RECHERCHE ET DES PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES DES INFORMATEURS

1.1. L'échantillonnage et la stratégie de cueillette
1.2. Le questionnaire
1.3. Le schéma d'analyse
1.4. Les caractéristiques de l'échantillon

CHAPITRE II : LE FRANÇAIS ET LA LECTURE DES MÉDIAS

2.1. Les quotidiens
2.1.1. La lecture des quotidiens en général
2.1.2. La lecture des quotidiens de langue française
2.1.3. La lecture des quotidiens de langue anglaise
2.1.4. La lecture des sections spécialisées
2.1.5. Les raisons de lire des quotidiens dans une autre langue que la sienne
2.1.6. Le temps consacré à la lecture des quotidiens
2.1.7. L'évolution de la consommation des quotidiens
2.1.8. La confiance accordée aux quotidiens
2.1.9. Résumé

2.2. Les hebdomadaires
2.2.1. La lecture des hebdomadaires en général
2.2.2. Le temps consacré à la lecture des hebdos
2.2.3. Résumé

2.3. Les revues et les magazines
2.3.1. La lecture des revues en général
2.3.2. La lecture de revues en particulier
2.3.3. Le temps consacré à la lecture des revues
2.3.4. L'évolution de la consommation des revues
2.3.5. Résumé

2.4. Conclusion

CHAPITRE 3 : LES MÉDIAS ÉLECTRONIQUES

3.1. La télévision
3.1.1. Le nombre d'heures consacrées à la télévision
3.1.2. La langue d'écoute de la télévision
3.1.3. La télévision américaine
3.1.4. L'abonnement à la télédistribution
3.1.5. Le nombre d'heures consacrées à la télévision de diverses origines culturelles
3.1.6. Les motivations sous-jacentes aux profils d'écoute
3.1.7. Les types d'émissions regardées
3.1.8. L'évolution des profils d'écoute

3.2. La radio
3.2.1. La langue d'écoute de la radio
3.2.2. Le nombre d'heures d'écoute de la radio
3.2.3. Les motivations sous-jacentes aux profils d'écoute de la radio
3.2.4. Les types d'émissions de radio préférées

3.3 Conclusion

CHAPITRE 4 : LA SITUATION DU FRANÇAIS DANS LES AUTRES ACTIVITÉS CULTURELLES : LE CAS DU LIVRE, DU CINÉMA, DU THÉÂTRE ET DU SPECTACLE

4.1. Les livres
4.1.1. La lecture
4.1.2. L'interaction linguistique dans les habitudes de lecture
4.1.3. Le nombre de livres lus
4.1.4. Le nombre d'heures consacrées à la lecture
4.1.5. Les lectures liées au travail
4.1.6. L'interaction linguistique dans les lectures de travail

4.2. Le cinéma, le théâtre et les spectacles
4.2.1. La fréquentation du cinéma, du théâtre et des spectacles
4.2.2. L'interaction linguistique dans la fréquentation du cinéma, du théâtre et des spectacles

4.3. Conclusion

CHAPITRE V : LES OPINIONS DES QUÉBÉCOIS FACE AUX QUESTIONS LINGUISTIQUES

5.1. La qualité de la langue
5.1.1. La préoccupation relative à la qualité de la langue écrite dans les quotidiens
5.1.2. La préoccupation relative à la qualité de la langue parlée à la télévision

5.2. Les opinions relatives à l'usage et au statut des langues du Québec

5.3. Conclusion

CONCLUSION

ANNEXE A : LE RAPPORT D'ÉCHANTILLONNAGE ET LES RÉSULTATS DE LA CUEILLETTE DES DONNÉES
ANNEXE B : LE QUESTIONNAIRE





Liste des tableaux



CHAPITRE PREMIER

I-1

Distribution de l'échantillon, selon la langue maternelle

I-2

Distribution de l'échantillon, selon la langue d'usage

I-3

Distribution de l'échantillon, selon l'âge et la langue maternelle

I-4

Distribution de l'échantillon, selon le lieu de naissance et la langue maternelle

I-5

Distribution de l'échantillon, selon l'état matrimonial et la langue maternelle

I-6

Distribution de l'échantillon, selon la scolarité et la langue maternelle

I-7

Distribution de l'échantillon, selon la catégorie professionnelle et la langue maternelle

I-8

La compétence pour comprendre l'anglais chez les francophones et les allophones

I-9

La compétence pour écrire l'anglais chez les francophones et les allophones

I-10

La compétence pour comprendre le français chez les anglophones et les allophones

I-11

La compétence pour écrire le français chez les anglophones et les allophones

CHAPITRE II

II-1

Évolution de la lecture des quotidiens au Québec depuis 1971

II-2

Lecture des quotidiens, selon la langue maternelle des informateurs

II-3

Lecture des quotidiens, selon la scolarité et la langue maternelle des informateurs

II-4

Régularité de la lecture des quotidiens, selon la langue maternelle des informateurs

II-5

Nombre de quotidiens lus par semaine, selon la langue maternelle des informateurs

II-6

Évolution de la lecture des quotidiens de langue française et de langue anglaise depuis 1971, selon la langue maternelle des lecteurs

II-7

Langue de lecture des quotidiens, selon la langue maternelle des lecteurs

II-8

Langue de lecture des quotidiens, selon la compétence pour lire la langue seconde et selon la langue maternelle des lecteurs

II-9

Langue de lecture des quotidiens, selon la langue maternelle des lecteurs réguliers

II-10

Clientèle des différents quotidiens de langue française

II-11

Lecture des quotidiens montréalais de langue française, selon la langue maternelle des lecteurs de quotidiens

