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Les choix linguistiques des travailleurs immigrants et allophones : Rapport d'une enquête réalisée en 1991

Les choix
linguistiques
des travailleurs
immigrants et
allophones

Rapport d'une enquête
réalisée en 1991
Daniel Monnier


ANNEXE MÉTHODOLOGIQUE

A- Rapport méthodologique de J.T.D. inc. B- Construction des indices et statistiques complémentaires

C- Questionnaire




Annexe A



Rapport méthodologique de J.T.D. inc.

Rapport méthodologique
présenté à M. Daniel Monnier
Conseil de la langue française

Michel Dorval, M. Ps.
Jacques Joly, Ph. D.
Les Services à la recherche J.T.D. inc.
Février 1992




Table des matières



1. Stratégie de recherche et échantillonnage
2. Prétests, mise au point des questionnaires et procédure
2.1 Les prétests
2.2 Mise au point des questionnaires
2.3 La procédure
3. Sélection et formation des interviewers
3.1 Sélection
3.2 Formation
4. Rendement
5. Codification
6. Pondération
ANNEXE : Questionnaire de dépistage





Les quelques pages qui suivent résument les différentes opérations effectuées afin de compléter notre mandat de procéder à la réalisation d'un sondage téléphonique sur les comportements linguistiques des travailleurs immigrants et allophones résidant dans l'île de Montréal.

1. STRATÉGIE DE RECHERCHE ET ÉCHANTILLONNAGE

Cette étude a pour but de décrire le comportement linguistique de trois groupes de travailleurs (ou chômeurs depuis moins d'un an) québécois, soit :

  1. les immigrants (allophones ou non) venus au Québec depuis 1976;

  2. les immigrants allophones venus au Québec avant 1976;

  3. les allophones nés au Québec.

Compte tenu du fait que la collecte des données devait être réalisée en mode téléphonique, trois stratégies d'échantillonnage étaient envisageables :

  1. choisir selon le hasard systématique les noms à consonance étrangère dans les annuaires téléphoniques;

  2. retenir les secteurs de recensement où résident une certaine proportion d'allophones dans l'île de Montréal et y tirer un échantillon aléatoire;

  3. générer aléatoirement des numéros de téléphone couvrant l'île de Montréal.

Bien que plus coûteuse, c'est cette dernière stratégie qui a été retenue, puisque c'est elle qui offre la meilleure garantie de représentativité. De façon plus précise, l'échantillon a été effectué par génération aléatoire de numéros selon la méthode développée et mise au point par le Centre de sondage de l'Université de Montréal. M. Victor Tremblay a conçu ce plan d'échantillonnage. Dans le cas particulier de ce projet, les étapes de l'échantillonnage téléphonique ont été les suivantes.

  • Définition territoriale

    Les numéros de téléphone faisant partie de la base d'échantillonnage sont ceux correspondant à l'ensemble des préfixes téléphoniques couvrant l'île de Montréal. Ce dernier territoire coïncide avec la plus récente définition de la région administrative de Montréal, soit la Communauté urbaine de Montréal.

  • Découpage et sous-échantillons

    Vu le très grand nombre de numéros à produire et à gérer, l'échantillon global a été découpé en sous-échantillons indépendants et équivalents recouvrant chacun le territoire visé : environ 3 000  numéros par tranche. Ce découpage a permis de gérer plus facilement l'ensemble de la collecte et de produire, en cours d'opération, des estimations des divers indicateurs de performance du terrain : taux d'admissibilité des ménages, taux de réponse, taux de rendement de l'échantillon, etc.

  • Stratification implicite

    Chaque sous-échantillon a été produit en appliquant une fraction de sondage uniforme à l'ensemble des numéros de téléphone appartenant au territoire concerné. Ainsi, chaque numéro de téléphone de l'île de Montréal a eu une chance égale de sélection. L'échantillonnage s'est effectué au hasard systématique, préfixe par préfixe, ce qui, techniquement, équivaut à stratifier géographiquement les différents secteurs téléphoniques de l'île et à extraire un échantillon proportionnel.

