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INDICATEURS
DE LA SITUATION LINGUISTIQUE
AU QUÉBEC édition 1992



3 Langue et éducation

3.1 Préscolaire, primaire et secondaire

3.1.1 Enseignement en français dans le réseau préscolaire, primaire et secondaire, 1980-1990


En bref
Entre 1980 et 1990, la proportion des élèves allophones qui étudient en français a doublé dans le Grand-Montréal où elle atteint 75 %.



En 1990-1991, sur les 1 151 039 élèves inscrits dans le réseau scolaire québécois (préscolaire, primaire et secondaire), 90,3 % étudient dans le secteur d'enseignement français (1 039 962). Ils n'étaient que 86,2 % dans ce cas en 1980-1981. Dans la région du Grand-Montréal, la proportion d'élèves inscrits dans des écoles françaises est passée de 78,6 % à 85,5 % au cours des années 1980-1990.

La presque totalité des élèves de langue maternelle française étudient en français. Au cours des dix dernières années, la proportion de ceux-ci est passée de 98,3 % à 99,0 % au Québec et de 97,6 % à 98,5 % dans la région du Grand-Montréal.

Par ailleurs, bien que la majeure partie des élèves de langue maternelle anglaise fréquentent l'école anglaise, 16,1 % d'entre eux recevaient leur enseignement en français en 1980-1981; dix ans plus tard, ce pourcentage monte à 19,5 %. Dans la région du Grand-Montréal, où sont largement concentrés ces élèves, on observe à peu de chose près les mêmes tendances.

Quant aux élèves de langue maternelle autre que française, anglaise ou amérindienne, leur nombre ne cesse d'augmenter au fil des ans dans les écoles françaises, contrairement à ce qu'on observe chez les élèves francophones et anglophones qui sont en perte de vitesse, en nombre absolu. Tout comme les anglophones, les élèves allophones habitent majoritairement la région de Montréal. En outre, les élèves allophones fréquentent de plus en plus les écoles françaises. En effet, entre 1980-1981 et 1990-1991, la proportion d'élèves allophones qui étudiaient en français est passée de 38,7 % à 75,5 % au Québec, ce qui renverse complètement la situation. Les répercussions de la loi 101 sont plus que confirmées ici.

Il semble donc que les changements notés en matière de langue d'enseignement au Québec, et plus particulièrement dans la région métropolitaine de Montréal, soient attribuables en grande partie aux élèves allophones et, dans une moindre mesure, aux élèves anglophones.




Tableau 3.1.1
Nombre et pourcentage d'élèves qui étudient en français, par langue maternelle, ensemble du Québec et le Grand-Montréala, 1980-1990b



Graphique 3.1.1
Proportion des élèves allophones qui étudient en français, Grand-Montréal, 1980-1990







3.1.2 Mobilité linguistique des élèves allophones, 1983-1990


En bref
Depuis 1983, les élèves allophones qui utilisent à la maison une autre langue que leur langue maternelle choisissent de plus en plus le français, mais le choix de l'anglais demeure prédominant.



Cet indicateur de mobilité linguistique concerne les élèves allophones qui fréquentent à plein temps le réseau scolaire québécois (préscolaire, primaire et secondaire). Sont considérés comme allophones tous les élèves qui déclarent une langue maternelle autre que le français, l'anglais ou une langue amérindienne.

Le concept de mobilité linguistique utilisé ici fait référence aux élèves qui utilisent à la maison une langue différente de leur langue maternelle. En rapportant, par exemple, le nombre d'élèves allophones qui ont pour langue d'usage le français à l'ensemble des élèves allophones, on obtient un taux de mobilité linguistique qui permet de mesurer le degré d'intégration des élèves allophones à la communauté francophone.

Environ les trois quarts des élèves allophones ont leur langue maternelle pour langue d'usage. Ainsi, en 1983-1984, sur les 65 504 élèves allophones du réseau scolaire québécois, 72,9 % n'ont pas effectué de transfert linguistique tandis que, en 1990-1991, ce pourcentage s'élève à 75,5 %, soit une moins grande mobilité linguistique.

