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Cérémonie de remise des prix Jules-Fournier et Raymond-Charette 2017

2017-03-22

(Le texte lu fait foi.)

Madame la représentante du ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française,
Monsieur le président-directeur général de l’Office québécois de la langue française,
Monsieur le sous-ministre associé responsable de l’application de la politique linguistique,
Mesdames, Messieurs les invités,

J’ai le plaisir d’être avec vous ce soir à titre de président du Conseil supérieur de la langue française, le Conseil remettant de nouveau cette année deux prix destinés à récompenser la maîtrise et l’excellence de la langue française chez les professionnels des médias.

Il s’agit en l’occurrence des prix Jules-Fournier et Raymond-Charette, dans leur édition 2017.

Le premier, créé en 1980, est attribué à un professionnel des médias de la presse écrite, en reconnaissance de la qualité de la langue de ses écrits.

Le second, institué en 1998, est pour sa part attribué à un professionnel des médias de la presse radiotélévisée, pour sa contribution à la diffusion d’un français de qualité.

Ces prix saluent donc le souci qu’ont de nombreux journalistes de s’exprimer dans une langue juste et riche, ce qui mérite de cette manière d’être souligné, d’autant que les méthodes et les conditions de travail du milieu journalistique se transforment constamment.

Nombreux sont en effet les journalistes qui sont souvent appelés à effectuer des tâches de plus en plus diversifiées, et ce, avec des échéances de plus en plus courtes.

Il existe une langue française de haut niveau dans les médias québécois et le Conseil souligne ce soir le travail de deux personnes qui en font la démonstration et qui, de fait, se révèlent exemplaires.

Chacun présidé par un membre du Conseil supérieur de la langue française, en l’occurrence madame Rachida Azdouz pour le prix Raymond-Charette et monsieur James Archibald pour le prix Jules-Fournier, les jurys ont eu la responsabilité de choisir les lauréats.

Ils ont évalué les candidatures soumises en fonction d’une série de critères, notamment :

  • la qualité narrative;
  • l’originalité, la vivacité et l’élégance du style;
  • la clarté et la rigueur de l’exposé.

Les dossiers reçus étaient nombreux, diversifiés et de très grande qualité.

Ils provenaient de plusieurs médias, tant des grands réseaux que d’organes de presse de moindre taille, de même que de journalistes indépendants. Plusieurs genres aussi étaient représentés.

Le Conseil est heureux de récompenser ce soir le travail de deux professionnels des médias qui s’expriment dans une langue française de qualité et qui ont de plus en commun un engagement au service d’une information intelligente.

Qui sont ainsi ces lauréats ou lauréates pour l’édition 2017?

Le prix Jules-Fournier d’abord

Le lauréat du prix Jules-Fournier 2017 est monsieur Jean-François Nadeau.

Historien et politologue, Jean-François Nadeau s’est joint au quotidien Le Devoir en 2003. Il y a dirigé les pages culturelles jusqu’en 2013 pour ensuite devenir directeur adjoint de l’information.

Il a été auparavant directeur littéraire aux Éditions de l’Hexagone et professeur d’histoire à l’Université Laurentienne. Il a publié de nombreux ouvrages, notamment Bourgault, en 2007, Robert Rumilly : l’homme de Duplessis, en 2009, Adrien Arcand, führer canadien, en 2010, Un peu de sang avant la guerre, en 2013, et plus récemment, en 2016, Les radicaux libres, titre qui rassemble certaines de ses chroniques.

On peut aussi entendre fréquemment monsieur Nadeau à la radio de Radio-Canada, où il est un collaborateur régulier.

Choix du jury

Le lauréat du prix Jules-Fournier a su se démarquer par l’usage d’un vocabulaire extrêmement riche, juste et précis, ce qui fait valoir sa maîtrise des sujets traités et traduit sa grande érudition.

De plus, par la clarté de son expression et sa rigueur argumentaire, il sait défendre des idées avec force, nuance et pertinence.

Aussi, il a proposé aux membres du jury des textes qui démontrent sa capacité à articuler des concepts et à exprimer sa réflexion critique avec aisance, en usant de tous les ressorts stylistiques appropriés.

Enfin, la qualité de son écriture est exemplaire et elle peut servir de modèle pédagogique.

J’invite maintenant monsieur Nadeau à accepter ce prix et à vous adresser quelques mots.

Le prix Raymond-Charette maintenant

La lauréate du prix Raymond-Charette 2017 est madame Maxime Bertrand.

Maxime Bertrand couvre l’actualité économique depuis 2009.

Elle a fait ses premières armes en journalisme à Ottawa en 1989, à la Société Radio-Canada, où elle œuvre d’ailleurs toujours, après avoir obtenu un baccalauréat en études classiques-archéologie et en histoire médiévale, puis une maîtrise en traduction et en interprétation de conférence.

Elle a exercé sa profession de journaliste à Toronto, à Windsor et à Sudbury. Invitée à se joindre à l’équipe de la salle de rédaction de Montréal en 1993, madame Bertrand a couvert l’actualité municipale, puis s’est intéressée au domaine de la santé avant d’être transférée à Québec, à la tribune de la presse parlementaire.

De retour à Montréal en 2000, elle collabore à l’émission d’affaires publiques 5 sur 5 avant de participer à la création du secteur économique pour les couvertures radio, télé et Web.

Le choix du jury

La lauréate du prix Raymond-Charette a retenu l’attention du jury par son souci constant pour une langue des plus vivante, riche et novatrice, ce qui permet à la fois de mettre en valeur les sujets dont elle traite et d’en assurer une parfaite compréhension.

De plus, elle manie la langue française avec grande aisance et le fait en permanence.

Aussi, elle sait, par la clarté de son vocabulaire, illustrer ses propos ainsi que faire parler les images, autorisant à aller plus loin que ce qu’elles montrent.

Le jury a enfin souligné ses remarquables talents de vulgarisatrice doublés de sa rigueur journalistique, qui font qu’elle sait capter et maintenir l’attention de l’auditeur.

J’invite maintenant madame Bertrand à accepter ce prix et à vous adresser quelques mots.

Mot de la fin

Encore une fois, toutes nos félicitations à la lauréate et au lauréat de cette année.

Je tiens aussi à remercier et à féliciter l’Office québécois de la langue française pour l’organisation de cet événement.

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite une bonne soirée.

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