II-12

Lecture des quotidiens montréalais de langue française, selon la scolarité des lecteurs de quotidiens

II-13

Raisons pour lesquelles on préfère lire un quotidien de langue française en particulier

II-14

Raisons pour lesquelles les francophones de Montréal préfèrent lire un quotidien de langue française en particulier

II-15

Clientèle des différents quotidiens de langue anglaise

II-16

Distribution des lecteurs de la Gazette et du Montreal Star, selon la langue maternelle

II-17

Régularité de la lecture de la Gazette et du Montreal Star, selon la langue maternelle de leurs lecteurs

II-18

Lecture d'au moins un quotidien de langue française chez les lecteurs de la Gazette et du Montreal Star, selon leur langue maternelle

II-19

Raisons pour lesquelles on préfère lire un quotidien de langue anglaise en particulier

II-20

Raisons pour lesquelles on préfère lire la Gazette et le Montreal Star, selon la langue maternelle des lecteurs

II-21

Lecture des sections spécialisées des quotidiens, selon la langue maternelle

II-22

Raisons de lire des quotidiens de langue française, selon la langue d'usage

II-23

Raisons de lire des quotidiens de langue anglaise, selon la langue d'usage

II-24

Moyenne d'heures par semaine consacrées à la lecture des quotidiens, selon la langue maternelle

II-25

Moyenne d'heures par semaine consacrées à la lecture des quotidiens, selon le sexe et la langue maternelle

II-26

Moyenne d'heures par semaine consacrées à la lecture des quotidiens, selon l'âge et la langue maternelle

II-27

Moyenne d'heures par semaine consacrées à la lecture, selon la langue du quotidien et selon la langue maternelle

II-28

Moyenne d'heures par semaine consacrées à la lecture des quotidiens, selon la langue de lecture et selon la langue maternelle

II-29

Évolution de la lecture des quotidiens de langue française et de langue anglaise, selon la langue maternelle

II-30

Confiance accordée aux journaux, selon la langue maternelle des lecteurs

II-31

Lecture des hebdomadaires, selon la langue maternelle des informateurs

II-32

Lecture des hebdomadaires, selon l'âge et la langue maternelle des informateurs

II-33

Lecture des hebdomadaires de langue française et de langue anglaise, selon la langue maternelle des lecteurs

II-34

Langue de lecture des hebdomadaires, selon la langue maternelle des lecteurs

II-35

Langue de lecture des hebdos, selon la compétence pour lire la langue seconde et selon la langue maternelle

II-36

Moyenne d'heures par semaine consacrées à la lecture des hebdos, selon la langue maternelle

II-37

Moyenne d'heures par semaine consacrées à la lecture des hebdos, selon le sexe et la langue maternelle

II-38

Moyenne d'heures par semaine consacrées à la lecture, selon la langue de l'hebdomadaire et selon la langue maternelle

II-39

Lecture des revues, selon la langue de l'imprimé et selon la langue maternelle des informateurs

II-40

Langue de lecture des revues, selon la langue maternelle des lecteurs

II-41

Langue de lecture des revues, selon le sexe et la langue maternelle des lecteurs

II-42

Langue de lecture des revues, selon la compétence linguistique et la langue maternelle des lecteurs

II-43

Lecture de certains types de revues, selon la langue maternelle du lecteur

II-44

Raisons de préférer une revue de langue française à une revue de langue anglaise qui traite le même sujet (francophones, langue d'usage seulement)

II-45

Raisons de préférer une revue de langue anglaise à une revue de langue française qui traite le même sujet (francophones, langue d'usage seulement)

II-46

Moyenne d'heures consacrées chaque mois à la lecture des revues, selon la langue maternelle

II-47

Moyenne d'heures consacrées chaque mois à la lecture des revues, selon le sexe et la langue maternelle

II-48

Moyenne d'heures consacrées chaque mois à la lecture, selon la langue des revues et selon la langue maternelle

II-49

Évolution de la lecture de revues de langue française et de revues de langue anglaise, selon la langue maternelle

CHAPITRE III

III-1

Moyenne d'heures d'écoute de la télévision, par semaine, selon la scolarité et la langue maternelle

III-2

Moyenne d'heures d'écoute de la télévision, par semaine, selon le revenu familial annuel et la langue maternelle

III-3

Langue d'écoute de la télévision, selon la langue maternelle

III-4

Langue d'écoute de la télévision pour les francophones, selon la région

III-5

Langue d'écoute de la télévision pour les francophones, selon le niveau de scolarité

III-6

Langue d'écoute de la télévision pour les francophones, selon le revenu familial annuel

III-7

Langue d'écoute de la télévision pour les francophones, selon l'âge

III-8

Langue d'écoute de la télévision, selon la compétence pour comprendre la langue seconde et selon la langue maternelle

III-9

Écoute de la télévision américaine pour 1971 et 1979, selon la langue maternelle

III-10

Écoute de la télévision américaine de la part des francophones, selon la région

III-11

Écoute de la télévision américaine de la part des francophones, selon le nombre d'années de scolarité

III-12

Écoute de la télévision américaine de la part des anglophones, selon le nombre d'années de scolarité

III-13

Écoute de la télévision américaine de la part des francophones, selon la compétence pour comprendre l'anglais

III-14

Écoute de la télévision américaine par les francophones, selon le revenu familial annuel

III-15

Écoute de la télévision américaine par les anglophones et les allophones, selon le revenu familial annuel