Les élèves qui choisissent une langue d'usage autre que leur langue maternelle se tournent de plus en plus vers le français. Ainsi, en 1983-1984, 21,5 % ont choisi l'anglais, et 5,6 %, le français, tandis que, parmi les élèves inscrits en 1990-1991, 13,6 % disent utiliser l'anglais à la maison, et 10,9 %, le français.

Comme la plupart des élèves allophones du Québec (environ 95 %) sont concentrés dans la région du Grand-Montréal, les observations précédentes représentent à peu de chose près la réalité métropolitaine.




Tableau 3.1.2
Taux de mobilité linguistiquea des élèves allophonesb, ensemble du Québec et le Grand-Montréalc, 1983-1990d



Graphique 3.1.2
Taux de mobilité linguistique des élèves allophones, ensemble du Québec, 1983-1990







3.1.3 Élèves admissibles à l'enseignement en anglais, 1983-1990

En bref
La proportion d'élèves allophones admissibles à l'enseignement en anglais a diminué de 24 points de pourcentage depuis 1983 et celle des élèves anglophones est demeurée à peu près stable.



En 1990-1991, sur les quelque 1 150 000 élèves inscrits à plein temps au Québec, 10,2 % ont en main un certificat d'admissibilité qui leur permet de fréquenter l'école anglaise. Leur proportion était légèrement plus grande en 1983-1984 (12,1 %). Même si elle est également en baisse, la proportion d'élèves qui possèdent un certificat d'admissibilité à l'enseignement en anglais dans la région du Grand-Montréal est beaucoup plus importante que dans l'ensemble du Québec. Elle est passée de 19,4 % à 15,8 % entre 1983-1984 et 1990-1991.

De 1983 à 1990, le nombre d'élèves admissibles à l'école anglaise a diminué beaucoup plus rapidement que l'ensemble des effectifs scolaires (15,5 % contre 1,0 %1). Cependant, cette baisse ne touche pas tous les groupes linguistiques. Tant chez les francophones que chez les anglophones, la proportion d'élèves admissibles à l'enseignement en anglais ne varie à peu près pas dans l'ensemble du Québec. Le pourcentage d'élèves dans cette catégorie se situe entre 1,4 % et 1,3 % chez les francophones, et entre 87,6 % et 86,0 % chez les anglophones. Par contre, le groupe allophone voit fondre la proportion de ses effectifs qui peuvent fréquenter l'école anglaise puisque, de 48,1 % en 1983-1984, elle tombe à 24,4 % en 1990-1991, ce qui correspond à une chute du nombre d'élèves de plus de 1 sur 3.

Cette diminution s'explique sans doute par l'application de la loi 101 aux nouveaux immigrants. Au fur et à mesure que les arrivants s'ajoutent à la population déjà sur place, les élèves qui obtiennent un certificat d'admissibilité à l'enseignement en anglais — parce que un ou des membres de leur famille ont déjà eu accès à l'école anglaise au Québec ou au Canada — sont de moins en moins nombreux.

Dans la région du Grand-Montréal, les variations sont généralement un peu plus prononcées : c'est là que la plus grande partie des diminutions se produit pour tous les groupes linguistiques.




Tableau 3.1.3
Nombre et pourcentage d'élèvesa admissibles à l'enseignement en anglais, par langue maternelle, ensemble du Québec et le Grand-Montréalb, 1983-199Oc



Graphique 3.1.3
Pourcentage des élèves anglophones et allophones admissibles à l'enseignement en anglais, ensemble du Québec, 1983-1990




1 Ministère de l'Éducation, Direction des études économiques et démographiques, fichier élèves-standard. [retour au texte]





3.1 4 Élèves admissibles à l'enseignement en anglais qui étudient en français, 1983-1990

En bref
La proportion d'élèves allophones admissibles à l'enseignement en anglais qui étudient en français a augmenté de 6 points de pourcentage depuis 1983, et celle des élèves anglophones, de 2 points.



