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Les choix linguistiques des travailleurs immigrants et allophones : Rapport d'une enquête réalisée en 1991

Les choix
linguistiques
des travailleurs
immigrants et
allophones

Rapport d'une enquête
réalisée en 1991
Daniel Monnier


Chapitre VII


Les mesures d'accueil et l'intégration
linguistique des travailleurs immigrants

Les gouvernements des pays d'immigration mettent généralement en place diverses mesures pour favoriser l'intégration des immigrants. Comme nous l'avons vu au premier chapitre, l'intégration comporte plusieurs dimensions. Elle sera économique lorsque, dans ses finalités, elle vise l'autonomie matérielle et financière des immigrants. Des mesures facilitant l'intégration du marché du travail ou l'investissement dans l'entreprise seront alors indiquées. Elle sera sociale ou culturelle lorsque l'immigrant se familiarisera avec les diverses façons de faire de la société d'accueil et de ses institutions. Les mesures appropriées à cette dimension de l'intégration chercheront d'abord à l'informer des services sociaux et culturels qui sont accessibles et de leurs normes de fonctionnement.

L'intégration linguistique n'est pas, comme les précédentes, liée à un secteur d'activité particulier. La capacité de communiquer dans la langue officielle de la société d'accueil, dans toutes les circonstances de la vie, sera ici l'objectif visé. En 1969, dans le cadre d'un programme fédéral-provincial, des centres d'orientation et de formation des immigrants (COFI) ont été implantés. La formation linguistique des immigrants était leur premier objectif. Les immigrants qui se destinaient au marché du travail y avaient accès et recevaient des allocations durant les quelques semaines de formation allouées. En 1988, le MCCI a élargi le programme à des immigrants qui n'étaient pas admissibles au programme fédéral-provincial et augmenté le nombre de COFI : huit sont actuellement en activité. Les immigrants ont aussi accès à divers autres programmes : formation de la main-d'oeuvre, allocations de subsistance au moment de leur installation, accès à des services dans leur langue dans des établissements de santé et de services sociaux et dans certaines grandes municipalités comme Montréal.

Le but de ce chapitre n'est pas d'évaluer ces divers programmes, puisque cela dépasserait de beaucoup notre mandat et la portée de l'information recueillie lors de l'enquête. De plus, de nombreux facteurs influent sur différentes facettes de l'intégration, sur sa dimension linguistique comme sur ses autres dimensions. Donc, sans chercher à évaluer précisément l'impact de telle ou telle mesure sur les choix linguistiques des travailleurs immigrants, nous souhaitons tout de même apporter une contribution sous l'angle général suivant : ceux qui ont reçu de l'aide adoptent-ils des usages linguistiques et souscrivent-ils à des points de vue qui seraient plus favorables au fait français?

Nous ne pourrons pas isoler l'effet propre des mesures. Par exemple, la fréquentation des COFI n'est pas la seule donnée1 qui incite les immigrants à vivre en français plutôt qu'en anglais. La Charte de la langue française prescrit diverses normes auxquelles sont soumises les institutions dans lesquelles évoluent les immigrants, la volonté générale de la majorité francophone s'exprime dans toutes sortes de circonstances de la vie quotidienne, les immigrants plus anciens ont été confrontés aux divers soubresauts qui ont marqué le mouvement général d'affirmation du fait français au Québec, autant de données qui ne nous sont pas disponibles.

Nous nous limiterons donc ici aux quatre aspects suivants : voir l'écart qui pourrait exister entre le besoin de fréquenter le COFI et sa satisfaction, décrire le profil des travailleurs immigrants qui ont fréquenté un COFI, examiner leur usage des langues et leur disposition générale à l'égard de la promotion du français, et explorer le lien pouvant exister entre le fait d'avoir trouvé satisfaction à un besoin ressenti au moment de l'accueil et celui d'utiliser davantage le français et de souscrire à sa promotion et à son rayonnement. Nous excluons des calculs les travailleurs immigrants allophones venus avant 19692 (année de création des COFI), de même que ceux immigrés avant d'avoir 17 ans. Les comparaisons entre ceux qui ont fréquenté un COFI et ceux qui ne l'ont pas fait pourront ainsi se faire sur une base commune.

