Accéder au contenu principal
 

 
L'usage du français au travail : Situation et tendances

L'usage
du français
au travail
Situation et tendances

Paul Béland


3 Travailler dans les deux langues

LES FRANCOPHONES EN SITUATION DE BILINGUISME

Les chapitres précédents ont porté sur l'usage général du français au travail. Nous présenterons maintenant des données plus précises portant sur des activités particulières de communications, communications écrites et verbales, touchant la vie interne de l'entreprise ou les relations extérieures, l'usage de formulaires, les réunions, les contacts avec les supérieurs, les collègues et les subordonnés. Cependant, ces questions n'ont été posées qu'à une sous-population. Nous ne considérerons en effet ici que les personnes qui ont déclaré travailler « dans les deux langues » à une question filtre au début du questionnaire, question qui déterminait si les travailleurs devaient répondre à ces questions particulières. De plus, étant donné le petit nombre de répondants anglophones et allophones, nous ne retiendrons que les répondants francophones. La portée de ces résultats doit être bien claire : ils ne s'appliquent qu'à une partie de la population, les travailleurs en situation de bilinguisme déclaré, et ils ne peuvent en aucun cas être généralisés à l'ensemble de la population. On se doit d'insister sur cette limite puisque les résultats des enquêtes précédentes, qui ont des limites semblables, ont été généralisés à l'ensemble de la population, même si les tableaux publiés indiquaient des restrictions.

La première partie décrit la situation de 1989 en présentant tous les types de communications. La seconde porte sur les années 1979 et 1989 en ne retenant de cet ensemble que les questions comparables.

LES COMMUNICATIONS AU TRAVAIL

Le tableau III.1 présente les pourcentages de français dans les communications externes : les trois activités considérées, rédaction, lecture, communication verbale, se déroulent à 90 % ou plus en français pour environ 20 % des répondants et surtout en français (de 50 % à 89 % en français) pour un peu plus de la majorité (52 % à 57 %) de ces travailleurs en situation de bilinguisme. On remarquera que les pourcentages varient peu selon ces activités de communications externes.

 

Tableau III.1

POURCENTAGE DE FRANÇAIS
DANS LES COMMUNICATIONS EXTERNES

FRANCOPHONES DÉCLARANT TRAVAILLER
DANS LES DEUX LANGUES, SECTEUR PRIVÉ
MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN, 1989


Les communications internes (tableau III.2) sont plus fréquemment en français : pour environ 50 % des personnes qui exécutent ce type d'activités, les échanges sont en français dans une proportion de 90 % ou plus. On constate en outre que la diffusion, limitée ou générale1, et l'activité de rédaction ou de lecture, suscitent peu de variation.

Un rapprochement des tableaux III.1 et III.2 met en évidence un fait important : l'orientation interne ou externe des communications crée une différence appréciable. Comparativement aux communications externes, les communications à l'intérieur de l'entreprise se déroulent généralement en français, au moins deux fois plus fréquemment. Cette remarque rappelle un phénomène de même nature, observé au moment de la description de l'influence des sièges sociaux à l'extérieur du Québec, à savoir que les personnes qui assurent les communications avec le siège social, donc à l'extérieur de l'entreprise, travaillent moins fréquemment en français (tableau I.16).

 

Tableau III.2

POURCENTAGE DE FRANÇAIS
DANS LES COMMUNICATIONS ÉCRITES INTERNES

FRANCOPHONES DÉCLARANT TRAVAILLER
DANS LES DEUX LANGUES, SECTEUR PRIVÉ
MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN, 1989


Les formulaires reçus sont imprimés généralement en français et remplis généralement en français par une majorité de travailleurs (53 % et 57 %, tableau III.3). L'anglais prédomine pour environ 14 % d'entre eux.