III-16

Abonnement à la télédistribution pour 1971 et 1979, selon la langue maternelle

III-17

Abonnement à la télédistribution pour les francophones, selon la région

III-18

Abonnement à la télédistribution pour les francophones, selon la scolarité

III-19

Abonnement à la télédistribution pour les francophones, selon le revenu familial annuel

III-20

Abonnement à la télédistribution pour les anglophones, selon le revenu familial annuel

III-21

Moyenne et pourcentage d'heures par semaine consacrées à la télévision de diverses origines, selon la langue maternelle

III-22

Moyenne et pourcentage d'heures par semaine consacrées à la télévision de diverses origines pour les francophones, selon la région

III-23

Raisons mentionnées pour expliquer l'écoute de la télévision de langue française par ceux qui regardent la télévision de langue anglaise et de langue française, selon la langue maternelle des informateurs

III-24

Raisons invoquées pour expliquer l'écoute de la télévision canadienne-anglaise par ceux qui regardent la télévision de langue française et de langue anglaise, selon la langue maternelle des informateurs

III-25

Raisons mentionnées pour expliquer l'écoute de la télévision américaine, selon la langue maternelle

III-26

Raisons mentionnées par les auditeurs de langue d'usage anglaise ou autre pour expliquer l'écoute de la télévision de langue française

III-27

Raisons mentionnées par les auditeurs de langue d'usage française ou autre pour expliquer l'écoute de la télévision canadienne-anglaise

III-28

Écoute régulière (très souvent, souvent) des différents types d'émissions présentées à la télévision de langue française, selon la langue maternelle

III-29

Écoute régulière (très souvent, souvent) des différents types d'émissions présentées à la télévision américaine, selon la langue maternelle

III-30

Écoute régulière (très souvent, souvent) des différents types d'émissions présentées à la télévision canadienne-anglaise, selon la langue maternelle

III-31

Évolution de l'écoute de la télévision de diverses origines depuis un an, selon la langue maternelle

III-32

Langue d'écoute de la radio, selon la langue maternelle

III-33

Langue d'écoute de la radio pour les francophones, selon la région

III-34

Langue d'écoute de la radio pour les francophones, selon l'âge

III-35

Langue d'écoute de la radio pour les francophones, selon la scolarité

III-36

Langue d'écoute de la radio pour les francophones, selon la compétence pour comprendre l'anglais

III-37

Moyenne et pourcentage d'heures d'écoute de la radio, par jour, selon la langue de diffusion et la langue maternelle

III-38

Moyenne et pourcentage d'heures d'écoute de la radio pour les francophones, par jour, selon la langue de diffusion et la région des auditeurs

III-39

Moyenne et pourcentage d'heures d'écoute de la radio pour les francophones, par jour, selon la langue de diffusion et l'âge des auditeurs

III-40

Moyenne et pourcentage d'heures d'écoute de la radio pour les anglophones et les allophones, par jour, selon la langue de diffusion et l'âge des auditeurs

III-41

Moyenne et pourcentage d'heures d'écoute de la radio pour les francophones, par jour, selon la langue de diffusion et la scolarité

III-42

Moyenne et pourcentage d'heures d'écoute de la radio pour les francophones, par jour, selon la langue de diffusion et la compétence pour comprendre l'anglais

III-43

Moyenne et pourcentage d'heures d'écoute de la radio pour les francophones, par jour, selon la langue de diffusion et le revenu familial annuel

III-44

Motifs d'écoute de la radio de langue française, pour les auditeurs qui écoutent la radio dans les deux langues

III-45

Motifs d'écoute de la radio de langue anglaise pour les auditeurs qui écoutent la radio dans les deux langues, selon la langue maternelle

III-46

Raisons d'écouter la radio de langue anglaise chez les francophones (langue d'usage)

III-47

Raisons d'écouter la radio de langue française chez les anglophones (langue d'usage)

III-48

Types d'émissions préférées à la radio de langue française, selon la langue maternelle des auditeurs

III-49

Types d'émissions préférées à la radio de langue anglaise, selon la langue maternelle des auditeurs

CHAPITRE IV

IV-1

Lecture d'au moins un livre au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la langue maternelle

IV-2

Lecture d'au moins un livre au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la langue maternelle et l'âge

IV-3

Lecture d'au moins un livre au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la scolarité et la langue maternelle

IV-4

Lecture d'au moins un livre au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la scolarité

IV-5

Lecture d'au moins un livre au cours des trois mois précédant l'enquête, selon le sexe et la langue maternelle

IV-6

Lecture d'au moins un livre au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la profession et la langue maternelle

IV-7

Lecture d'au moins un livre au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la région

IV-8

Langue des livres lus au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la langue maternelle des lecteurs

IV-9

Langue des livres lus au cours des trois mois précédant l'enquête, selon le sexe des lecteurs

IV-10

Langue des livres lus au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la scolarité des lecteurs francophones

IV-11

Langue des livres lus au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la profession des lecteurs

IV-12

Langue des livres lus au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la compétence des lecteurs francophones pour lire l'anglais

IV-13

Nombre de livres lus au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la langue maternelle des lecteurs

IV-14

Nombre de livres lus en français et en anglais au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la langue maternelle des lecteurs

IV-15

Moyenne d'heures de lecture de livres au cours du mois précédant l'enquête, selon la langue maternelle des lecteurs

IV-16

Moyenne d'heures consacrées aux livres en français et en anglais au cours du mois précédant l'enquête, selon la langue maternelle des lecteurs

IV-17

Lecture d'au moins un livre en rapport avec le travail au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la langue maternelle des lecteurs

