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INDICATEURS
DE LA SITUATION LINGUISTIQUE
AU QUÉBEC édition 1992



4 Langue et travail

4.1 Marché du travail

4.1.1 Participation au marché du travail, 1971-1986


En bref
La proportion de francophones dans la main-d'œuvre n'a cessé de croître au Québec; elle est passée de 78 % en 1971 à 83 % en 1986.



La population adulte, c'est-à-dire âgée de 15 ans et plus, peut être répartie en « actifs », (ceux qui sont au travail ou en chômage) et en « inactifs ». L'intérêt de répartir la population dans ces deux catégories est basé sur l'hypothèse selon laquelle l'accroissement de la main-d'œuvre francophone devrait entraîner une augmentation des communications de travail en français et, par conséquent, avoir des incidences positives sur la francisation du travail au Québec.

Cette répartition montre que, pour chaque groupe linguistique, la proportion des « actifs » augmente régulièrement entre 1971 et 1986. Chez les francophones, les pourcentages s'accroissent de 51,6 % à 62,4 %, chez les anglophones, de 57,3 % à 61,4 %, et, chez les allophones, de 60,3 % à 65,5 %. Il y a donc un plus fort pourcentage de personnes actives parmi les allophones, et ce, pour chacune des années de recensement.

Par ailleurs, comme l'indique le graphique ci-contre, les francophones occupent une place de plus en plus importante sur le marché du travail. La proportion de francophones dans la population active est en effet passée de 78 % à 83 % entre 1971 et 1986.




Tableau 4.1.1
Répartition (en %) de la population adultea par rapport à l'emploi, par langue maternelle, ensemble du Québec, 1971-1986



Graphique 4.1.1
Répartition (en %) de la population active selon la langue maternelle, ensemble du Québec, 1971-1986







4.1.2 Propriété des entreprises, 1961-1987


En bref
De 1961 à 1987, la proportion de personnes à l'emploi d'entreprises à propriété francophone est passée de 47 % à 60 %.



La propriété des entreprises est généralement considérée comme un facteur qui influe sur la langue de travail au Québec : dans une entreprise à propriété francophone, la langue de travail serait généralement le français.

Cet indicateur montre que, pour l'ensemble du Québec, le nombre de travailleurs qui étaient à l'emploi d'entreprises à propriété francophone n'a cessé de croître depuis 1961. En effet, 47 % des emplois relevaient de francophones en 1961, 55 % en 1978 et 60 % en 1987.

En 1987, les secteurs d'activité les plus francisés sont l'agriculture, la construction et les services. Par ailleurs, entre 1978 et 1987, le secteur des institutions financières et celui des mines ont vu les plus fortes croissances de la proportion de ces emplois : 18 points dans le secteur des mines et 13,4 points dans celui des institutions financières.




Tableau 4.1.2
Répartition (en %) des emplois selon la propriété des entreprises, par secteur d'activité économique, ensemble du Québec, 1961, 1978 et 1987



Graphique 4.1.2
Répartition (en %) des emplois selon la propriété des entreprises, ensemble du Québec, 1961, 1978 et 1987, ensemble des secteurs d'activité économique







4.1.3 Francophonisation des postes de cadre, 1959-1988


En bref
La proportion de postes de cadre d'entreprise occupés par des francophones a progressé; elle est passée de 31 % à 58 % entre 1959 et 1988.



La commission Gendron mettait l'accent sur la faible présence de cadres dans l'entreprise québécoise et fixait, comme objectif à atteindre, la francophonisation de la main-d'œuvre hautement qualifiée.

Depuis 1959, la francophonisation des postes de cadre a fait de grands progrès. Les francophones représentaient 30,5 % (en 1959) et 58,0 % (en 1988) des cadres résidant au Québec, pour les entreprises inscrites dans le Directory of Directors du Financial Post. Cette évolution constitue un changement important, même si la proportion de cadres (58,0 %) ne correspond pas encore au poids démographique (82,6 %) des francophones dans la population du Québec.