 

Tableau III.3

POURCENTAGE DE FRANÇAIS DANS LES FORMULAIRES
FRANCOPHONES DÉCLARANT TRAVAILLER DANS LES DEUX LANGUES, SECTEUR PRIVÉ
MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN, 1989


Les réunions se déroulent généralement en français pour 59 % des francophones, alors que l'anglais est la langue principale dans 16 % des cas (ligne « Total » du tableau III.4). Cependant, la proportion de francophones parmi les participants est un facteur déterminant : 88 % déclarent que le français est utilisé à 90 % ou plus du temps des réunions lorsque l'assistance se compose essentiellement de francophones, tandis que lorsque les francophones sont minoritaires, 48 % des répondants disent que l'anglais est prédominant.

 

Tableau III.4

POURCENTAGE DE FRANÇAIS DANS LES RÉUNIONS SELON LA PROPORTION DE FRANCOPHONES PARMI LES PARTICIPANTS
FRANCOPHONES DÉCLARANT TRAVAILLER DANS LES DEUX LANGUES, SECTEUR PRIVÉ
MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN, 1989


Les communications avec les supérieurs sont généralement en français pour 77 % des travailleurs et surtout en anglais pour 14 % (ligne « Total » du tableau III.5). Cependant, les situations varient considérablement selon la langue maternelle du supérieur immédiat. Lorsque le supérieur est francophone, le français prédomine nettement : 96 % des subordonnés déclarent communiquer généralement en français; si le supérieur est allophone, le français devient moins courant, les communications ont lieu généralement en français pour 50 % des répondants. Finalement, s'il est anglophone, l'anglais prédomine, les communications se déroulant surtout en anglais dans la majorité des cas (57 %).

 

Tableau III.5

POURCENTAGE DE FRANÇAIS DANS LES COMMUNICATIONS
AVEC LE SUPÉRIEUR IMMÉDIAT
SELON LA LANGUE MATERNELLE DU SUPÉRIEUR

FRANCOPHONES DÉCLARANT TRAVAILLER
DANS LES DEUX LANGUES, SECTEUR PRIVÉ
MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN, 1989


Les communications avec les subordonnés (tableau III.6) et les collègues (tableau III.7) anglophones et allophones révèlent sensiblement les mêmes comportements langagiers : les communications avec les subordonnés et les collègues anglophones se font surtout en anglais chez environ 50 % des francophones (46 % avec les subordonnés et 52 % avec les collègues); lorsqu'il s'agit d'allophones, la situation s'inverse et l'usage général du français est le mode le plus fréquent : 48 % dans les communications avec les subordonnés et 39 % avec les collègues.

 

Tableau III.6

POURCENTAGE DE FRANÇAIS DANS LES COMMUNICATIONS AVEC LES SUBORDONNÉS SELON LA LANGUE MATERNELLE DES SUBORDONNÉS
FRANCOPHONES DÉCLARANT TRAVAILLER
DANS LES DEUX LANGUES, SECTEUR PRIVÉ
MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN, 1989


 

Tableau III.7

POURCENTAGE DE FRANÇAIS DANS LES COMMUNICATIONS AVEC LES COLLÈGUES SELON LA LANGUE MATERNELLE DES COLLEGUES
FRANCOPHONES DÉCLARANT TRAVAILLER
DANS LES DEUX LANGUES, SECTEUR PRIVÉ
MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN, 1989


Les communications externes se déroulent donc surtout en français pour un peu plus de la moitié des travailleurs francophones en situation de bilinguisme déclaré, et elles se font surtout en anglais pour un peu plus de 20 % d'entre eux. Les communications écrites internes sont plus francisées; environ la moitié des répondants (45 % à 52 %) écrivent ou lisent les documents internes généralement en français. Les rapports avec les supérieurs immédiats constituent l'activité où le français est le plus utilisé : environ 80 % de ces communications se font en français dans une proportion de 90 % ou plus. Cependant, ce pourcentage est de 23 % lorsque le supérieur est anglophone.