7.1 LA SATISFACTION DES BESOINS

Le tableau VII.1 montre que 63 % des immigrants allophones venus depuis 1976 et qui ont ressenti le besoin de fréquenter un COFI ont obtenu satisfaction. Pour ceux arrivés avant 1976, 59 % ont vu leur besoin satisfait. Ces données ne permettent pas toutefois de juger de l'admissibilité effective des candidats, ni de leur niveau d'information sur l'existence des COFI. Au total, 27 % des travailleurs allophones immigrés depuis 1969 auraient, selon notre enquête, fréquenté un COFI (29 % pour la période 1976-1991, 20 % pour celle de 1969-1975).



Tableau VII.1
SATISFACTION DES BESOINS EN CE QUI
CONCERNE LE COFI SELON LA PÉRIODE D'ARRIVÉE,
TRAVAILLEURS IMMIGRANTS ALLOPHONESa —
ÎLE DE MONTRÉAL


7.2

LE PROFIL DES TRAVAILLEURS IMMIGRANTS QUI ONT FRÉQUENTÉ UN COFI

Dans le but de réduire le nombre de tableaux statistiques, plusieurs variables sont présentées dans un même tableau et l'analyse épousera cette structure. Neuf variables serviront à détailler le profit de ceux qui ont fréquenté un COFI, soit le sexe, l'âge, la langue maternelle, la période d'arrivée, le niveau de scolarité, la profession, la composition linguistique du milieu de résidence et de l'entreprise et la connaissance actuelle des langues. Cette information permettra d'interpréter avec une meilleure assise les données des autres parties de ce chapitre.

7.2.1 Selon le sexe, l'âge, la langue maternelle

La distribution de la clientèle des COFI selon le sexe ne se distingue pas de celle de l'ensemble des travailleurs immigrants allophones adultes venus depuis 1969. Du point de vue de l'âge, les différences sont aussi très faibles (la proportion des 46 ans et plus est un peu plus faible chez ceux qui ont fréquenté un COFI). Par contre, les distributions des clients et des non-clients selon la langue maternelle diffèrent passablement : langues latines (36 % contre 24 %), langues austro-asiatiques (14 % contre 4 %), autres langues (34 % contre 60 %).



Tableau VII.2
FRÉQUENTATION OU NON D'UN COFI SELON LE SEXE,
L'ÂGE ET LA LANGUE MATERNELLE,
TRAVAILLEURS IMMIGRANTS ALLOPHONESa —
ÎLE DE MONTRÉAL


7.2.2 Selon la période d'arrivée, la scolarité, la profession

Le tableau VII.3 montre que la clientèle des COFI provient un peu plus (83 %) de la période 1976-1991 que la non-clientèle (76 %). Elle serait aussi un peu moins scolarisée (16 ans et plus : 26 % contre 33 %). La comparaison selon le groupe professionnel ne fait pas voir de différences importantes (un peu moins d'administrateurs dans la clientèle), ce qui apparaît cohérent par rapport aux données sur la scolarité.



Tableau VII.3
FRÉQUENTATION OU NON D'UN COFI SELON
LA PÉRIODE D'ARRIVÉE, LE NIVEAU DE SCOLARITÉ
ET LA PROFESSION, TRAVAILLEURS IMMIGRANTS ALLOPHONESa — ÎLE DE MONTRÉAL


7.2.3 Selon la composition linguistique du milieu de résidence et des contacts en entreprise

Il n'y a pas de différence entre la clientèle des COFI et la non-clientèle en ce qui concerne la composition linguistique de leurs milieux d'insertion. Dans leur quartier de résidence comme au travail, les clients et non-clients estiment dans 4 cas sur 10 être insérés dans des milieux majoritairement francophones. Rappelons ici que nous ne considérons que les travailleurs immigrants allophones venus depuis 1969 et âgés de 17 ans et plus à l'arrivée.