IV-18

Lecture d'au moins un livre en rapport avec le travail au cours des trois mois précédant l'enquête, selon l'âge et la langue maternelle des lecteurs

IV-19

Lecture d'au moins un livre en rapport avec le travail au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la scolarité et la langue maternelle des lecteurs

IV-20

Lecture d'au moins un livre en rapport avec le travail au cours des trois mois précédant l'enquête, selon le revenu personnel des lecteurs francophones

IV-21

Lecture d'au moins un livre en rapport avec le travail au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la profession des lecteurs francophones

IV-22

Langue des livres lus en rapport avec le travail au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la langue maternelle des lecteurs

IV-23

Langue des livres lus en rapport avec le travail au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la profession des lecteurs francophones

IV-24

Langue des livres lus en rapport avec le travail au cours des trois mois précédant l'enquête, selon le revenu personnel des lecteurs francophones

IV-25

Langue des livres lus en rapport avec le travail au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la scolarité des lecteurs francophones

IV-26

Fréquentation du cinéma au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la langue maternelle

IV-27

Fréquentation des productions culturelles au moins une fois au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la langue maternelle et l'âge

IV-28

Fréquentation des productions culturelles au moins une fois au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la scolarité et la langue maternelle

IV-29

Fréquentation des productions culturelles au moins une fois au cours des trois mois précédant l'enquête, selon le revenu familial annuel et la langue maternelle

IV-30

Langue des productions culturelles auxquelles les informateurs ont assisté au cours des trois mois précédant l'enquête, selon la langue maternelle

CHAPITRE V

V-1

Préoccupation à l'égard de la qualité de la langue dans tes quotidiens, selon la langue maternelle des lecteurs

V-2

Préoccupation à l'égard de la qualité de l'orthographe dans les quotidiens de langue française, selon l'âge des lecteurs francophones

V-3

Préoccupation à l'égard de la qualité de la langue dans les quotidiens de langue française, selon la scolarité des lecteurs francophones

V-4

Préoccupation à l'égard de la qualité de la syntaxe dans les quotidiens de langue anglaise, selon la scolarité des lecteurs anglophones

V-5

Préoccupation à l'égard de la qualité de la langue dans les quotidiens de langue française, selon le quotidien lu par les lecteurs francophones

V-6

Sensibilité à la qualité de la langue parlée à la télévision, selon la langue maternelle des téléspectateurs

V-7

Préoccupation à l'égard de la qualité de la langue parlée à la télévision de langue française, selon la scolarité des téléspectateurs francophones

V-8

Préoccupation à l'égard de la qualité de la prononciation à la télévision canadienne-anglaise, selon la scolarité des téléspectateurs anglophones

V-9

Pourcentage d'appui (tout à fait d'accord et d'accord) à chacun des énoncés relatifs à l'usage et au statut des langues au Québec, selon la langue maternelle

ANNEXE A

A-1

Échantillonnage des numéros de téléphone, selon les zones

A-2

Validité des numéros de téléphone, selon les zones

A-3

Résultat de la cueillette pour les numéros de téléphone valides, ensemble de la province

A-4

Résultat de la cueillette pour les numéros de téléphone valides, zone Montréal

A-5

Résultat de la cueillette pour les numéros de téléphone valides, zone frontalière

A-6

Résultat de la cueillette pour les numéros de téléphone valides, zone-province

A-7 Pondération

A-8 Résultats de la pondération

A-9

Distribution de la population, selon la langue maternelle

A-10

Distribution de la population, selon l'âge





Remerciements


La réalisation d'une recherche de cette envergure nécessite le travail de toute une équipe. En premier lieu, nous tenons à souligner l'appui et la collaboration soutenus du Conseil de la langue française. Jean-Denis Gendron, ex-président du Conseil, et Michel Amyot et Daniel Monnier, de la Direction des études et recherches, ont largement inspiré le contenu de cette recherche et contribué à la mise au point des instruments. Daniel Monnier, en remplissant son rôle d'agent de liaison, a aussi permis que toutes les étapes de la recherche soient menées à bonne fin.

En second lieu, nous voulons reconnaître tout le travail qui a été réalisé au Centre de sondage. Il est rare que nous ayons l'occasion de mentionner la contribution de chacun dans la réalisation d'une recherche. Toutefois, étant donné l'envergure de celle-ci, nous tenons à souligner le travail de ses principaux artisans, sans lesquels elle n'aurait pu se concrétiser. Victor Tremblay a assuré la mise au point d'un modèle d'échantillonnage jusque-là inédit et, en plus, a contribué, en tant que directeur, à créer les conditions favorables au succès d'une telle entreprise. Jacqueline Larose, responsable de l'échantillonnage, collabora à la mise sur pied d'une banque de numéros de téléphone qui allait, par la suite, s'avérer indispensable à la constitution de notre échantillon. André Beauchamp, analyste-programmeur, participa à la production de l'échantillon et à l'informatisation des résultats de cueillette. Béatrice Tremblay et son adjointe Madeleine Auger ont su mener à bien l'organisation et la coordination des opérations de cueillette. Lyse Bergeron et Lorraine Landreville ont agi comme surveillantes et ont ainsi contribué à la qualité des données recueillies. L'équipe des interviewers a également accompli un travail considérable dans des conditions parfois difficiles, mais avec la détermination d'atteindre les objectifs de rentabilité et de qualité qui leur avaient été fixés. Ginette Couture, responsable du codage, a permis la réalisation du codage proprement dit. Lise Godin l'a assistée comme surveillante auprès de l'équipe de codeurs qui ont effectué leur travail avec, encore une fois, tout le souci de qualité et de précision qui leur était demandé. Il nous faut mentionner, enfin, le travail de Claude Renaud et Gilles Thisdale sur le plan comptable, celui de Lucille Sylvestre comme coordonnatrice des travaux du secrétariat, celui de Sylvie Martin, Marie-Claire Boulay et France Lacoursière qui ont dactylographié tous nos manuscrits et celui de Marie Barbe qui a bien voulu relire les textes produits dans le cadre de cette recherche.