  • Échantillon sur fichier informatique

    L'échantillon a été produit sur fichier informatique pour être lu automatiquement par le système d'interview assisté par ordinateur mis au point chez J.T.D.

    En plus de la sélection aléatoire des ménages effectuée selon la procédure décrite ci-dessus, il était initialement prévu de sélectionner aléatoirement l'individu à l'intérieur de chaque ménage en appliquant la grille de sélection aléatoire habituellement utilisée chez J.T.D. Toutefois, pour des motifs que nous verrons plus en détail à la section suivante, la sélection aléatoire du répondant dans le ménage a dû être abandonnée à la suite des prétests. La procédure utilisée en est donc une dans laquelle l'admissibilité du répondant était d'abord vérifiée et, en cas de non-admissibilité ou de refus de sa part, permettait de substituer le répondant à l'intérieur du ménage jusqu'à ce qu'une personne admissible soit sélectionnée ou que le nombre de personnes dans le ménage soit épuisé.

2. PRÉTESTS, MISE AU POINT DES QUESTIONNAIRES ET PROCÉDURE

2.1 Les prétests

Dans un document déjà remis au Conseil1, nous présentions un compte rendu des opérations de prétest préalables à l'enquête comme telle. Nous renvoyons le lecteur à ce document pour une description détaillée de ces opérations. En résumé, mentionnons que deux prétests de la version informatisée bilingue (français-anglais) du questionnaire et un prétest des onze versions traduites du questionnaire ont été nécessaires pour élaborer la version finale des questionnaires et déterminer la procédure à suivre pour la sélection des répondants.

Au terme du premier prétest, il apparut évident que, pour maximiser le rendement, l'enquête devait être réalisée en deux étapes : une première phase de dépistage de ménages potentiellement admissibles, suivie d'une seconde phase dans laquelle l'admissibilité du ménage serait vérifiée plus en détail, et dans laquelle serait également administré le questionnaire à un individu choisi de façon aléatoire parmi les membres admissibles du ménage. Ce premier prétest a également permis d'identifier 38 questions qui ont dû être soit supprimées, soit reformulées de façon à réduire la durée d'administration du questionnaire, qui excédait largement les trente minutes prévues initialement.

Contrairement à nos attentes, la méthodologie en deux étapes prétestée lors du deuxième prétest ne permit pas d'améliorer de façon significative le rendement de l'enquête, et ce, principalement en raison du taux élevé de refus. De toute évidence, la sélection aléatoire du répondant dans un ménage potentiellement admissible avait pour effet d'augmenter le nombre d'appels consécutifs dans un même ménage, ce qui — nous en sommes convaincus — suscita de la méfiance chez plusieurs de ceux qui nous refusèrent leur participation. À cet égard, il faut prendre en considération le fait que les questions d'admissibilité portent sur des aspects très personnels et délicats (statut d'emploi, statut d'immigrant, date d'arrivée, etc.). C'est pourquoi, au terme de ce second prétest, il fut décidé d'abandonner la sélection aléatoire du répondant à l'intérieur du ménage. En contrepartie, nous proposions d'ajouter en fin de questionnaire l'ensemble des questions d'admissibilité, mais cette fois, à propos de chacun des autres membres du ménage âgés de 18 ans et plus n'ayant pas été interviewés. De cette façon, il serait possible de comparer les personnes interviewées à celles non interrogées et de vérifier si l'absence de sélection aléatoire entraîne un biais, d'en connaître l'ampleur et, au besoin, de pondérer les résultats obtenus. Cette proposition fut acceptée par le Conseil et fut mise de l'avant pour l'enquête.

En plus de la version bilingue (français-anglais) du questionnaire, nous avons également prétesté chacune des onze versions en langue étrangère (espagnol, italien, grec, portugais, arabe, chinois, cambodgien, thaï, turc, tamoul et vietnamien). Ainsi, trois entrevues ont été réalisées pour chacune de ces versions de questionnaire. Les répondants, à qui ont été administrées ces traductions, ont été sélectionnés dans l'annuaire téléphonique de façon non aléatoire. Ce prétest a permis de déceler quelques vices mineurs de traduction qui ont rapidement été corrigés par le fournisseur.