Tableau VII.4
FRÉQUENTATION OU NON DU COFI SELON LA COMPOSITION LINGUISTIQUE DU MILIEU DE RÉSIDENCE ET DES CONTACTS À L'INTÉRIEUR DE L'ENTREPRISE, TRAVAILLEURS IMMIGRANTS ALLOPHONESa —
ÎLE DE MONTRÉAL


7.2.4 Selon la connaissance actuelle du français et de l'anglais

Le tableau VII.5 présente des données comparant ceux qui ne connaissaient ni le français ni l'anglais à l'arrivée à l'ensemble des clients et non-clients des COFI (sans distinction de leur connaissance du français et de l'anglais à l'arrivée). Il en ressort des données assez intéressantes. Lorsque l'on ne tient pas compte de la connaissance des langues à l'arrivée (colonnes « tous »), l'unilinguisme anglais3 des clients (28 %) surpasse celui des non-clients (18 %). De fait, 57 % des clients parlent actuellement le français avec facilité, comparativement à 71 % des non-clients4. Il ne faut pas s'en étonner puisque la méconnaissance du français est un critère de sélection de la clientèle des COFI. Par contre, lorsque la comparaison se fait sur la base de ceux qui ne connaissaient ni le français ni l'anglais à l'arrivée, les clients surpassent alors les non-clients quant à leur capacité actuelle de parler le français (60 % contre 54 %). Ce résultat indique donc une certaine efficacité du COFI quant à l'enseignement du français. Par ailleurs, comme nous l'avons déjà mentionné, il semble bien que le fait de connaître l'anglais à l'arrivée ait un impact négatif sur la capacité ou la motivation d'apprendre le français; le besoin de pouvoir communiquer est évidemment en partie comblé chez ceux qui connaissent l'anglais.



Tableau VII.5
CONNAISSANCE ACTUELLE DU FRANÇAIS ET DE L'ANGLAIS
SELON LA FRÉQUENTATION OU NON DU COFI,
TRAVAILLEURS ALLOPHONES — ÎLE DE MONTRÉAL


En résumé, ceux qui ont fréquenté un COFI sont un peu plus jeunes, comptent plus de Latins et d'Asiatiques du Sud-Est et connaissent actuellement moins le français que les non-clients lorsque l'on fait abstraction de leur connaissance des langues à l'arrivée. Pour le reste, ils ne diffèrent pas selon le sexe, le groupe professionnel et la composition de leurs milieux d'insertion.

7.3 FRÉQUENTATION DU COFI, USAGE DES LANGUES ET PROMOTION DU FRANÇAIS

Comme nous l'avons écrit en introduction à ce chapitre, il est difficile d'isoler l'effet de la fréquentation du COFI sur les choix linguistiques des travailleurs immigrants, puisqu'une enquête ne peut prendre en considération toutes les variables qui influencent ces choix. Toutefois, comme point de départ d'études ultérieures, il est utile d'examiner si, globalement, les clients des COFI utilisent davantage le français que l'anglais par rapport à ceux qui ne l'ont pas fréquenté, sachant par l'analyse qui précède que les uns et les autres diffèrent sous d'autres aspects que celui d'avoir fréquenté ou non un COFI. Nous présenterons ici des résultats ne retenant que les travailleurs immigrants allophones qui ne connaissaient ni le français ni l'anglais à l'arrivée (excluant aussi ceux venus avant 1969 ou âgés de moins de 17 ans à l'arrivée), puisque le fait de connaître l'une ou l'autre des langues de la société d'accueil s'est avéré une variable majeure des analyses faites précédemment.