Dans l'ensemble du Québec, parmi les élèves admissibles à l'enseignement en anglais, environ neuf sur dix optent en ce sens en 1990-1991. Les autres, soit 11,8 %, choisissent plutôt d'étudier en français. En 1983-1984, 8,8 % seulement faisaient ce choix. On observe la même tendance dans la région de Montréal.

En nombre absolu, la majorité des élèves admissibles à l'école anglaise qui choisissent de recevoir leur enseignement en français au Québec en 1990-1991 sont de langue maternelle anglaise, suivis de loin par les francophones et les allophones. Leur nombre a peu varié depuis 1983-1984. Comme il fallait s'y attendre, ils sont largement concentrés dans la région du Grand-Montréal.

Entre 1983-1984 et 1990-1991, tant au Québec que dans la région de Montréal, la proportion des élèves admissibles à l'enseignement en anglais qui étudient en français est en hausse plus ou moins marquée selon les groupes linguistiques. Le saut le plus important est sans nul doute chez les allophones. En effet, alors que 3,0 % des élèves allophones admissibles à l'enseignement en anglais choisissaient de fréquenter l'école française en 1983-1984, on en retrouve 8,7 % sept ans plus tard.




Tableau 3.1.4
Nombre et pourcentage d'élèves admissibles à l'enseignement en anglaisa qui étudient en français, par langue maternelle, ensemble du Québec et le Grand-Montréalb, 1983-199Oc



Graphique 3.1.4
Pourcentage des élèves anglophones et allophones admissibles à l'enseignement en anglais qui étudient en français, ensemble du Québec, 1983-1990







3.2 Collégial

3.2.1 Choix de la langue d'enseignement au collégial, 1980-1990

En bref
Les allophones qui s'inscrivent au collégial optent de plus en plus pour l'enseignement en français, soit 41 % d'entre eux en 1990, comparativement à 14 % en 1980.



La population du collégial étudiée ici est celle des nouveaux inscrits, c'est-à-dire des élèves qui se sont inscrits pour la première fois au collégial à l'un des trimestres d'automne suivants : 1980, 1983,1986, 1989 et 1990. Ces élèves étaient engagés dans un programme conduisant à un diplôme d'études collégiales (DEC) offert à l'enseignement régulier.

On dénombre 49 172 nouveaux arrivants au collégial en 1980, 51 477 en 1983, 54 284 en 1986, 48 012 en 1989 et 48 827 en 1990. La baisse des nouvelles inscriptions au collégial à la fin des années 1980 est observable chez les francophones et les anglophones. Toutefois, on note une croissance importante des allophones : de 2 473 en 1980, ils passent à 4 001 en 1990.

La langue d'enseignement au collégial est majoritairement le français : en 1990, par exemple, 80 % des élèves étudient en français, 17 % en anglais et 3 % fréquentent un des quatre établissements qui dispensent l'enseignement en français et en anglais1.

Francophones et anglophones étudient majoritairement dans leur langue maternelle au collégial. En 1990, 95 % des francophones étudient en français et les anglophones s'inscrivent dans un collège où l'enseignement est donné en anglais dans 91 % des cas. Ce choix en faveur des études collégiales dans la langue maternelle est resté stable entre 1980 et 1990.

Chez les allophones, la situation s'est passablement modifiée au cours de cette période. Ce groupe a toujours préféré l'enseignement en anglais. Cependant, l'enseignement en français a fait des gains appréciables; ce choix est celui de 41 % des nouveaux inscrits allophones en 1990, comparativement à 14 % en 1980. En corollaire, la fréquentation d'un collège anglais est de 55 % en 1990, alors qu'elle était de 81 % en 1980.




Tableau 3.2.1
Répartition (en %) des nouveaux inscrits au collégial selon la langue d'enseignement, par langue maternellea, ensemble du réseau collégial, automnes de 1980 à 1990



Graphique 3.2.1
Répartition (en %) des nouveaux Inscrits allophones au collégial selon la langue d'enseignement, ensemble du réseau collégial, automnes de 1980 à 1990




1 Deux de ces établissements ont, en fait, un campus francophone et un campus anglophone. [retour au texte]





3.2.2 Transferts de langue d'enseignement du secondaire au collégial, 1983-1990

En bref
Le taux de persévérance dans l'enseignement en français après le secondaire des nouveaux inscrits francophones au collégial est en moyenne de 95 % entre 1980 et 1990, celui des anglophones, de 47 %, et celui des allophones, de 75 %.



