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Accroissement de la population allophone au Québec : horizon 2006

Accroissement
de la population
allophone au Québec :
horizon 2006

Michel PAILLÉ
démographe



Conseil de la langue française




Cet ouvrage a été publié
par le service des communications
du Conseil de la langue française
sous la direction de Léo Gagné.

@1990 Gouvernement du Québec

Tous droits de traduction et d'adaptation,
en totalité ou en partie, réservés pour tous
les pays. Toute reproduction pour fins
commerciales, par procédé mécanique ou
électronique, y compris la microreproduction,
est interdite sans l'autorisation écrite
de l'Éditeur officiel du Québec.

Dépôt légal - 4e trimestre 1990
Bibliothèque nationale du Québec

ISBN 2-550-21098-0





TABLE DES MATIÈRES



Liste des tableaux

1. Les quatre derniers recensements

2. Trois scénarios perspectifs

3. Méthodologie

4. Résultats pour l'ensemble du Québec

5. L'île de Montréal et la région métropolitaine

6. Importance relative des allophones

BIBLIOGRAPHIE





LISTE DES TABLEAUX



Tableau 1
Population allophone (langue maternelle), Québec, 1971-1986

Tableau 2
Évolution de la population allophone (langue maternelle), Québec, de 1971-1976 à 1981-1986

Tableau 3
Caractéristiques des trois scénarios perspectifs selon la période quinquennale, de 1986-1991 à 2001-2006

Tableau 4
L'immigration au Québec, 1981-1986 et 1986-1991

Tableau 5
Immigrants allophones (langue maternelle) additionnels présents au Québec en 2006 selon la période d'immigration, trois scénarios

Tableau 6
Population allophone (langue maternelle), Québec, 1991-2006

Tableau 7
Proportion (%) de la population allophone du Québec qui réside dans l'île et dans la région de Montréal, 1986-2006

Tableau 8
Population allophone (langue maternelle), île de Montréal,
1991-2006

Tableau 9
Population allophone (langue maternelle), RMR de Montréal, 1991-2006






Dans ce bref document, nous nous proposons d'estimer la population allophone du Québec en 1991, 1996, 2001 et 2006.

Nos projections seront faites selon trois scénarios et donneront des résultats en nombres absolus pour l'ensemble du Québec, la région métropolitaine de recensement de Montréal (RMR) ainsi que pour l'île de Montréal.

Nous tenterons également d'estimer la proportion que pourrait représenter la population allophone de chacun de ces territoires.

Précisons qu'il s'agit ici de la population allophone de langue maternelle, c'est-à-dire des résidents du Québec dont la première langue apprise n'est ni le français, ni l'anglais, ni une langue amérindienne, ni l'inuktitut.





1. Les quatre derniers recensements


Le tableau 1 donne les effectifs allophones du Québec aux recensements de 1971, 1976, 1981 et 1986. Étant donné que les recensements ont sous-dénombré à des degrés divers la population du Québec, le tableau 1 donne, outre la population établie selon chacun des quatre derniers recensements, les taux de sous-dénombrement ainsi que les effectifs que nous croyons plus près de la réalité.

 
Tableau 1
Population allophone (langue maternelle), Québec, 1971-1986


Les données du tableau 1 nous permettent de calculer l'accroissement relatif et le taux annuel moyen d'accroissement de la population allophone du Québec au cours des périodes quinquennales 1971-1976, 1976-1981 et 1981-1986. Nous présentons les résultats au tableau 2. C'est au cours de la période 1976-1981 que la population allophone s'est accrue le plus rapidement, soit à un taux annuel moyen de 1,7 %. La dernière période quinquennale montre aussi un accroissement rapide avec un taux de 1,5 %.