7.3.1 Langue de travail, indice global d'utilisation des langues et disposition à l'égard de la promotion du français

Le tableau VII.6 permet de voir que les travailleurs ayant fréquenté le COFI ne diffèrent pas de l'ensemble des travailleurs immigrants allophones5 en ce qui concerne l'usage des langues au travail et l'indice global d'utilisation du français. Les différences de pourcentage apparaissant au tableau, qui indiqueraient une orientation légèrement plus favorable au français chez les clients des COFI, ne sont pas rigoureusement significatives. Le tableau VII.7, produit pour ceux venus depuis 1976, livre les mêmes résultats. Le tableau VII.8, qui porte sur la disposition à l'égard de la promotion du français, ne fait pas apparaître non plus de différence entre les clients et les non-clients, de même que le tableau VII.9 qui isole les travailleurs de langues latines (excluant le français et l'italien).



Tableau VII.6
USAGE DES LANGUES AU TRAVAIL ET INDICE GLOBAL
D'UTILISATION DES LANGUES SELON LA FRÉQUENTATION OU NON DU COFI, TRAVAILLEURS IMMIGRANTS ALLOPHONESa QUI NE CONNAISSAIENT NI LE FRANÇAIS NI L'ANGLAIS
À L'ARRIVÉE — ÎLE DE MONTRÉAL


Tableau VII.7
USAGE DES LANGUES AU TRAVAIL ET INDICE GLOBAL
D'UTILISATION DES LANGUES SELON LA FRÉQUENTATION
OU NON DU COFI, TRAVAILLEURS ALLOPHONES
VENUS DEPUIS 1976 ET QUI NE CONNAISSAIENT
NI LE FRANÇAIS NI L'ANGLAIS À L'ARRIVÉE —
ÎLE DE MONTRÉAL


Tableau VII.8
DISPOSITION À L'ÉGARD DE LA PROMOTION
DU FRANÇAIS SELON LA FRÉQUENTATION DU COFI,
TRAVAILLEURS IMMIGRANTS ALLOPHONESa QUI NE
CONNAISSAIENT NI LE FRANÇAIS NI L'ANGLAIS À L'ARRIVÉE — ÎLE DE MONTRÉAL


Tableau VII.9
DISPOSITION À L'ÉGARD DE LA PROMOTION DU FRANÇAIS
ET LANGUE DE TRAVAIL SELON LA FRÉQUENTATION
OU NON DU COFI, TRAVAILLEURS IMMIGRANTSa
DE LANGUES LATINES (SAUF LE FRANÇAIS ET L'ITALIEN)
QUI NE PARLAIENT NI LE FRANÇAIS NI L'ANGLAIS À L'ARRIVÉE — ÎLE DE MONTRÉAL


7.4 LA SATISFACTION DES BESOINS D'ACCUEIL ET L'ORIENTATION LINGUISTIQUE

Les gouvernements espèrent généralement que le fait de porter assistance aux immigrants les conduira à adopter un profil d'intégration qui correspond à des objectifs globaux, l'espoir de les voir vivre en français étant ici un objectif essentiel de la société québécoise et de ses gouvernants. L'assistance directe aux nouveaux arrivants n'est pas la seule façon de privilégier leur orientation vers la vie en français, la sélection des immigrants et les politiques linguistiques étant probablement des facteurs d'intégration linguistique plus influents.

Néanmoins, on pourrait croire que l'immigrant frustré dans la satisfaction des besoins ressentis au cours de sa période d'adaptation pourrait prendre ses distances vis-à-vis d'un objectif comme celui de la francisation auquel peu de choses le rattachent au départ.

Le tableau VII.10 tend à démontrer que la satisfaction ou non de besoins ressentis tant pour la fréquentation du COFI, l'octroi d'allocations de subsistance que le désir de recevoir de la formation professionnelle n'influe pas tellement sur sa disposition à l'égard de la promotion du français et de l'usage de cette langue au travail. D'autres facteurs plus puissants, comme l'insertion dans des réseaux propices aux interrelations avec les francophones, jouent sans doute davantage. Le tableau VII.11, malgré le petit nombre de répondants, semble le confirmer. Sept répondants sur 10 aidés par des francophones ont une disposition favorable à l'égard de la promotion du français, comparativement à 4 sur 10 aidés par les anglophones. L'usage du français au travail est aussi beaucoup plus élevé (surtout le français, 54 % contre 16 %) chez ceux ayant été aidés par des francophones.