Cette francophonisation des postes de cadre devrait accroître l'usage du français dans les communications internes des entreprises, car on a observé que le choix de la langue de communication entre supérieurs et subordonnés était lié à la langue maternelle du supérieur.

Pour constituer cet indicateur, l'attribution linguistique du poste est faite à partir de la consonance des noms et prénoms des personnes qui occupent le poste et résident au Québec. Cette méthode a été utilisée dans de nombreuses études et, pour l'une d'entre elles, une vérification a été faite auprès des personnes elles-mêmes. Cette démarche a permis de montrer que les erreurs n'excèdent pas 5 %. Malgré tout, il faut retenir la tendance plus que l'exactitude des chiffres.




Tableau 4.1.3
Répartition (en %) des postes de cadre d'entreprise selon la langue maternelle et le poste occupéa, ensemble du Québec, 1959-1988



Graphique 4.1.3
Pourcentage des postes de cadre d'entreprise occupés par des francophones, ensemble du Québec, 1959-1988







4.2 Usage du français au travail

4.2.1 Usage du français au travail, 1979 et 1989


En bref
Entre 1979 et 1989, l'usage général du français au travail s'est accru de 5 points de pourcentage dans la région métropolitaine de Montréal.



Le travail constitue un élément primordial de la participation à la vie collective et détermine le statut socio-économique des individus. Pour favoriser l'usage du français dans ce domaine, la législation linguistique a voulu faire du français « la langue normale et habituelle du travail ».

Les sondages effectués en 1979 et en 1989 permettent d'évaluer les progrès réalisés. Dans l'ensemble du Québec, une part plus importante de la main-d'œuvre, soit 70 % en 1979 et 73 % en 1989, travaille généralement en français, c'est-à-dire que 90 % ou plus de leur temps de travail se passe en français. Un pourcentage plus faible, soit 13 % en 1979 et 9 % en 1989, utilise surtout l'anglais, puisque 49 % ou moins du temps de travail est en français.

Des différences importantes existent entre Montréal et le reste du Québec sur le plan linguistique et s'expliquent par certaines caractéristiques de la région métropolitaine. En effet, Montréal constitue une région particulière tant sur le plan linguistique, par la présence plus marquée des anglophones et des allophones, que sur le plan économique, par la concentration de certains secteurs d'activité économique — notamment l'industrie de pointe — et par son rôle prédominant dans les échanges internationaux et interprovinciaux.

Ainsi, en 1989, dans la grande région métropolitaine, 56 % des travailleurs utilisent généralement le français contre 88 % dans le reste du Québec. Ces régions se distinguent également par les progrès réalisés : à Montréal, l'usage général du français est passé de 51 % en 1979 à 56 % en 1989, soit une croissance de 5 points, tandis qu'il demeure stable dans le reste du Québec (87 % et 88 %). Ce dernier niveau, proche d'un maximum théorique, explique sans doute la stabilité observée au cours des 10 dernières années à l'extérieur de Montréal.




Tableau 4.2.1
Pourcentage de la main-d'œuvre selon le temps de travail en français par région, ensemble du Québec, 1979 et 1989



Graphique 4.2.1
Pourcentage de la main-d'œuvre dont 90 % ou plus du temps de travail est en français, par région, 1979 et 1989







4.2.2 Usage du français au travail selon les grands secteurs économiques, 1979 et 1989


En bref
Entre 1979 et 1989, Il y a eu dans la région de Montréal un accroissement comparable de l'usage général du français au travail dans le secteur privé et dans les services publics.



Les grands secteurs d'activité économique, le secteur privé, l'Administration fédérale et les services publics1 constituent des milieux fort différents tant par leur contexte législatif que par leurs activités. L'Administration fédérale n'est pas soumise aux lois québécoises en matière de langue tandis que l'Administration provinciale et les services parapublics sont expressément visés par les chapitres IV et V de la Charte de la langue française. De plus, le secteur privé possède des traits particuliers : diversité de la propriété, présence de sièges sociaux, taille des entreprises, contraintes économiques particulières, etc.

