Partager Partager sur Facebook. Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtrePartager sur Twitter. Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Partager sur Delicious. Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Cérémonie de remise des insignes de l’Ordre des francophones d’Amérique et du Prix du 3-Juillet-1608 pour l'année 2015

2015-09-24

(Le texte lu fait foi.)

Madame la Ministre,
Madame la représentante du maire et membre du comité exécutif,
Distingués récipiendaires de l’Ordre des francophones d’Amérique et lauréat du Prix du 3-Juillet-1608,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Mesdames et Messieurs les membres du corps consulaire
et des tribunaux administratifs,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

Bienvenue à cette cérémonie de remise des prix et distinctions du Conseil supérieur de la langue française.

C’est avec un immense bonheur que le Conseil supérieur de la langue française remet, pour la 37e année, les insignes de l’Ordre des francophones d’Amérique et le Prix du 3-Juillet-1608.

Le Québec, seul État majoritairement francophone en Amérique, est l’un des piliers de la Francophonie. Une visite dans les murs de la vieille ville de Québec nous permet de nous rappeler que, jadis, une grande partie du territoire nord-américain était française et que la capitale était un centre névralgique en Amérique du Nord.

C’est à partir d’ici et de l’Acadie que le français s’est disséminé dans toutes les provinces et tous les territoires du Canada, du Yukon jusqu’aux Maritimes en passant par le Nunavut et les Prairies; il s’est aussi propagé dans plusieurs États américains. Comme la France, nous avons ainsi contribué à faire de la langue française une langue internationale, parlée sur les cinq continents. Aujourd’hui, uniquement dans les Amériques, vivent 33 millions de locuteurs du français.

2015 est une année faste pour la francophonie nord-américaine, que ce soit par exemple en Ontario, où l’on célèbre de multiples façons le 400e anniversaire du fait français; à Québec même, où le Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique sera bientôt lancé; en Louisiane, où le festival du Grand Réveil acadien se déroulera dans quelques jours afin de célébrer le 250e anniversaire de l’arrivée des Acadiens en Louisiane, de permettre aux Louisianais de redécouvrir leurs racines et de transmettre la culture acadienne aux jeunes générations; ou encore à Toronto, où l’on présentait en juillet dernier au grand public des centaines de spectacles d’artistes francophones à l’occasion de la 33e édition de la Franco-Fête de Toronto…
 
S’il fallait résumer en quelques mots l’importance de la langue française dans l’histoire du Québec et de l’Amérique tout entière, nous pourrions parler d’identités, de patrimoines et de cultures, au pluriel. Mais, surtout, d’avenir et de transmission. C’est en français que nous écrivons notre histoire et que nous la partageons; c’est aussi en français que nous bâtissons nos projets de vie en société, que nous rêvons et que nous créons.

Bien sûr, pour que le français demeure au cœur de notre identité, des actions doivent être mises en œuvre par nos gouvernements. Mais la francophonie rayonne d’abord grâce aux personnes et aux organisations qui choisissent de chérir et de protéger la langue française au quotidien. Les parcours des récipiendaires et de l’organisation lauréate que nous honorons ce soir nous parlent justement de passion, de conviction, d’action et, bien souvent, d’acharnement. Ce sont des personnes convaincues et inspirantes que nous aurons le bonheur d’entendre et de féliciter dans quelques minutes.

Je salue l’œuvre des récipiendaires de l’Ordre des francophones d’Amérique et de l’organisation lauréate du Prix du 3-Juillet-1608 qui, chaque jour, construisent le présent et l’avenir en français. Ces personnes à la fois engagées et déterminées ont à cœur de faire rayonner leur langue dans leur domaine d’activité; elles la défendent, et même la réclament parfois contre vents et marées. Leur contribution exceptionnelle à la vitalité du français en terre d’Amérique mérite d’être reconnue. En mon nom personnel et au nom du Conseil supérieur de la langue française, je tiens à féliciter sincèrement chacun et chacune pour leurs réalisations.

En terminant, je remercie les membres du jury qui ont sélectionné les récipiendaires et l’organisation lauréate que nous honorons ce soir. Je veux également souligner le travail accompli par le personnel du Conseil, qui assure le succès de cette cérémonie, année après année.

Merci de votre attention et bonne soirée!

Vers le haut