 
Tableau 2
Évolution de la population allophonea (langue maternelle), Québec, de 1971-1976 à 1981-1986




2. Trois scénarios perspectifs


Les trois scénarios que nous avons élaborés reposent essentiellement sur le nombre annuel d'immigrants que le Québec accueillera d'ici 2006. Nous supposerons des objectifs d'immigration de 25 000, de 35 000 de 45 000  immigrants par année à partir de 1991. En ce qui a trait à la période presque achevée 1986-1991, les trois scénarios feront entrer au Québec un total de 140 600 immigrants (voir le tableau 4). Outre le nombre d'immigrants, il nous faut faire des hypothèses quant à la proportion des allophones parmi ceux-ci, ainsi qu'en ce qui concerne le taux de rétention que le Québec exercera sur ces immigrants. Le tableau 3 présente ces hypothèses.

 
Tableau 3
Caractéristiques des trois scénarios perspectifs selon la période quinquennale, de 1986-1991 à 2001-2006


Nous supposerons que, d'ici 2006, le gouvernement du Québec réussira, conformément à ses intentions, à attirer plus d'immigrants francophones. Par conséquent, nous ferons l'hypothèse que la proportion d'allophones parmi les immigrants déclinera de cinq points procentuels par période quinquennale, passant de 80 % (1986-1991) à 65 % (2001-2006) en 20 ans1. Par contre, bien que le Québec souhaite retenir une proportion plus grande de ses immigrants, nous formulons l'hypothèse que les taux de rétention resteront à peu près les mêmes que ceux que l'on a calculés à l'aide des derniers recensements2. Le tableau 3 montre donc que, par hypothèse, la moitié des immigrants de la période 1986-1991 ne seront plus au Québec en 2006, tandis que 80 % de ceux qui arriveront entre 2001 et 2006 seront toujours au Québec à la fin de la période de projection. Des taux intermédiaires ont été appliqués aux immigrants qui arriveront au cours des périodes quinquennales 1991-1996 et 1996-2001 (55 % et 70 % respectivement)3.

Dans chacun des scénarios, ces hypothèses pourraient sous-estimer le nombre réel d'immigrants allophones que le Québec accueillera et retiendra d'ici 2006. En effet, il se pourrait fort bien que le Québec réussisse mieux à retenir ses immigrants que dans le passé tout en ne parvenant pas à attirer un nombre suffisamment important d'immigrants francophones, ce qui empêche de réduire à moins des deux tiers la fraction des immigrants allophones de la période 2001-2006. Rappelons que, depuis quelques années, les allophones représentent plus des quatre cinquièmes des immigrants que le Québec a reçus.



 

1 Si l'on suppose que la proportion d'immigrants anglophones demeure autour de10 %, nos hypothèses quant aux immigrants francophones portent leur proportion à 25 % entre 2001 et 2006. Rappelons que la proportion d'immigrants allophones a régulièrement augmenté entre 1981 et 1986, passant de 74,2 % à 82,8 %. Voir Michel Paillé, Nouvelles tendances démolinguistiques dans l'île de Montréal, 1981-1996, Québec, Conseil de la langue française, « Notes et documents », n° 71, 1989, page 35. [retour au texte]

2 Les taux de rétention des immigrants seraient de 85 % après 2 ans, de 75 % après 5 ans, de 60 % après 10 ans et de 50 % après 20 ans. Bureau de la statistique du Québec, Perspectives provisoires de la population et des ménages, Québec 1986-2011, Québec, 1988, page 31. [retour au texte]

3 Plus précisément, nous faisons « repartir » ces immigrants au cours de la période quinquennale suivant leur arrivée au Québec. Nous supposons donc que les immigrants qui repartent ne restent que deux ans et demi en moyenne au Québec, ce qui est très court comparativement à la réalité observée. [retour au texte]



3. Méthodologie


En partant de la population allophone du Québec de 1986, nous la faisons croître à un taux annuel qui diminue de cinq ans en cinq ans. Au cours du premier lustre 1986-1991, nous supposons une croissance annuelle de 1,2 % par année. Ce taux diminue de 0,2 point procentuel par période quinquennale. Il n'est donc que de 0,6 % par année entre 2001 et 2006 (tableau 3)4. Ce taux d'accroissement contient tous les facteurs démographiques : la fécondité, la mortalité, l'émigration et une partie de l'immigration.