En terminant, nous ne saurions passer sous silence la collaboration essentielle des 1 493 personnes qui ont répondu à ce sondage. Nous remercions, pour leur appui et leur collaboration, toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont participé à cette recherche.

Sylvie Beauchamp
Pierre Bouchard





Présentation


Le français et les médias. Les habitudes des Québécois est le second rapport préparé par le Centre de sondage de l'Université de Montréal pour le Conseil de la langue française. Ce rapport s'inscrit dans la démarche du Conseil, entreprise dès 1978, pour se doter des instruments de mesure les meilleurs possibles lui permettant d'évaluer la situation linguistique du Québec, d'en connaître l'état après l'adoption de la Charte de la langue française dans les domaines du travail, des médias, des commerces et des services et, enfin d'évaluer, là où les données sont disponibles, l'évolution de la situation linguistique depuis le début des années 70.

La présente étude, menée auprès d'un échantillon représentatif de 1 493 personnes au début de l'été 1979, évalue les habitudes des Québécois en ce qui regarde leur consommation des médias écrits ou parlés. L'étude permet, d'une part, de mesurer la pénétration respective des médias francophones et anglophones auprès des Québécois de diverses origines linguistiques et, lorsque les données sont disponibles, de comparer l'état de la situation en 1979 à celui de 1971. D'autre part, nos résultats fournissent des informations importantes sur la participation des Québécois à plusieurs activités culturelles, sur les préoccupations de la population à l'égard de la qualité de la langue écrite ou parlée et sur les opinions quant à l'usage et au statut des langues au Québec.

Il s'agit pour le Conseil d'un premier rapport sur cet important sujet. On y retrouve les principaux résultats généraux de l'enquête et une première analyse des données. Le Conseil n'en restera pas là. On sait que l'avenir du français, notamment au Québec, se jouera largement en fonction de la place qu'occupera cette langue au cours des prochaines décennies dans les moyens modernes de communication, notamment la télévision payante, la télévision et la radio relayées par câble coaxial, l'informatique nouvelle, la télématique... Quelle langue véhiculeront tous ces moyens modernes de communication qui commencent déjà à s'implanter dans nos milieux? Les productions culturelles francophones seront-elles suffisantes en nombre et en qualité pour permettre un choix digne de ce nom au public francophone? Quel sera le rôle de la traduction dans ce vaste domaine des communications?

Voilà un ensemble de questions qui découlent en droite ligne de notre enquête et qui feront l'objet des préoccupations, entre autres, des chercheurs de la Direction des études et recherches au cours des prochaines années.

Qu'il nous soit permis, en terminant, de rendre hommage à tout le personnel du Centre de sondage de l'Université de Montréal. Le travail à accomplir, nous en sommes bien conscients, comportait de nombreuses difficultés et elles furent surmontées avec succès. Nous désirons souligner tout particulièrement le travail des deux chercheurs affectés à ce dossier, soit madame Sylvie Beauchamp et monsieur Pierre Bouchard, de même que celui du directeur du Centre, monsieur Victor Tremblay. Nous ne pouvons passer sous silence le travail de monsieur Daniel Monnier, agent de recherche à la Direction des études et recherches du Conseil. Il a suivi le déroulement de tout le projet et a mis la touche finale au rapport produit par le Centre de sondage.

Michel Amyot
Directeur des études
et recherches






Introduction






Cette recherche s'inscrit dans le cadre du mandat général du Conseil de la langue française, qui a le devoir de surveiller l'évolution de la situation linguistique au Québec. Le domaine des médias constitue un sujet d'étude prioritaire, puisque toute la population s'y trouve concernée. Les médias, qu'ils soient écrits ou parlés, francophones ou anglophones, s'adressent à tous, sans considération de l'âge et de l'origine sociale, et le plus souvent à domicile. L'objectif de cette recherche est de mesurer la pénétration respective des médias francophones et anglophones auprès des Québécois de diverses origines linguistiques et, dans la mesure où les données sont disponibles, de voir si la situation a évolué entre 1971 et 1979.

L'objet de cette recherche est assez vaste. Il couvre la lecture des médias écrits, l'écoute des médias électroniques ainsi que la participation à quelques autres activités culturelles courantes. La langue utilisée par la clientèle de ces médias, que cette clientèle soit francophone, anglophone ou allophone, constitue l'aspect principal de l'étude; d'autres aspects, comme la préoccupation de la population à l'égard de la qualité de la langue écrite ou parlée et ses opinions reliées à la situation linguistique, sont aussi touchés.

Dans le but de permettre le plus de comparaisons possibles, le questionnaire, utilisé pour cette recherche, tient compte d'un certain nombre d'éléments qui avaient été définis en 1971 par la firme SORECOM inc. dans le cadre de son étude pour la Commission Gendron1. Les instruments qui ont servi à cette recherche sont présentés au premier chapitre de ce rapport.

Le chapitre II traite des médias écrits et de leur pénétration auprès des Québécois. L'analyse porte d'abord sur les facteurs qui incitent plus ou moins à la lecture des quotidiens, des hebdomadaires et des revues chez les divers groupes linguistiques et elle décrit ensuite la part respective que ceux-ci allouent à la langue française et à la langue anglaise dans leur lecture des médias d'information écrits.