Tableau VII.10
DISPOSITION À L'ÉGARD DE LA PROMOTION DU FRANÇAIS
ET LANGUE DE TRAVAIL SELON QUE L'AIDE DÉSIRÉE
À L'ARRIVÉE AIT ÉTÉ OCTROYÉE OU NON,
TRAVAILLEURS ALLOPHONES NE CONNAISSANT
NI LE FRANÇAIS NI L'ANGLAIS À L'ARRIVÉE —
ÎLE DE MONTRÉAL


Tableau VII.11
DISPOSITION À L'ÉGARD DE LA PROMOTION DU FRANÇAIS
ET LANGUE DE TRAVAIL SELON QUE L'AIDE DÉSIRÉE
(SOUTIEN MATÉRIEL, AIDE À L'EMPLOI)
SOIT VENUE DE FRANCOPHONES NE CONNAISSANT
NI LE FRANÇAIS NI L'ANGLAIS À L'ARRIVÉE —
ÎLE DE MONTRÉAL


7.5 CONCLUSION

Six travailleurs immigrés sur dix venus depuis 1969 et qui ont souhaité fréquenter un COFI ont pu le faire. Au total, près de 30 % de ceux venus au cours de cette période ont fréquenté cette institution. La comparaison des clients aux non-clients selon plusieurs variables montre que les clients sont un peu plus jeunes, regroupent davantage de personnes de langues latines (excluant le français et l'italien) et de langues austro-asiatiques (ex-Indochine) et sont un peu moins scolarisés. La composition linguistique de leurs milieux d'insertion (travail, résidence) ne diffère pas de celle des non-clients. Il en va de même pour leur répartition selon le groupe professionnel, si ce n'est une faible surreprésentation des administrateurs chez les non-clients. En ce qui concerne l'utilisation du français et l'attitude générale à l'égard de sa promotion, les clients ne diffèrent pas non plus de façon significative des non-clients6.

Quant à la satisfaction des besoins d'assistance ressentis par les travailleurs immigrants au moment de l'accueil, il n'est pas évident qu'elle soit absolument déterminante de leur orientation linguistique actuelle. Avoir désiré fréquenter un COFI, avoir souhaité recevoir des allocations de subsistance ou de la formation professionnelle et avoir obtenu satisfaction ou non n'orientent pas vraiment les résultats au sens d'être mieux disposé à l'égard du français et de l'utiliser davantage (tableau VII.10).

Le facteur le plus déterminant serait le fait que l'aide (soutien matériel, aide à l'emploi) soit venue de francophones plutôt que d'anglophones, un résultat purement logique. L'accès des immigrants à des réseaux où ils pensent recevoir une aide identifiable à des francophones pourrait être un facteur fort influent de leur intégration en français.






1 Nous présentons toutefois une analyse multivariée sur la base des données de l'enquête. Par exemple, le tableau VII.8 considère quatre variables. [retour au texte]

2 44 répondants venus avant 1969 disent avoir fréquenté un COFI. [retour au texte]

3 Il s'agit, de fait, d'un bilinguisme langue d'origine-anglais. [retour au texte]

4 Sous réserve que les deux groupes ont les mêmes critères d'auto-évaluation. [retour au texte]

5 Rappelons qu'il s'agit de ceux venus depuis 1969. qui ne connaissaient ni le français ni l'anglais à l'arrivée, et qui étaient âgés de plus de 17 ans. [retour au texte]

6 Si l'on acceptait une marge d'erreur supérieure à 10 %, on décèlerait une utilisation un peu plus élevée du français chez ceux qui ont fréquenté un COFI. [retour au texte]





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