Le tableau 4 compare l'immigration des deux périodes quinquennales de la décennie quatre-vingt. Entre 1981 et 1986, le Québec a accueilli 87 300 immigrants, soit un peu moins de 17 500 individus en moyenne par année. Au cours du lustre suivant, la moyenne annuelle pourrait être de l'ordre de 28 100. Le tableau 4 montre qu'en vertu de nos hypothèses, 34 900 immigrants allophones arrivés au Québec entre 1981 et 1986 y seront toujours en 2006. Parmi ceux qui seront entrés entre 1986 et 1991, 56 200 vivraient toujours au Québec à la fin de la période de projection. Par conséquent, dans la croissance du groupe allophone entre 1986 et 1991, nous ajoutons, non pas 56 200 immigrants allophones, mais plutôt 20 000, soit la différence arrondie entre les deux périodes quinquennales5. En d'autres termes, pour chaque période quinquennale de notre projection, nous ne tenons pas compte des 20 000 premiers immigrants6, toutes langues maternelles confondues, puisque ceux-ci sont inclus dans le taux annuel d'accroissement.



 

4 Tous les scénarios du Bureau de la statistique du Québec montrent une diminution constante du taux d'accroissement pour l'ensemble de la population du Québec même si l'on suppose une augmentation de la fécondité et un solde migratoire fortement positif comme dans le scénario D. [retour au texte]

5 La différence réelle est de 21 300. Dans nos calculs, nous l'avons arrondie à 20 000. [retour au texte]

6 Notre méthodologie nous aurait normalement conduits à ignorer les 17 500 premiers immigrants seulement. Nous avons préféré augmenter ce chiffre à 20 000. Ainsi, nous risquons moins de surestimer le nombre d'allophones. [retour au texte]




 
Tableau 4
L'immigration au Québec, 1981-1986 et 1986-1991


Nous procédons de la même manière pour les autres périodes quinquennales. Le tableau 5 donne, pour chacun des scénarios, le nombre d'immigrants qui viennent s'ajouter, durant chaque lustre, à la population allophone du Québec.

 
Tableau 5
Immigrants allophones (langue maternelle) additionnels présents au Québec en 2006 selon la période d'immigration, trois scénarios




4. Résultats pour l'ensemble du Québec


Le tableau 6 présente nos résultats. Le maintien des objectifs actuels d'immigration à 35 000 immigrants par année d'ici 2006 donnerait une population allophone de 654 000 personnes dans une quinzaine d'années. Une augmentation des objectifs gouvernementaux qui viseraient 45 000 immigrants annuellement entre 1991 et 2006 porterait la population allophone à 727 000. Par contre, avec des objectifs de 25 000 immigrants à compter de 1991, objectifs inférieurs à ceux des dernières années, la population allophone du Québec augmenterait jusqu'à 581 000 personnes.

 
Tableau 6
Population allophone (langue maternelle), Québec, 1991-2006 (en milliers)




5. L'île de Montréal et la région métropolitaine


Afin de calculer la population allophone de l'île et de la région de Montréal, nous avons formulé des hypothèses quant à la concentration des allophones dans ces régions. Le tableau 7 donne les proportions observées au recensement de 1986, ainsi que celles que nous retenons d'ici 2006.

 
Tableau 7
Proportion (%) de la population allophone du Québec qui réside dans l'Île et dans la région de Montréal, 1986-2006


Bien que la population allophone se soit concentrée davantage dans l'île de Montréal de 1981 à 19867, nous avons supposé qu'elle s'établirait peu à peu sur l'ensemble du territoire québécois de 1986 à 2006. Il n'est certes pas impossible que les allophones suivent la tendance à l'étalement urbain dans la région de Montréal. C'est ainsi que la proportion d'allophones résidant dans l'île de Montréal décline dans nos projections, passant de 77,7 % à 70,0 % en 20 ans. Quant à l'ensemble de la région métropolitaine de Montréal, nos scénarios lui font perdre cinq points procentuels entre 1986 (92,5 %) et 2006 (87,5 %). Compte tenu de ces hypothèses, nos résultats pourraient sous-estimer le nombre d'allophones de l'île et de la région de Montréal si leur répartition sur le territoire québécois ne se faisait pas aussi rapidement.