La traduction du questionnaire en onze langues a été effectuée par la firme B & B. Mentionnons que le format d'impression du questionnaire est le même pour chacune des langues et que les numéros des questions et des choix de réponses sont demeurés en chiffres arabes de façon à simplifier la saisie des données et à réduire les risques d'erreur au maximum.

2.2 Mise au point des questionnaires

La version bilingue (français-anglais) du questionnaire a été informatisée à l'aide du logiciel « Infoquest », développé chez J.T.D. inc. Le recours à l'informatisation intégrale du questionnaire permet, notamment, de contrôler les embranchements conditionnels, de valider instantanément les codes de réponse et, enfin, de procéder à la saisie des données en temps réel. En plus des prétests décrits précédemment, plusieurs simulations ont été réalisées afin de valider chacun des embranchements conditionnels. La version finale du questionnaire est d'une durée moyenne d'environ trente minutes.

Les trois prétests ont donc permis de mettre au point toutes les versions du questionnaire dans les diverses langues.

2.3 La procédure

Le premier prétest avait mis en évidence la nécessité de procéder en deux phases (dépistage et administration du questionnaire) et, à la suite du second prétest, nous avions convenu de modifier la procédure de sélection du répondant dans le ménage. Conséquemment, la collecte de données s'est déroulée selon la procédure suivante.

Pour chacun des ménages contactés par son numéro de téléphone résidentiel, un bref questionnaire de dépistage était d'abord administré de façon à déterminer l'admissibilité probable2 des personnes. L'annexe reproduit le questionnaire de dépistage utilisé. Il s'agissait alors de vérifier s'il y avait, dans le ménage :

  1. des personnes de langue maternelle autre que française ou anglaise; et/ou

  2. des personnes de langue maternelle française ou anglaise immigrées au Canada depuis 1976.

Ces personnes devaient être au travail ou avoir cessé de travailler depuis moins d'un an. En cas de difficulté de contact due à la langue, l'interviewer cherchait à connaître la langue d'usage du ménage et celui-ci était ultérieurement contacté dans sa langue par un interviewer pouvant s'exprimer dans cette langue.

L'interviewer vérifiait ensuite plus en profondeur l'admissibilité du répondant3. En cas de non-admissibilité, le répondant était substitué par une autre personne dans le ménage, jusqu'à ce qu'un individu admissible soit découvert ou que le nombre de personnes dans le ménage soit épuisé. Cette procédure nécessita également que l'interviewer prenne rendez-vous avec une personne potentiellement admissible, mais absente au moment de l'appel. Il est donc facile de s'imaginer que plusieurs appels dans un même ménage ont souvent dû être faits pour compléter une entrevue.

Enfin, mentionnons qu'un minimum de cinq appels à différents moments de la journée et de la semaine ont été effectués dans les cas de non-réponse et que les ménages ayant refusé de répondre en première instance ont tous été contactés au moins une seconde fois avant d'être classés sous cette rubrique.

3. SÉLECTION ET FORMATION DES INTERVIEWERS

3.1 Sélection

Avant de commencer cette enquête, J.T.D. disposait déjà d'une équipe régulière d'une trentaine d'interviewers bilingues et pouvait compter sur les services d'une dizaine d'interviewers polyglottes avec lesquels nous réalisions une étude étendue auprès de 1 000  immigrants de la région de Montréal. Toutefois, compte tenu de l'ampleur de l'étude, nous avons également procédé à l'embauche de personnel supplémentaire, en particulier d'interviewers polyglottes. Pour ce faire, nous avons fait paraître des offres d'emplois dans le quotidien La Presse, au centre d'emploi de l'Université de Montréal, au centre d'emploi pour immigrants, en plus de contacter de multiples associations culturelles.

Les interviewers polyglottes sélectionnés devaient maîtriser le français, l'anglais et une autre langue. La maîtrise réelle de cette dernière étant difficilement évaluable, nous embauchions préférablement des interviewers dont cette langue était la langue maternelle.