L'ÉVOLUTION DE 1979 À 1989

L'évolution de l'usage du français dans les activités particulières de communication suit sensiblement le modèle observé au chapitre précédent portant sur l'évolution de 1979 à 1989 de l'usage du français dans l'ensemble des activités de travail : une diminution de la proportion des situations où l'anglais prédomine au profit des situations intermédiaires où l'on utilise surtout le français (de 50 % à 89 % du temps), tandis que l'usage général du français demeure stable.

Les communications externes écrites illustrent bien ce phénomène (tableau III.8) : de 1979 à 1989, les pourcentages de travailleurs qui lisent ou écrivent surtout en anglais des documents externes ont diminué de 7 points, alors que les pourcentages de ceux qui utilisent entre 50 % et 89 % de français dans ces activités se sont accrus respectivement de 11 et 9 points. Les communications verbales externes n'ont cependant subi aucun changement statistiquement significatif.

 

Tableau III.8

POURCENTAGE DE FRANÇAIS
DANS LES COMMUNICATIONS EXTERNES

FRANCOPHONES DÉCLARANT TRAVAILLER
DANS LES DEUX LANGUES, SECTEUR PRIVÉ
MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN, 1979 ET 1989


Les activités de communications écrites internes (tableau III.9) offrent une image semblable, mais moins constante. L'évolution varie selon la diffusion et l'activité d'écriture ou de lecture : la lecture de documents à diffusion limitée - qui s'adressent personnellement au destinataire - se fait moins fréquemment surtout en anglais, soit une décroissance de 8 points, et plus souvent entre 50 % et 89 % en français, soit une augmentation de 9 points. La rédaction de documents à diffusion générale suit le même modèle : la proportion de ceux qui rédigent surtout en anglais baisse de 9 points, tandis que la catégorie « surtout en français » connaît une hausse de 16 points.

 

Tableau III.9

POURCENTAGE DE FRANÇAIS
DANS LES COMMUNICATIONS ÉCRITES INTERNES

FRANCOPHONES DÉCLARANT TRAVAILLER
DANS LES DEUX LANGUES, SECTEUR PRIVÉ
MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN, 1979 ET 1989


L'usage des formulaires, documents administratifs typiques, est la seule forme de communication révélant une croissance de l'usage général du français. Il se démarque par une croissance de 9 et 7 points du pourcentage de travailleurs qui les reçoivent et les remplissent généralement en français (tableau III.10). En 1989, à la suite de cette croissance, plus de la majorité du personnel en situation de bilinguisme déclaré travaille avec des formulaires généralement en français. On se rappellera d'ailleurs que le premier chapitre a montré que la documentation administrative était plus fréquemment en français que les autres types de documents.

 

Tableau III.10

POURCENTAGE DE FRANÇAIS DANS LES FORMULAIRES
FRANCOPHONES DÉCLARANT TRAVAILLER
DANS LES DEUX LANGUES, SECTEUR PRIVÉ
MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN, 1979 ET 1989


La langue des rapports avec le supérieur immédiat a subi moins de changements au cours des dix dernières années : on observe au tableau III.11 une diminution de 4 points parmi les travailleurs qui communiquent surtout en anglais. En somme, le schéma général de ces rapports est demeuré le même en 1979 et en 1989 : pratiquement tous les travailleurs communiquent généralement en français avec un supérieur francophone (96 %), surtout en anglais avec un supérieur anglophone (59 % et 57 %), alors que le français tend à prédominer lorsqu'il s'agit d'un allophone (48 % et 50 %).

