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INDICATEURS
DE LA SITUATION LINGUISTIQUE
AU QUÉBEC édition 1992




10 Services linguistiques

10.1 Consultations linguistiques et terminologiques, 1981-1992



En bref
Les demandes de consultations linguistiques et terminologiques, dont le nombre dépasse 100 000 depuis 1989, sont surtout des questions portant sur la langue générale.



Dans le but de faciliter la francisation des entreprises et de l'Administration publique québécoise, l'Office de la langue française a mis sur pied un service de diffusion terminologique et d'assistance en matière de correction et d'enrichissement du français. Le nombre de consultations fournies (généralement par téléphone) révèle que les besoins ont été croissants de 1984 à 1991. On notera cependant que la demande est passée de 116 099 consultations en 1991 à 101 495 en 1992. Dans les bureaux régionaux, cette baisse s'explique, en partie, par une réorganisation du système téléphonique et, à Montréal, par la mise en place du téléphone linguistique.

D'après un relevé partiel (échantillon de 7 073) des consultations effectuées en septembre 1991, on constatera qu'à peu près la moitié (46,5 %) des questions posées avaient trait aux domaines de la langue générale (grammaire, orthographe, typographie et phraséologie), tandis que 34,5 % des demandes inventoriées portaient sur la terminologie et 19,0 % sur tous les autres aspects linguistiques (raisons sociales, documentation, renseignements divers).

Un peu moins de la moitié des consultations proviennent des entreprises (3 178 sur 7 073). De plus, ce service a été utilisé par du personnel de secrétariat dans plus du tiers des cas (2 648 sur 7 073).




Tableau 10.1
Nombre de consultations linguistiques et terminologiques adressées par téléphone à l'Office de la langue française, 1981-1992a



Graphique 10.1
Répartition (en %) des consultations linguistiques et terminologiques adressées par téléphone à l'Office de la langue française selon le type de questions posées, 1991







10.2 Abonnés de la Banque de terminologie du Québec, 1981-1992



En bref
Les abonnés externes de la Banque de terminologie du Québec sont surtout des entreprises et des pigistes.



Créée en 1973 par l'Office de la langue française et utilisée d'abord par les spécialistes de cet organisme, la Banque de terminologie du Québec (BTQ) est devenue en 1981 un outil de consultation à accès direct pour les usagers externes. L'utilisation de la BTQ est cependant subordonnée à deux conditions essentielles : être abonné et équipé d'un système informatique qui permet la communication avec la banque (terminal ou microordinateur). Ces conditions étant remplies, les abonnés ont la possibilité de consulter en accès direct la BTQ, constituée de quelque 860 000 fiches.

Le nombre d'abonnés de la BTQ a augmenté de façon importante au cours de la dernière année: il est passé de 453 en 1991 à 611 en 1992. Cette augmentation s'explique pour une bonne part par un changement dans le mode de tarification (le taux de 45 $ l'heure a été remplacé par un forfait annuel de 200 $ sans limite d'utilisation).

Les abonnés de la BTQ viennent surtout du milieu des entreprises (30,1 %) et des pigistes (29,8 %); l'Administration publique ne représente que 18,8 %.

De plus, certaines universités l'utilisent à la suite d'accords de coopération et, bien entendu, le personnel de l'Office de la langue française la consulte dans l'accomplissement de ses fonctions. À titre indicatif, mentionnons que, en 1992, 74 % des commandes à la BTQ (45 % en 1990) viennent du réseau externe (abonnés, accords de coopération et autres); le reste provient du personnel de l'Office. L'augmentation des commandes du réseau externe (29 points de pourcentage) est due au changement du mode de tarification.




Tableau 10.2
Nombre d'abonnés externes de la Banque de terminologie du Québec, 1981-1992a



Graphique 10.2
Répartition des abonnés externes de la Banque de terminologie du Québec, 1992










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