De plus, avant d'être définitivement embauché, chaque interviewer (polyglotte ou non) fut soumis à une période d'essai d'environ quarante heures pendant laquelle la qualité des entrevues ainsi que le rendement étaient évalués.

3.2 Formation

  • Les interviewers bilingues

    Étant donné la longueur et la complexité du questionnaire, seuls les interviewers ayant préalablement acquis une expérience suffisante à l'administration de questionnaire assistée par ordinateur dans le cadre d'autres études étaient retenus pour cette enquête. En d'autres termes, pour aucun interviewer bilingue, cette étude ne fut celle avec laquelle s'est effectuée la formation à la passation de questionnaires informatisés. La formation de ces interviewers était donc principalement axée sur le contenu du questionnaire. Les critères d'admissibilité et les caractéristiques des trois groupes à l'étude ont été expliqués en détail. Chacune des questions a également été vue et commentée lors de cette session. Habituellement, cette session de formation était effectuée en petits groupes, de telle sorte que chaque interviewer pouvait bénéficier des commentaires des autres. Enfin, chaque interviewer devait réaliser au moins une entrevue simulée avec un assistant de terrain avant d'être jugé apte à procéder à de réelles entrevues.

  • Les interviewers polyglottes

    Les entrevues à être menées en d'autres langues que le français ou l'anglais devant être effectuées à partir de versions papier du questionnaire, la formation des interviewers polyglottes a d'abord porté sur des aspects reliés au contenu de l'étude. Une attention particulière a également été portée aux consignes indiquant les embranchements conditionnels (ceux-ci s'exécutaient automatiquement dans la version informatisée). De plus, afin de se familiariser avec le questionnaire l'interviewer devait procéder à un minimum d'une entrevue auprès d'une personne, s'exprimant dans sa langue, celle-ci étant sélectionnée dans l'annuaire téléphonique. L'examen des patrons de réponses servait alors à déterminer la compétence de l'interviewer. Bien entendu, ces entrevues ne sont pas incluses dans l'échantillon final.

Mentionnons que plusieurs interviewers polyglottes ont également réalisé des entrevues en français et en anglais.

4. RENDEMENT

La période de collecte des données s'est échelonnée sur un peu moins de sept mois, soit du 11 mai au 6 décembre 1991. Cette période est évidemment plus longue que celle qui avait été initialement prévue. Déjà, en juillet, il apparut de façon claire que le rendement était inférieur à celui estimé au départ. Afin de mieux identifier d'éventuelles fluctuations saisonnières, il fut donc convenu avec le Conseil de découper l'échantillon par tranches d'environ 10 000  numéros de téléphone. Cette procédure fut instaurée le 29 juillet. Les statistiques relatives au rendement de l'étude présentée dans cette section sont donc rapportées globalement et par « vague » de numéros de téléphone.

Un total de 81 445 numéros de téléphone a été nécessaire pour compléter cette étude. De ce nombre, 49 452 sont des numéros valides, pour un taux de validité de 60,7 %. Le tableau 1 présente la ventilation des numéros non valides de l'échantillon initial. On n'y constate que de légères fluctuations d'une vague à l'autre, ce qui suggère que la procédure de production de numéros de téléphone est demeurée constante tout au long de l'étude.

Le tableau 2 résume le rendement de la première phase de l'enquête, soit le dépistage des ménages potentiellement admissibles. Les données indiquent que seulement 4,8 % des ménages contactés ont refusé de répondre au questionnaire de dépistage. Ce faible taux de refus à cette étape s'explique d'abord par la concision du questionnaire et, ensuite, par l'application systématique d'une procédure de rappel en cas de refus. On constate également un accroissement marqué du pourcentage de « sans réponse » lors de la deuxième vague, ce qui est certainement attribuable à la période des vacances estivales.