À ces caractéristiques est liée la diversité observée au tableau ci-contre, qui concerne exclusivement la région métropolitaine de Montréal : en 1989, 73 % des travailleurs des services publics utilisaient généralement le français, comparativement à 59 % des employés de l'Administration fédérale et à 51 % de ceux du secteur privé.

L'évolution de la situation dans le secteur privé et les services publics2 est semblable : au cours des 10 dernières années, l'usage général du français s'est accru de 5 points, tandis que l'usage prédominant de l'anglais a diminué de 7 points.




Tableau 4.2.2
Pourcentage de la main-d'œuvre selon le temps de travail en français par grand secteur économique, Montréal métropolitain, 1979 et 1989



Graphique 4.2.2
Pourcentage de la main-d'œuvre dont 90 % ou plus du temps de travail est en français, par grand secteur économique, Montréal métropolitain, 1979 et 1989




1 Les services publics comprennent les gouvernements provincial et municipaux, les services de santé, l'éducation et les diverses associations (groupe 98 de la Classification type des industries du Québec : organisations religieuses, associations commerciales, professionnelles, etc.). L'Administration fédérale comprend les forces armées et les organismes internationaux, mais elle n'inclut que les employés qui résident et travaillent au Québec. [retour au texte]

2 Le faible nombre de répondants de l'Administration fédérale peut expliquer que la différence de 9 points entre les deux années ne soit pas statistiquement significative. [retour au texte]





4.2.3 Usage du français au travail selon la langue maternelle, 1979 et 1989


En bref
Entre 1979 et 1989, l'usage du français au travail dans la région de Montréal a augmenté surtout chez les anglophones.



La langue maternelle des travailleurs est un déterminant fort important de l'usage des langues au travail : la majorité des francophones et des anglophones utilisent le plus souvent leur langue maternelle. Ainsi, en 1989, dans le secteur privé de la région métropolitaine de Montréal, 63 % des francophones travaillent généralement en français (90 % ou plus du temps de travail) et 30 % surtout en français (de 50 % à 89 % du temps de travail), tandis que 55 % des anglophones utilisent surtout l'anglais (49 % ou moins de leur temps de travail est en français). Le comportement linguistique des allophones est plus diversifié : 37 % travaillent surtout en anglais, 39 % surtout en français et 24 % généralement en français.

L'évolution de l'usage du français à Montréal varie selon la langue maternelle, puisque les progrès dans la région métropolitaine sont attribuables en premier lieu aux anglophones et, en second lieu, aux allophones qui travaillent moins fréquemment en anglais (diminution de 18 points et de 7 points respectivement). La situation des francophones est plus stable : on observe une baisse de 2 points de l'usage prédominant de l'anglais et aucun accroissement statistiquement significatif de l'usage général du français.

Cette stabilité chez les francophones s'explique, du moins en partie, par leur professionnalisation, c'est-à-dire l'accroissement de la proportion d'administrateurs et de professionnels et la décroissance de la proportion d'ouvriers1. Cette modification de la structure professionnelle influe sur l'évolution de l'usage du français, puisque les administrateurs et les professionnels recourent plus fréquemment à l'anglais, tandis que les ouvriers travaillent généralement en français. L'indicateur « Usage du français au travail selon l'emploi » illustre cette situation.




Tableau 4.2.3
Pourcentage de la main-d'œuvre selon le temps de travail en français par langue maternelle, secteur privé, Montréal métropolitain, 1979 et 1989



Graphique 4.2.3
Pourcentage de la main-d'œuvre selon le temps de travail en français par langue maternelle, secteur privé, Montréal métropolitain, 1979 et 1989




1 Voir Paul Béland, L'usage du français au travail. Situation et tendances, Québec, Conseil de la langue française, « Dossiers », no 33, 1991, chapitre 2. [retour au texte]





4.2.4 Usage du français au travail selon l'emploi, 1979 et 1989


En bref
L'usage du français au travail par les francophones montréalais du secteur privé a progressé de façon statistiquement significative entre 1979 et 1989 seulement dans le groupe des employés.