7 Pour la période 1981-1986, voir Michel Paillé, Op. Cit., pages 15-24. [retour au texte]




 
Tableau 8
Population allophone (langue maternelle), île de Montréal, 1991-2006 (en milliers)


Compte tenu de nos hypothèses, nos scénarios donneraient des effectifs allophones allant de 407 000 à 509 000 dans l'île de Montréal en 2006 si le Québec accueillait d'ici là entre 25 000 et 45 000 immigrants par année. Des objectifs d'immigration intermédiaires de l'ordre de 35 000 individus par année feraient croître la population allophone de 338 800 à 458 000 en 20 ans.

Quant à l'ensemble de la région métropolitaine de Montréal, les résultats de nos scénarios se trouvent au tableau 9. Ils indiquent des effectifs de 508 000, 572 000 et 637 000 en 2006, qui varient selon les objectifs d'immigration du Québec.

 
Tableau 9
Population allophone (langue maternelle), RMR de Montréal, 1991-2006 (en milliers)




6. Importance relative des allophones


Il est sans doute d'un certain intérêt d'estimer la proportion que les allophones représenteront dans l'ensemble de la population du Québec comme dans celle de l'île et de la région métropolitaine de Montréal. Cependant, n'ayant pas fait de projection pour l'ensemble de la population du Québec, nous ne sommes pas en mesure d'établir des proportions qui découleraient directement de nos hypothèses et de notre modèle perspectif. Néanmoins, nous tenterons de présenter quelques approximations.

D'après deux scénarios du Bureau de la statistique du Québec (BSQ), la population totale du Québec en 2006 pourrait se situer entre 7,1 et 7,8 millions8. Nos trois scénarios associés à ces perspectives du BSQ donnent des proportions qui vont de 8,1 % à 9,4 % de la population québécoise en 2006. Rappelons qu'au recensement de 1986, les allophones comptaient pour 6,8 % de la population du Québec.

Pour estimer les proportions d'allophones dans l'île et dans la région métropolitaine de Montréal, nous devons faire des hypothèses quant à l'importance relative de ces régions dans l'ensemble de la population du Québec en 2006. Nous avons prolongé les tendances observées entre 1981 et 1986. Ainsi, comme la proportion des Québécois qui demeurent dans l'île de Montréal a baissé de 27,3 % à 26,8 % au début des années quatre-vingt9, nous avons estimé qu'elle pourrait être de 25,5 % en 200610. Quant à l'ensemble de la région de Montréal, elle a vu son importance relative passer de 44,4 % à 44,7 %. En faisant croître cette proportion de 0,3 point procentuel tous les cinq ans, nous obtenons 45,9 % en 2006.



 

8 Il s'agit des scénarios B et D du Bureau de la statistique du Québec : Perspectives provisoires de la population et des ménages, Québec, 1986-2011, Québec, 1988. Nous avons écarté le scénario A parce qu'il supposait une fécondité trop faible (1,165 enfant) ainsi que le scénario E parce qu'il établit la projection de la population à partir du recensement de 1986 sans tenir compte du sous-dénombrement. Quant au scénario C, il donne des résultats intermédiaires à ceux des scénarios B et D. Ces deux scénarios présentent un intervalle suffisamment large pour considérer qu'ils donnent les effectifs minimum et maximum de l'ensemble de la population du Québec en 2006. [retour au texte]

9 Michel Paillé, op. cit., pages 17 et 23. [retour au texte]

10 Nous avons supposé 26,4 % en 1991, 26,0 % en 1996 et 25,75 % en 2001. [retour au texte]




Si le Québec accueille de 25 000 à 45 000 immigrants par année entre 1991 et 2006, la population de l'île de Montréal en 2006 pourrait compter entre 22 % et 26 % de résidents, dont la langue maternelle n'est ni le français ni l'anglais, comparativement à 18,7 % en 1986. Ayant déjà prévu dans une autre étude que les allophones surpasseront au cours des années 1990 la population anglophone11, ils devraient être encore plus nombreux en 2006. Quant aux allophones qui représentaient 13,4 % de la population de la région métropolitaine de Montréal en 1986, leur proportion pourrait augmenter jusqu'à 15 % et même 18 %.