Le chapitre III procède à peu près à la même analyse que le chapitre précédent, mais pour les médias électroniques. Soulignons, cependant, les sujets particuliers que constituent la télédistribution et la pénétration de la télévision américaine.

Le chapitre IV porte sur la participation des informateurs à des activités culturelles reliées de près au monde des médias :lecture de livres et assistance à des films, des pièces de théâtre et des spectacles de chanteurs. L'analyse sera, là encore, centrée sur la langue utilisée par les informateurs des trois groupes linguistiques lorsqu'ils s'adonnent à ces activités.




1 Commission d'enquête sur la situation de la langue française et sur les droits linguistiques au Québec. [retour au texte]




Le dernier chapitre explore les attitudes des informateurs sous deux aspects. Premièrement, la préoccupation qu'ils entretiennent à l'égard de la qualité de la langue dans les médias et deuxièmement les opinions qu'ils ont à propos de l'usage et du statut des langues au Québec. Ces éléments sont destinés à enrichir des analyses ultérieures, c'est-à-dire permettre une mise en relation des comportements et des attitudes linguistiques, mais, dans un premier temps, nous nous limitons à la simple description des proportions d'informateurs qui adhèrent à telle ou telle opinion.






CHAPITRE PREMIER

Présentation
des instruments
de la recherche
et des principales
caractéristiques
des informateurs







1.1. L'échantillonnage et la stratégie de cueillette

Le modèle d'échantillonnage utilisé pour cette recherche est de type stratifié et non proportionnel : il a été conçu de façon à pouvoir mieux décrire l'utilisation qu'on fait du français dans la consommation des différents médias, que ce soit à Montréal, dans la zone frontalière (région qui longe l'Ontario et les États-Unis) ou dans le reste du Québec (zone-province).

Cette recherche visait tous les Québécois de 18 ans et plus, qui faisaient partie d'un ménage ayant le téléphone et dont le numéro pouvait être composé sans passer par le téléphoniste. Les numéros de téléphone ont été sélectionnés selon la méthode de la génération aléatoire, utilisée au Centre de sondage de l'Université de Montréal1.

Compte tenu du modèle d'échantillonnage, 3 301 numéros de téléphone ont été sélectionnés et 2 646 de ceux-là ont été déclarés valides. De là, nous avons pu compléter 1 493 entrevues, soit un taux de réponse de 56,4 %, un taux assez faible, mais qui s'explique par la longueur de l'entrevue et la période durant laquelle les entrevues ont été faites. La cueillette des données a été réalisée par entrevues téléphoniques entre le 27 mai et le 20 juillet 1979. Ces entrevues duraient en moyenne 30 minutes et étaient effectuées à partir des bureaux du Centre de sondage situés à Montréal.

Chacune de ces entrevues a été pondérée par la proportion de la population qu'elle devrait représenter dans la réalité et corrigée par le taux de réponse de chacune des zones d'analyse. Ainsi, tout au long des pages qui suivent, les données analysées proviennent de cet échantillon pondéré de 1 493 informateurs.

Le niveau de précision des données recueillies est de plus ou moins 2,6 % pour l'ensemble de la population québécoise dans le cas des résultats les plus hétérogènes.

1.2. Le questionnaire

Le questionnaire se compose de six grands blocs de questions. Le premier bloc (questions 2 à 47) a pour but de déterminer le plus précisément possible la consommation qui est faite des trois principaux médias écrits, les quotidiens, les hebdomadaires et les revues. Dans le premier cas, il était important de ne pas limiter la recherche à une simple évaluation de la consommation des quotidiens, mais de poursuivre la démarche jusqu'à pouvoir cerner les comportements des informateurs quant à la langue de lecture et à en chercher une explication (raison de préférer lire dans telle ou telle langue). Dans le cas des hebdomadaires, le traitement est plus restreint. Les questions visent simplement à connatre le nombre d'hebdos de langue française ou de langue anglaise que chacun des informateurs lit au cours d'une semaine et le temps qu'il consacre à cette activité. La lecture des revues a été abordée dans la même perspective que celle des hebdomadaires. Les mêmes questions ont été posées, à l'exception de celle qui porte sur la raison de lire une revue dans une langue plutôt que dans l'autre. Cette question, en fait, a été formulée de façon à savoir plus précisément pourquoi on lit une revue dans une langue, alors qu'une revue traitant le même sujet existe dans l'autre langue.




1 Pour obtenir plus de renseignements sur le modèle d'échantillonnage, les résultats de la cueillette et la pondération utilisée, on se reportera à l'annexe A. [retour au texte]




Le second bloc (questions 57 à 91) traite des médias électroniques, soit la télévision et la radio. Une première série de questions a pour but de déterminer dans quelle langue on écoute la télévision, pourquoi on le fait dans telle ou telle langue et, aussi, de mesurer l'importance de la télédistribution qui permet, entre autres, à la télévision américaine de pénétrer en territoire québécois. Une deuxième série de questions permet d'identifier les stations de télévision que les informateurs écoutent le plus souvent et les émissions qu'ils préfèrent, que ce soit à la télévision de langue française, à la télévision américaine ou à la télévision canadienne-anglaise. Enfin, une dernière série de questions vise à mesurer l'ampleur de l'écoute de la télévision (nombre d'heures) et l'évolution de cette écoute depuis un an. Dans le cas de la radio, une structure de questions similaires a été adoptée langue d'écoute, motivations, stations le plus souvent écoutées, émissions les plus recherchées et nombre d'heures d'écoute.