Les activités professionnelles des travailleurs leur imposent des tâches particulières et celles-ci influencent leur usage du français au travail. Ainsi, les titulaires de certains postes sont appelés à consulter davantage de documents administratifs ou techniques et à établir plus fréquemment des communications interlinguistiques au Québec et à l'extérieur.

Le tableau ci-contre reflète bien ces exigences professionnelles : en 1989, 46 % des administrateurs et 49 % des professionnels francophones du secteur privé de la région métropolitaine de Montréal utilisent généralement le français au travail, tandis que ce pourcentage atteint 80 % parmi les ouvriers1.

Depuis 1979, le comportement des groupes professionnels est relativement stable : seuls les employés (vendeurs et employés de bureau) utilisent davantage le français au travail.




Tableau 4.2.4
Pourcentage de la main-d'œuvre selon le temps de travail en français par type d'emploi, francophones, secteur privé, Montréal métropolitain, 1979 et 1989



Graphique 4.2.4
Pourcentage de la main-d'œuvre dont 90 % ou plus du temps de travail est en français, par type d'emploi, francophones, secteur privé, Montréal métropolitain, 1979 et 1989




1 Manœuvres, ouvriers et hommes de métiers, par exemple chauffeurs-livreurs, concierges, mineurs et cordonniers. [retour au texte]





4.2.5 Usage du français au travail selon le secteur d'activité économique, 1979 et 1989


En bref
Entre 1979 et 1989, l'usage général du français au travail chez les francophones montréalais du secteur privé a augmenté uniquement dans le secteur des intermédiaires financiers.



L'usage du français dans les secteurs d'activité économique reflète le genre de tâche que les travailleurs exécutent. Ainsi, dans les secteurs de la construction et des industries traditionnelles où le travail manuel est plus fréquent, l'usage général du français atteint respectivement 75 % et 72 % en 1989, parmi les francophones du secteur privé de la région métropolitaine de Montréal. Par ailleurs, dans les secteurs des services aux entreprises et des industries de pointe, où les contacts interlinguistiques et la consultation de documents techniques sont plus courants, les pourcentages sont de 58 % et de 46 %1.

Depuis 1979, la situation est demeurée stable dans tous les secteurs, sauf celui des services personnels où l'usage prédominant de l'anglais a régressé de 3 points et le secteur des intermédiaires financiers. Dans ce dernier secteur, 53 % de la main-d'œuvre de 1979 utilisaient le français au cours de 90 % ou plus de leur temps de travail, tandis que ce pourcentage atteignait 63 % en 1989.




Tableau 4.2.5
Pourcentage de la main-d'œuvre selon le temps de travail en français par secteur d'activité, francophones, secteur privé, Montréal métropolitain, 1979 et 1989



Graphique 4.2.5
Pourcentage de la main-d'œuvre dont 90 % ou plus du temps de travail est en français, par secteur d'activité, francophones, secteur privé, Montréal métropolitain, 1979 et 1989




1 Les services personnels incluent les commerces de détail; les services aux entreprises incluent les commerces de gros et les services aux entreprises, tels qu'ils sont définis par le Bureau de la statistique du Québec: placement, informatique, comptabilité, publicité, etc.; les industries de pointe incluent la machinerie, les produits en matières plastiques, électriques, électroniques, chimiques, la téléphonie et la télégraphie, l'industrie du progiciel, la production et les laboratoires de films et de matériel visuel, les services d'enregistrement du son; les industries traditionnelles regroupent essentiellement les industries manufacturières exclues des précédentes : les industries des aliments, du cuir, des textiles, de l'habillement, du bois, etc. La classification des établissements du secteur manufacturier en industrie traditionnelle et en industrie de pointe s'inspire du rapport technique What is hi-tech? de K. McMullen, juillet 1986, préparé pour l'étude du Conseil économique du Canada, Innovations, emplois, adaptations, Approvisionnements et Services Canada, 1987. [retour au texte]