 

Tableau III.11

POURCENTAGE DE FRANÇAIS DANS LES COMMUNICATIONS
AVEC LE SUPÉRIEUR IMMÉDIAT
SELON LA LANGUE MATERNELLE DU SUPÉRIEUR

FRANCOPHONES DÉCLARANT TRAVAILLER
DANS LES DEUX LANGUES, SECTEUR PRIVÉ
MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN, 1979 ET 1989


CONCLUSION

Ces données fournissent quelques éclaircissements sur le bilinguisme au travail parmi les francophones. Ainsi, on a pu constater que les relations externes sont moins francisées que les communications internes : environ 20 % des communications externes se déroulent généralement en français contre environ 50 % des communications internes. Il est apparu clairement que la langue maternelle des interlocuteurs est un facteur déterminant : les travailleurs francophones déclarant travailler dans les deux langues utilisent généralement le français avec des francophones, surtout l'anglais avec des anglophones et environ 50 % d'entre eux utilisent généralement le français avec des allophones. Dans la même optique, la langue maternelle des participants aux réunions a une influence considérable sur la langue utilisée. Cette description des communications avec le supérieur immédiat, les collègues et les subordonnés rappelle et confirme une des conclusions du premier chapitre, à savoir que la composition sociolinguistique du groupe avec lequel on est en relation a un effet marquant sur l'usage du français au travail. De plus, elle en précise la portée. Au premier chapitre, il était impossible de définir les interlocuteurs selon l'endroit où ils se trouvaient, à l'extérieur du Québec, à l'extérieur ou à l'intérieur de l'entreprise. Le présent chapitre montre que la composition sociolinguistique des groupes rencontrés a un effet important même lorsque les contacts se font au sein de l'entreprise.

La comparaison entre les années 1979 et 1989 a montré en général un progrès du statut du français. Plus précisément, les situations intermédiaires où le français est utilisé entre 50 % et 89 % du temps sont plus fréquentes, alors que la proportion des cas où l'anglais est prédominant décroît. Toutefois, les rapports avec les supérieurs sont moins affectés par cette évolution.

La situation où les subordonnés francophones utilisent l'anglais avec leur supérieur immédiat anglophone et l'absence d'évolution de cet état de choses au cours des dix dernières années mettent en question le processus de francisation du travail et la capacité des mesures actuelles à concrétiser l'article 141 b) de la Charte de la langue française : « Les programmes de francisation ont pour but la généralisation de l'utilisation du français à tous les niveaux de l'entreprise. Ce qui comporte :

[...] b) l'augmentation à tous les niveaux de l'entreprise, y compris au sein des conseils d'administration, du nombre de personnes ayant une bonne connaissance de la langue française de manière à en assurer l'utilisation généralisée; »

Comment s'explique la situation observée étant donné entre autres l'accroissement du bilinguisme parmi les anglophones de la région de Montréal? D'abord, la perception « les anglophones sont de plus en plus bilingues » repose sur la comparaison des recensements de 1971 et de 1981 qui révèle un accroissement du bilinguisme, dont la proportion est passée de 35 % à 53 %. Par contre, depuis 1981, ce phénomène s'est stabilisé : le recensement de 1986 montre que la proportion d'anglophones bilingues est de 54 %2. Ainsi, s'il y a une évolution au cours des années soixante-dix, il en est autrement au cours des années quatre-vingt.

De plus, le dénombrement des bilingues ne permet pas d'évaluer la qualité de l'apprentissage de la langue seconde. On ignore si la maîtrise de la langue est suffisante pour soutenir une conversation amicale ou des communications de travail plus exigeantes3. Ces deux situations demandent des habiletés langagières différentes. De plus, le milieu de travail est souvent un facteur de stress, car il exige des échanges d'information précis et rapides. Ici, le temps implique des ressources financières et les erreurs dues à des communications défaillantes peuvent être coûteuses.

Le subordonné francophone établit des contacts avec un supérieur anglophone dans ce contexte. Les exigences d'une communication efficace pour l'entreprise se transforment pour le subordonné francophone en attentes de la part du supérieur, qui se sent en situation d'évaluation. S'il ne peut communiquer efficacement avec son supérieur, il est moins en mesure de comprendre ce qu'on attend de lui, moins en mesure de faire comprendre ce qu'il fait et les difficultés qu'il rencontre. Il est donc dans un contexte où non seulement il a toutes les chances d'être évalué comme moins performant, mais en plus comme ayant des capacités limitées d'apprentissage. Ses possibilités de promotion en sont affectées. Le subordonné a donc avantage à communiquer dans la langue du supérieur, surtout s'il est en situation de concurrence avec ses collègues.