Le troisième bloc (questions 48 à 56 et question 92) traite des livres et des productions culturelles. Combien de livres a-t-on lus au cours des trois derniers mois et dans quelle langue les a-t-on lus? A-t-on fait ces lectures dans une perspective de travail? Et combien d'heures a-t-on consacrées à de telles lectures? Dans le cas des productions culturelles, nous nous sommes limités au nombre de productions auxquelles l'informateur a assisté au cours des trois derniers mois (précédant l'entrevue) en excluant toujours celles qu'il a vues à la télévision. Les productions touchées sont les films, les spectacles de chanteurs et les pièces de théâtre.

Le quatrième bloc (questions 9, 19, 62 et 76) interroge l'informateur sur sa préoccupation à l'égard de la qualité de la langue dans différents médias, en particulier les quotidiens et la télévision. Porte-t-il attention aux termes ou tournures de phrases empruntés à l'autre langue, aux fautes d'orthographe (ou mauvaises prononciations) et aux phrases mal construites?

Le cinquième bloc (questions 93, 95, 112 à 114) permet de catégoriser la population québécoise à partir d'un certain nombre d'opinions relatives à l'usage et au statut des langues au Québec ainsi qu'aux répercussions de la Charte de la langue française.

Le sixième bloc (questions 98 à 111), enfin, fournit les principales caractéristiques personnelles des informateurs : démographiques, socio-économiques et individuelles.

Une lecture attentive du questionnaire est, selon nous, la meilleure façon d'en comprendre la structure et, ainsi, de faciliter la compréhension des résultats présentés tout au long de ce rapport.

1.3. Le schéma d'analyse

L'analyse ne fait appel à aucun modèle compliqué : elle se fait surtout par rapport à la langue maternelle des informateurs, c'est-à-dire la première langue qu'ils ont apprise et qu'ils comprennent encore et, pour un certain nombre de dimensions, par rapport à la langue d'usage, soit la langue qu'ils parlent le plus souvent à la maison. Les principales questions qu'elle cherche à éclairer sont les suivantes :

  • Quelles sont les habitudes de lecture des francophones, des anglophones et des allophones? Lisent-ils des quotidiens, des hebdomadaires, des revues ou magazines et des livres?
    Si oui, dans quelle langue? Combien en lisent-ils? Combien de temps y consacrent-ils?

  • Quelles sont les habitudes d'écoute des francophones, des anglophones et des allophones? Quelles stations de radio et de télévision (française, américaine et canadienne-anglaise) écoutent-ils? Dans quelle langue le font-ils? Combien de temps y consacrent-ils?

  • Quelles sont les préoccupations des francophones, des anglophones et des allophones relativement à la qualité de la langue? Ont-ils remarqué quelques problèmes à ce sujet, que ce soit dans les quotidiens ou à la télévision?

  • Quelles opinions véhiculent les francophones, les anglophones et les allophones face aux politiques linguistiques?

L'analyse, bien qu'axée sur les variables linguistiques, ne s'arrête pas là : d'autres variables, tels l'âge, la scolarité, la profession, le revenu et le lieu de résidence viennent expliquer certains comportements vis-à-vis des divers médias. Ces variables sont généralement bien connues, sauf le lieu de résidence, qui prend un sens particulier dans cette recherche. Ainsi, nous distinguons des zones et des régions d'analyse. Les zones d'analyse sont les suivantes : la zone Montréal qui coïncide avec la région métropolitaine de recensement, la zone frontalière qui comprend l'ensemble des divisions du recensement situées le long de l'Ontario et des États-Unis2 et la zone-province qui regroupe tout ce qui reste du territoire québécois. Les régions d'analyse sont constituées à partir de regroupements plus petits des territoires desservis par les compagnies de téléphone. La région de Montréal comprend la région métropolitaine et le territoire couvert par les annuaires téléphoniques suivants : les Laurentides, Joliette, Sorel, Saint-Hyacinthe et Valleyfield. La région de Québec est constituée par référence aux annuaires téléphoniques de Donnacona, de Baie-Saint—Paul-La Malbaie, de Québec et de Thetford-Mines—Victoriaville. La région de l'Estrie regroupe les territoires des annuaires téléphoniques de Drummondville, de Sherbrooke et de Haute-Yamaska—Haut-Richelieu. La région d'Outaouais-Abitibi-Témiscamingue est desservie par les annuaires d'Abitibi-Témiscamingue, de Mont-Laurier, de Hull-Ottawa, de Buckingham, de Upper Ottawa Valley et de Haute-Gatineau. L'annuaire de la Mauricie sert à délimiter la région de la Mauricie et celui du Saguenay—Lac-Saint-Jean, la région du même nom. La Gaspésie—Bas-Saint-Laurent, enfin, est constituée sur la base des territoires desservis par les annuaires de Sept-Îles, de Rivière-du-Loup et des Îles-de-la-Madeleine. Ainsi, nous avons trois zones et sept régions d'analyse.

L'analyse qui suit comporte quelques comparaisons avec les données de 1971. Il est important de souligner que ces comparaisons sont quelque peu boiteuses, en ce sens qu'en 1971, les allophones n'ont pas été identifiés séparément, étant sans doute assimilés aux anglophones. Malgré cela, nous avons tenu à faire de telles comparaisons et à commenter les différences qui nous apparaissaient statistiquement significatives, que ce soit chez les francophones ou chez les anglophones (incluant les allophones).