La langue d'enseignement au secondaire détermine le choix de la langue d'enseignement au collégial, et ce, pour chaque groupe linguistique.

Parmi les nouveaux inscrits au collégial, les francophones et les anglophones qui ont étudié en 5e ou 6e secondaire dans leur langue maternelle ont poursuivi dans la même voie au collégial dans une proportion de plus de 94 %.

Cependant, si on a étudié à la fin du secondaire dans une langue seconde, la probabilité de poursuivre des études collégiales dans cette même langue est plus forte chez les francophones que chez les anglophones. En effet, parmi les nouveaux inscrits francophones qui ont étudié en anglais au secondaire, une proportion annuelle moyenne de 85 % a opté pour un collège dont la langue d'enseignement est l'anglais. Chez les nouveaux inscrits anglophones ayant fait leur dernière année d'études secondaires en français, les chances de poursuivre des études collégiales en français sont en moyenne de 47 %. Ainsi, la capacité de rétention du réseau anglais est plus forte que celle du réseau français. Dans les deux cas, cette capacité de rétention est restée relativement stable au cours des années 1980, malgré quelques légères variations1.

Chez les allophones, le choix de la langue d'enseignement au secondaire détermine aussi le choix qui sera fait au collégial. Un pourcentage annuel moyen de 96 % des nouveaux inscrits allophones qui ont étudié en anglais en 5e ou 6e secondaire vont dans un collège dont la langue d'enseignement est l'anglais. Par ailleurs, en moyenne les trois quarts des nouveaux inscrits ayant terminé leurs études secondaires en français poursuivent leurs études dans un collège français. Cette proportion a augmenté chez le groupe des nouveaux inscrits au collégial en 1986, mais elle a diminué chez les groupes plus récents. Pour les allophones aussi, la capacité de rétention du réseau d'enseignement en anglais est plus forte que celle du réseau français.




Tableau 3.2.2
Répartition (en %) des nouveaux inscrits au collégial selon la langue d'enseignement, par langue maternelle et par langue d'enseignement au secondairea, ensemble du réseau collégial, automnes de 1983 à 1990



Graphique 3.2.2
Taux de persévérance dans l'enseignement en français du secondaire au collégial parmi les nouveaux inscrits au collégial, par langue maternelle, ensemble du réseau collégial, automnes de 1983 à 1990




1 Le changement de statut linguistique de certaines écoles secondaires peut rendre compte, du moins en partie, des variations dans les séries chronologiques. [retour au texte]





3.3 Université

3.3.1 Choix de la langue d'enseignement à l'université, 1984-1990

En bref
Les allophones qui fréquentent l'université étudient majoritairement en anglais. Toutefois, le pourcentage de ceux qui étudient en français est passé de 40 % à 43 % entre 1984 et 1990.



En 1990, au trimestre d'automne, les universités québécoises comptaient 218 707 étudiantes et étudiants admis dans un programme d'enseignement régulier, en vue d'obtenir un diplôme, et inscrits à une ou plusieurs activités de ce programme. De ce nombre, 167 096 (76,4 %) étaient de langue maternelle française, 34 702 (15,9 %) de langue maternelle anglaise et 16 573 (7,6 %) de langue maternelle autre.

En 1990, les francophones ont opté, dans une proportion de 5,6 %, pour une des trois universités anglophones (McGill, Concordia et Bishop's). Cette proportion a par ailleurs très peu varié au cours des dernières années. Pour leur part, 6,7 % des anglophones ont choisi une université francophone. Cette proportion est la plus faible qu'on ait notée depuis 1984.

Les allophones optent majoritairement (57,1 %) pour les universités anglophones en 1990. Depuis 1984, on n'en observe pas moins un certain déplacement au profit des universités francophones. En fait, l'attrait des universités francophones auprès des allophones a réalisé un gain de plus de 3 points de pourcentage, passant de 39,6 % en 1984 à 42,9 % en 1990.