4.3 Langue de l'informatique au travail

4.3.1 Langue des logiciels utilisés au travail, 1986 et 1989


En bref
L'utilisation de logiciels uniquement en anglais a diminué entre 1986 et 1989 chez les usagers francophones de l'informatique au travail, au profit de l'utilisation de logiciels dans les deux langues.



Les appareils informatiques sont de plus en plus présents dans les milieux de travail et ils posent un défi important à la francisation de ce secteur. Il y a quelques années, la langue anglaise était omniprésente dans toutes les composantes: systèmes d'exploitation, logiciels, claviers, etc.

Certains progrès ont été accomplis grâce au bilinguisme. Ainsi, de 1986 à 1989, parmi les usagers francophones de Montréal, le pourcentage de logiciels en français est demeuré stable autour de 35 % (la différence entre 33,0 % en 1986 et 37,6 % en 1989 n'est pas statistiquement significative), alors que le pourcentage de logiciels en anglais a régressé de 54,1 % à 41,3 %. Cette décroissance des logiciels en anglais s'est produite au profit des logiciels dans les deux langues dont la proportion s'est accrue de 12,9 % à 21,1 %.

Ailleurs au Québec, les logiciels dans les deux langues ont aussi progressé, et dans des proportions comparables, soit de 12,1 % à 20,5 %. Le pourcentage de logiciels en anglais a diminué de 37,3 % à 23,4 %. Quant au pourcentage de logiciels en français, il n'a pas augmenté (la différence entre 50,5 % en 1986 et 56,1 % en 1989 n'est pas statistiquement significative). On notera que ce pourcentage demeure cependant beaucoup plus élevé que dans la région de Montréal (56,1 % contre 37,6 %) et que le pourcentage de logiciels en anglais demeure beaucoup plus faible (23,4 % contre 41,4 %).




Tableau 4.3.1
Langue des logiciels utilisés par les usagers francophones de micro-ordinateurs et de terminaux au travail, Montréala et le Québec sauf Montréal, 1986 et 1989



Graphique 4.3.1
Langue des logiciels utilisés par les usagers francophones de micro-ordinateurs et de terminaux au travail, Montréal et le Québec sauf Montréal, 1986 et 1989







4 3.2 Langue des manuels d'utilisation des appareils informatiques au travail, 1986 et 1989


En bref
La consultation de manuels en français pour l'utilisation d'appareils informatiques au travail n'a pas progressé de façon statistiquement significative entre 1986 et 1989.



L'indicateur précédent a montré une certaine régression des logiciels exclusivement en anglais au profit des logiciels dans les deux langues. La langue des manuels d'utilisation des appareils, liés au système d'exploitation plutôt qu'aux logiciels, n'a pour sa part subi aucun changement. Les pourcentages de ces manuels en français, en anglais ou dans les deux langues sont demeurés les mêmes en 1986 et 1989 (la différence entre les pourcentages n'est pas statistiquement significative).

Dans la région métropolitaine de Montréal, ces manuels sont en anglais pour plus de 40 % des usagers francophones de l'informatique au travail. Ailleurs au Québec, cette proportion est de 26 % à 30 %.




Tableau 4.3.2
Langue des manuels d'utilisation des appareils informatiques au travail, usagers francophones, Montréala et le Québec sauf Montréal, 1986 et 1989



Graphique 4.3.2
Langue des manuels d'utilisation des appareils informatiques au travail, usagers francophones, Montréal et le Québec sauf Montréal, 1986 et 1989




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