2 Il s'agit des divisions du recensement de Pontiac, de Hull, de Papineau, d'Argenteuil, d'Huntingdon, de Saint-Jean, de Missisquoi, de Brome, de Stanstead, de Sherbrooke et de Gatineau. [retour au texte]




1.4. Les caractéristiques de l'échantillon3

Le tableau I-1 montre que l'échantillon est composé de 84,6 % de francophones, de 10,1 % d'anglophones et de 5,3 % d'allophones.



TABLEAU I-1

Distribution de l'échantillon, selon la langue maternelle




Le tableau I-2 présente la distribution des informateurs selon leur langue d'usage. En comparant ce tableau avec le précédent, on peut voir que les allophones (langue maternelle), s'ils sont répartis selon la langue d'usage, ont plus tendance à joindre les rangs des anglophones que ceux des francophones. Ainsi, 85,7 % des informateurs ont le français comme langue d'usage, 12,1 % l'anglais et seulement 2,2 % une autre langue que le français et l'anglais.



TABLEAU I-2

Distribution de l'échantillon, selon la langue d'usage





3 Il s'agit de l'échantillon pondéré qui représente la population du Québec et non pas l'échantillon de départ qui suivait un modèle stratifié et non proportionnel. [retour au texte]




Au tableau I-3, les allophones apparaissent légèrement plus jeunes que les francophones et les anglophones qui présentent une distribution selon l'âge à peu près semblable.



TABLEAU I-3

Distribution de l'échantillon, selon l'âge et la langue maternelle (en pourcentages)




La plupart de nos informateurs francophones (97,3 %) sont nés au Canada (tableau I-4). Les anglophones sont à peu près dans la même situation (82,7 %), à l'exception de 9,0 %, qui ont vu le jour en Europe. Les allophones, pour leur part, sont originaires de l'Europe (52,5 %), du Canada (20,3 %), de l'Asie (12,7 %), de l'Amérique centrale ou de l'Amérique du Sud (7,7 %).



TABLEAU I-4

Distribution de l'échantillon, selon le lieu de naissance et la langue maternelle
(en pourcentages)




Le tableau I-5 reproduit la distribution de l'échantillon selon l'état matrimonial et la langue maternelle. Les allophones se distinguent des francophones et des anglophones, en ce sens que la proportion de gens mariés y est plus élevée. Chez les anglophones, par contre, on trouve un plus grand nombre de célibataires.



TABLEAU I-5

Distribution de l'échantillon, selon l'état matrimonial et la langue maternelle
(en pourcentages)




Les anglophones et les allophones ont une scolarité moyenne plus élevée (12,9 ans et 12,7 ans) que les francophones (11,1 ans) et cette différence est statistiquement significative. Le tableau I-6, qui présente la distribution de l'échantillon selon le niveau de scolarité et la langue maternelle, confirme cette observation.



TABLEAU I-6

Distribution de l'échantillon, selon la scolarité et la langue maternelle
(en pourcentages)




Le tableau I-7 fait état de la distribution de l'échantillon selon la catégorie professionnelle et la langue maternelle. Les francophones sont moins représentés dans les catégories « administrateurs » et « professionnels ». Par contre, ils sont proportionnellement plus nombreux dans les catégories des travailleurs manuels.



TABLEAU I-7

Distribution de l'échantillon, selon la catégorie professionnelle et la langue maternelle (en pourcentages)




En terminant, nous présentons l'évaluation que les informateurs font de leur compétence linguistique. D'abord, selon le tableau I-8, plus de la moitié des francophones (52,0 %) estiment avoir une bonne compétence pour comprendre l'anglais et près des trois quarts des allophones (71,2 %) se disent dans une telle situation.



TABLEAU I-8

La compétence pour comprendre l'anglais chez les francophones et les allophones
(en pourcentages)




Il est possible, cependant, d'obtenir une mesure plus sévère de leurs capacités, en demandant à ces informateurs une évaluation de leur compétence pour écrire l'anglais. Selon le tableau I-9, les francophones et les allophones se révèlent moins compétents pour écrire l'anglais que pour le comprendre. En effet, de 52,0 % qu'ils étaient à se dire capables de comprendre l'anglais, 39,9 % peuvent l'écrire facilement ou disent avoir une bonne compétence sur ce point. Une diminution du même ordre se produit chez les allophones.



TABLEAU I-9

La compétence pour écrire l'anglais chez les francophones et les allophones
(en pourcentages)




Selon le tableau I-10, les allophones sont à peu près aussi aptes à comprendre le français qu'à comprendre l'anglais. En effet, 69,0 % des allophones disent avoir une bonne compétence pour comprendre le français contre 71,2 % pour l'anglais. Les anglophones ont une bonne compétence pour comprendre le français dans une proportion de 49,2 %.



TABLEAU I-10

La compétence pour comprendre le français chez les anglophones et les allophones
(en pourcentages)




Quant aux aptitudes à écrire la langue seconde, elles seraient plus faibles chez les anglophones que chez les francophones. Alors que 39,9 % des francophones peuvent écrire en anglais, seulement 29,1 des anglophones peuvent écrire en français. Chez les allophones, on trouve un écart encore plus significatif : 34,6 % peuvent écrire en français alors que 53,1 % peuvent le faire en anglais.



TABLEAU I-11

La compétence pour écrire le français chez les anglophones et les allophones
(en pourcentages)




Ainsi se termine cette présentation des principales caractéristiques des informateurs de notre échantillon pondéré. Ces caractéristiques seront utilisées tout au long de l'analyse : elles serviront à expliquer des habitudes, des motivations et des comportements reliés aux médias écrits, aux médias électroniques et aux autres activités culturelles.






Chapitre II

Table des matières

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