Tableau 3.3.1
Répartition (en %) de l'effectif étudiant universitaire régulier selon la langue d'enseignement, par langue maternelle, ensemble du Québec, automnes de 1984 à 1990



Graphique 3.3.1
Répartition (en %) de l'effectif étudiant universitaire régulier allophone selon la langue d'enseignement, ensemble du Québec, automnes de 1984 à 1990







3.3.2 Accès au diplôme universitaire, 1988

En Bref
En 1988, l'espérance d'accès aux diplômes universitaires était meilleure pour les anglophones et les allophones que pour les francophones.



Depuis 1987, le système de recensement des effectifs étudiants des universités (RECU) contient un module d'information sur les personnes diplômées.

À partir des données recueillies en 1988, on estime qu'une personne sur cinq obtiendra, au cours de sa vie, un diplôme de baccalauréat1. Aux cycles supérieurs, cette probabilité est nettement moindre, soit de 3,5 % à la maîtrise et de 0,4 % au doctorat2.

Ces probabilités ne sont toutefois pas égales pour tous les groupes linguistiques. Les anglophones jouissent des meilleures chances (34 %) d'obtenir un baccalauréat. La population québécoise allophone occupe le second rang avec des chances de 20 %.

Les francophones ferment la marche avec une espérance de 18 %. C'est aux cycles supérieurs que le retard des francophones est le plus manifeste : des chances deux fois moindres que les autres groupes pour la maîtrise et trois fois moindres pour le doctorat.




Tableau 3.3.2
Espérance d'accès (en %) aux diplômes universitaires, par langue maternelle et par sexe, ensemble du Québec, à partir de la situation de 1988



Graphique 3.3.2
Espérance d'accès (en %) aux diplômes universitaires, par langue maternelle et par sexe, ensemble du Québec, à partir de la situation de 1988




1 En calculant les taux d'accès au diplôme par âge et en les cumulant, on obtient la probabilité finale ou l'espérance globale d'accès au diplôme. [retour au texte]

2 Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science, Direction générale de l'enseignement et de la recherche universitaires, fichiers du système RECU. [retour au texte]





3.4 Scolarité atteinte par la population, 1981 et 1986



En bref
En 1986, les anglophones forment toujours le groupe linguistique le plus scolarisé : 15 % sont titulaires d'un diplôme universitaire, comparativement à 8 % chez les francophones et à 12 % chez les allophones.



Les indicateurs précédents de la section « Langue et éducation », dressent un portrait de la fréquentation scolaire des divers ordres d'enseignement. Celui qui est présenté ici renseigne sur l'état de la scolarisation de l'ensemble de la population âgée de 15 ans et plus.

La compilation à cet effet des données des recensements de 1981 et de 1986 montre la persistance d'écarts entre les groupes linguistiques. Ce sont les anglophones qui demeurent les plus scolarisés. En 1986, 14,7 % de ceux-ci sont titulaires d'un diplôme universitaire, soit près du double de la proportion observée chez les francophones (7,7 %) et un peu plus que chez les allophones (12,1 %). Ce désavantage des francophones est d'ailleurs présent dans tous les groupes d'âge, mais il s'est réduit entre 1981 et 1986, surtout chez les 20-24 ans.

Ce sont également les anglophones qui ont obtenu le plus souvent un diplôme d'études secondaires (ou d'une école de métier). Leur proportion est de 63,2 % en 1986, comparativement à 56,0 % chez les francophones et à 50,2 % chez les allophones. Ici encore, l'écart entre francophones et anglophones s'est réduit.




Tableau 3.4
Répartition de la population de 15 ans et plus selon la scolarité atteinte, par langue maternelle et par groupe d'âge, ensemble du Québec, 1981 et 1986



Graphique 3.4
Proportion de la population de 15 ans et plus, titulaire d'un diplôme du secondaire ou de l'université par langue maternelle, ensemble du Québec, 1986




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