* * *



11 Michel Paillé, op. cit., p. 105. [retour au texte]




Nous illustrons à la figure ci-dessous les résultats des trois scénarios par lesquels nous avons estimé les effectifs de la population allophone du Québec jusqu'en 2006. Nous avons ajouté un scénario de référence qui fait augmenter la population allophone à partir de 1986 selon les taux annuels qui ont servi aux trois scénarios (voir le tableau 3). Cependant, dans cet accroissement, nous ne comptons pas d'immigration supplémentaire à celle de la période 1981-1986 qui, rappelons-le, a été inférieure à 17 500 en moyenne par année.

 
Croissance de la population allophone selon quatre scénarios, Québec, 1971-2006


Il semble évident que la population allophone du Québec va connaître une augmentation de ses effectifs et de son importance relative d'ici 2006. Cette population ayant une plus forte fécondité que celle des francophones et des anglophones, il faudrait une importante réduction des objectifs d'immigration pour ralentir sa croissance. Comme les gouvernements canadien et québécois visent tous deux une augmentation régulière de leurs objectifs respectifs12, on peut donc être assuré, malgré nos hypothèses conservatrices, d'une croissance soutenue de la proportion des allophones.

Bien que l'on cherche à attirer des immigrants en dehors de l'île de Montréal, et même si nous avons renversé la tendance à la concentration des allophones dans l'île (tableau 7), il nous paraît évident que la proportion d'allophones qui y résideront en 2006 sera plus élevée qu'au recensement de 1986. Même si la population de l'île de Montréal atteignait deux millions d'habitants en 2006 (hypothèse plus forte que celles que nous avons exprimées à la section 6), augmentation conjuguée à une immigration réduite à 25 000 immigrants par année pendant 15 ans (notre scénario le plus faible), les allophones de l'île, avec des effectifs de 407 000 individus (tableau 8), compteraient pour plus d'un cinquième de la population.




12 Comme le Québec désire accueillir le quart des immigrants qui choisissent le Canada comme pays d'accueil, l'augmentation des objectifs d'immigration devrait se faire à un rythme plus rapide que pour l'ensemble du Canada. [retour au texte]




BIBLIOGRAPHIE



BUREAU DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC, Perspectives provisoires de la population et des ménages, Québec 1986-2011, Québec, 1988, 151 pages.

DUCHESNE, Louis, La situation démographique au Québec, Édition 1989, Québec, Bureau de la statistique du Québec, 1989, 230 pages.

PAILLÉ, Michel, Nouvelles tendances démolinguistiques dans l'île de Montréal, 1981-1996, Québec, Conseil de la langue française, « Notes et documents », n° 71, 1989, xvii-173 pages.

STATISTIQUE CANADA, recensement de 1971, Population. Langue maternelle, Ottawa, ministère de l'Industrie et du Commerce, avril 1973, cat. n° 92-725.

STATISTIQUE CANADA, recensement de 1976, Population. Caractéristiques démographiques. Certaines langues maternelles, Ottawa, Approvisionnements et Services Canada, mars 1978, cat. n° 92-822.

STATISTIQUE CANADA, recensement de 1981, Population. Langue maternelle, Ottawa, Approvisionnements et Services Canada, octobre 1982, cat. n° 92-902.

STATISTIQUE CANADA, recensement de 1986, Le pays. Caractéristiques de la population et des logements. Langue : Partie 1, Ottawa, Approvisionnements et Services Canada, décembre 1987 cat. n° 93-102.




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