Selon les mêmes données, le nombre de ménages potentiellement admissibles selon le questionnaire de dépistage est de 6 413, ce qui correspond à 13 % des numéros résidentiels. Il est fort possible que ces données correspondent davantage au minimum possible de ménages admissibles, car il est probable qu'une portion plus ou moins importante des « refus ménage » et « incapacité » soit aussi composée de ménages admissibles à l'étude. Il est même possible qu'une fraction des ménages classés non admissibles regroupe des ménages admissibles, mais où les répondants ont refusé de confirmer la présence d'immigrants ou allophones. Notre procédure de validation était d'ailleurs plus complète et plus sévère pour déterminer l'admissibilité que la non-admissibilité. En effet, on ne rappelait pas tous les ménages qui étaient classés non admissibles pour vérifier, par une autre série de questions, cette non-admissibilité alors qu'on le faisait pour les ménages admissibles.



Tableau 1
VENTILATION DES NUMÉROS NON VALIDES
DE L'ÉCHANTILLON DE DÉPART PAR VAGUE


Tableau 2
RENDEMENT DE LA PHASE DÉPISTAGE PAR VAGUE


Le tableau 3 présente le rendement de la phase enquête. Mentionnons d'abord que parmi les 6 413 ménages potentiellement admissibles (cf. tableau 2), 1 063 se sont avérés non admissibles en vertu des autres critères (emploi, etc.), portant ainsi à 37 018 le nombre de ménages sans individu admissible.

Chez 17 % des ménages considérés admissibles en première instance, il n'a pas été possible de contacter à nouveau au moins une personne considérée admissible à la suite de la phase de dépistage. Dans 664 ménages (12,4 %), il n'a pas été possible d'administrer le questionnaire à l'une des personnes admissibles. Le nombre d'entrevues complétées étant de 3 778, le taux de réponse peut alors être fixé à 70,6 %.

Mentionnons, enfin, que le nombre moyen d'entrevues réalisées par heure travaillée par interviewer s'est situé autour de 0,5 entrevue l'heure.

5. CODIFICATION

La liste des codes se retrouve dans les fichiers informatiques remis au Conseil. En plus des fichiers de données, nous avons transmis toutes les informations décrivant le format de lecture des données, les noms des variables et les codes correspondant à chacune des valeurs de chaque variable.

Par ailleurs, les emplois et professions ainsi que les types d'entreprise ont été codifiés a posteriori selon la Classification type des professions (1980) et la Classification type des industries (1980) publiées par Statistique Canada.



Tableau 3
RENDEMENT DE LA PHASE ENQUÊTE PAR VAGUE


De plus, nous transmettons avec ce document une disquette contenant les textes des réponses se rapportant aux questions comportant une catégorie « autre, spécifiez » et aux questions ouvertes Q64B et Q65B. Le Conseil comprendra que plusieurs fautes d'orthographe et fautes de frappe se sont insérées dans ces textes puisque ceux-ci étaient notés au moment même de l'entrevue par l'interviewer. Notons que chacun de ces textes a soigneusement été examiné de façon à reclasser certaines réponses ayant été placées par erreur dans la catégorie « autre ». Dans un tel cas, la valeur numérique adéquate était inscrite au fichier de données.

6. PONDÉRATION

La stratégie de pondération proposée est basée sur les caractéristiques issues de la composition des ménages plutôt que sur la fraction de l'échantillon, puisque celle-ci est constante pour tous les habitants de l'île et parce que la technique d'échantillonnage est proportionnelle.

L'addition des questions d'admissibilité posées en fin de questionnaire a permis d'obtenir de l'information sur 4 654 adultes provenant des ménages des 3 778 répondants. De ces 4 654 individus, 2 454 auraient été admissibles à cette étude, mais n'ont pas été interviewés. Nous présentons, dans le tableau 4, une comparaison des principales caractéristiques des répondants et des autres membres admissibles du ménage afin d'évaluer l'ampleur des biais de sélection et ainsi identifier les variables sur lesquelles il faudra s'appuyer pour corriger les biais de sélection, s'il y a lieu.

L'examen de ce tableau permet de constater que les écarts entre les caractéristiques des répondants et celles des autres membres du ménage admissibles excèdent rarement 2 %, sauf en ce qui a trait au statut d'emploi et à la répartition dans les groupes où l'on observe jusqu'à 4,8 % d'écart entre les répondants et les autres membres (cf. statut d'emploi). Le tableau 5 présente le croisement de ces deux variables pour les répondants et pour l'ensemble des individus admissibles à l'étude, considérés ici comme population.