Les communications véhiculent de l'information technique et comportent à ce titre une dimension strictement instrumentale. Mais elles constituent plus largement un échange social qui engage l'identité des interlocuteurs, identité hiérarchique - symbolisée par le vouvoiement ou le tutoiement - et identité culturelle. L'usage de la langue du supérieur indique une reconnaissance et une acceptation de son identité culturelle, le partage de certaines valeurs de sa communauté et de celles qu'il transmet dans la gestion de l'entreprise. En utilisant la langue de la communauté de son supérieur, le subordonné montre qu'il partage, tout au moins dans une certaine mesure, sa culture et la culture de l'organisation, qu'il en respecte les règles informelles de fonctionnement, dont celles qui régissent l'usage des langues. Il accroît ainsi ses chances d'être déclaré digne de confiance et compétent dans ses fonctions.

Étant donné l'efficacité d'une communication dans la langue du supérieur, il est pertinent de se poser la question : pourquoi certains subordonnés utilisent-ils leur propre langue? Certains anglophones connaissent suffisamment le français pour l'utiliser au travail, alors que certains francophones ne connaissent pas suffisamment l'anglais et n'ont donc pas le choix de la langue; le volume et l'importance des communications ne sont pas les mêmes dans tous les contextes de travail et la présence d'un supérieur immédiat anglophone ne signifie pas nécessairement que la culture de l'entreprise est anglophone. Cette relation particulière subordonné-supérieur doit donc être analysée dans un contexte plus large. Le réseau dans lequel elle s'insère peut être essentiellement francophone, la clientèle, la documentation, les autres directions ou services peuvent fonctionner surtout en français.

Ces rapports entre supérieur et subordonné posent essentiellement deux questions interreliées, celle de l'efficacité des communications considérée du point de vue de la rentabilité de l'entreprise et de la carrière des subordonnés et celle de la légitimité de l'usage du français dans une relation où le supérieur est anglophone4.

Finalement, ces résultats permettent d'évaluer un des objectifs énoncés par la commission Gendron : le français, « moyen de communication entre Québécois de toute langue et de toute origine ». Il faut bien constater que cet objectif n'est pas atteint : environ 50 % des francophones en situation de bilinguisme, de contacts interlinguistiques, utilisent surtout l'anglais dans leurs rapports avec les supérieurs, les subordonnés ou les collègues anglophones, alors que le français est la langue privilégiée dans 50 % des cas lorsqu'il s'agit d'interlocuteurs allophones.


1 « Générale » signifie qui « s'adresse à plusieurs personnes ». Dans le cadre de la rédaction, « limitée » signifie « à quelques personnes » et dans le cadre de la lecture, « à vous personnellement ». [retour au texte]

2 Statistique Canada, recensements 1971, 1981 et 1986. Pour la répartition des déclarations doubles et multiples voir Michel Paillé, Nouvelles tendances démolinguistiques dans l'île de Montréal, 1981-1996, Québec, Conseil de la langue française, « Notes et documents », no 71, 1989, p. 152. [retour au texte]

3 Gilles Grenier, « Le bilinguisme chez les anglophones et les francophones au Canada », dans Tendances démolinguistiques et évolution des institutions canadiennes, Ottawa, Commissariat aux langues officielles, 1990, p. 35-36. [retour au texte]

4 John J. Gumperz, Language and Social Identity, Cambridge University Press, 1982, 266 p.; Jacques Leclerc, Langue et société, Laval, Mondia Éditeurs, 1986, chapitre 6. [retour au texte]







haut