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La situation démolinguistique du Québec

La situation
démolinguistique
du Québec




ANNEXE A

Découpage
géographique




Plusieurs types de critères peuvent servir à fonder un découpage géographique, et leur choix n'est pas indépendant des objectifs poursuivis. L'objectif principal de ce travail étant d'analyser l'évolution démolinguistique récente du Québec, les critères retenus doivent d'abord viser à former des régions « significatives » en termes de composition linguistique, des régions dont l'étude permette de jeter sur cette question un éclairage adéquat. Ces critères doivent également assurer la plus grande comparabilité possible entre nos résultats et ceux d'études antérieures portant sur le même sujet.

Le découpage géographique utilisé ici rejoint essentiellement celui qu'ont défini Lachapelle et Henripin1 dans leur étude sur la situation démolinguistique au Canada, et s'inscrit donc comme celui-ci dans la foulée des travaux de Joy2. Rappelons les critères qui ont servi à le définir : (1) chaque région devait compter en 1971 une population d'au moins 100 000 habitants; nous nous sommes assurés que tel était aussi le cas en 1981; (2) chaque région doit être constituée de divisions entières de recensement; (3) aucune région ne doit traverser une frontière provinciale.

Le découpage retenu apparaît au tableau A.1. Il comprend six grandes régions, soit l'Outaouais, l'Ensemble de Montréal, les Cantons de l'Est, l'Intérieur, la Gaspésie et le Nord. En plus de correspondre à des régions bien identifiées du Québec, un tel découpage comporte l'avantage de regrouper au sein d'une même région la plupart des divisions de recensement où la proportion d'anglophones atteint ou dépasse 10 %.

La région « Ensemble de Montréal » a été découpée en sous-régions qui correspondent à des unités fréquemment étudiées : la première est constituée de l'Île de Montréal et de l'Île Jésus (Montréal-Îles) tandis que la seconde, qui correspond approximativement à la région métropolitaine de recensement de Montréal telle que définie par Statistique Canada, comprend, en plus de la précédente, les divisions de recensement de Chambly, Châteauguay, Deux-Montagnes, Laprairie, L'Assomption, Terrebonne, Vaudreuil et Verchères3.




1 Réjean Lachapelle et Jacques Henripin, La situation démolinguistique au Canada, évolution passée et prospective, Montréal, L'Institut de recherches politiques, 1980, xxxii - 391 p. [retour au texte]

2 Richard J. Joy, Languages in Conflict, Toronto, McClelland and Stewart Limited, 1972, 149 p. [retour au texte]

3 À la différence de la région métropolitaine de recensement définie pour Montréal par Statistique Canada, notre région métropolitaine de recensement ne comporte que des divisions de recensement entières. Elle ne comprend donc pas la partie ouest de la division de recensement de Rouville et inclut par ailleurs certaines parties d'autres divisions : l'ouest de Châteauguay, le nord de Deux-Montagnes, le sud de Laprairie, le nord de l'Assomption et de Terrebonne, l'ouest de Vaudreuil, ainsi que l'est de Verchères. En conséquence, sa population totale dépasse de 5,7 % la population de la région métropolitaine de recensement de Montréal telle que définie par Statistique Canada; la surestimation favorise surtout la population francophone, mais est peu importante pour l'ensemble des analyses. [retour au texte]




Tableau A.1



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