Nous sommes d'avis que les écarts observés entre les caractéristiques des répondants et celles de l'ensemble des individus admissibles sont minimes, comme en témoigne le tableau 6 qui présente la distribution des poids qui seraient attribués si l'on pondérait sur la base de ces caractéristiques.

Dans la mesure où les responsables du Conseil désireraient pondérer les données de l'enquête de façon à rectifier les biais attribuables à la sélection du répondant dans le ménage, nous croyons que les poids rapportés précédemment sont les plus appropriés, puisqu'ils sont calculés en fonction des variables sur lesquelles les écarts sont les plus marqués.



Tableau 4
TABLEAU COMPARATIF DES CARACTÉRISTIQUES
DES RÉPONDANTS ET DES AUTRES MEMBRES
DU MÉNAGE ADMISSIBLES


Tableau 5
TABLEAU COMPARATIF DU STATUT D'EMPLOI
EN FONCTION DU GROUPE,
CHEZ LES RÉPONDANTS ET CHEZ L'ENSEMBLE


Tableau 6
POIDS DE PONDÉRATION CALCULÉS EN FONCTION
DU STATUT D'EMPLOI ET DE LA RÉPARTITION
DANS LES GROUPES







LES SERVICES À LA RECHERCHE J.T.D.
2241, Édouard-Montpetit, Montréal
H3T 1J3 TÉL. : 735-0965

PROJET DE QUESTIONNAIRE INFORMATISÉ

QUESTIONNAIRE DÉPISTAGE VERSION DU 02/27/92


Q S1

Dans votre ménage, y a-t-il des personnes de langue maternelle (première langue apprise et encore comprise) autre que française ou anglaise?

1) Oui
2) Non
3) Autre
Si la réponse est 3, aller à FIN.
Si la réponse est 2, aller à Q S2.

Q NS1

Combien de ces personnes sont âgées de 18 ans et plus, et sont au travail ou ont cessé de travailler depuis moins d'un an?

Tapez le nombre de personnes.
Si contact impossible, tapez 99.
Si la réponse est 99, aller à FIN.

Q S2

Y a-t-il des personnes de langue maternelle française ou anglaise immigrées depuis 1976?

1) Oui
2) Non
3) Autre
Si la réponse est 3, aller à FIN.
Si la réponse est 2, aller à FIN.

Q NS2

Combien de ces personnes sont âgées de 18 ans et plus, et sont au travail ou ont cessé de travailler depuis moins d'un an?

Tapez le nombre de personnes.
Si contact impossible, tapez 99.
Si la réponse est 99, aller à FIN.
Question aux interviewers.
Notez ici s'il s'agit de la fin du questionnaire parce que...
1 ) Complété
2) Refus
3) Abandon
4) Recontactez (manque d'information, ex. : gardienne, enfant, etc.)
5) À rappeler (manque de temps)
6) Répondeur
7) Problème de communication ou refus avec accent
Notez s'il s'agit de la langue ou d'un refus
8) Numéro discontinué
9) Numéro non résidentiel
10) Autre Notez sur papier numéro de téléphone et commentaires
Choix ouvert si la réponse est 7.
Ne poser la question que si (Q NS1>0 et Q NS199).
Lang
Notez la langue de l'entrevue.
Tapez 1





1 Enquête sur les comportements linguistiques des travailleurs immigrants et allophones de l'île de Montréal, rapport de prétest, mai 1991. [retour au texte]

2 On parle ici d'admissibilité probable puisque seuls les principaux critères d'admissibilité étaient vérifiés à cette étape. [retour au texte]

3 Cette vérification est composée de dix questions portant sur la langue maternelle, le pays d'origine, la date d'arrivée comme immigrant, la date de naissance, le statut d'emploi, les études, le statut d'immigrant. Ces questions sont placées au début du questionnaire. [retour au texte]





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