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Accueil des récipiendaires de l'Ordre des francophones d'Amérique et de la lauréate du Prix du 3-Juillet-1608 à l’hôtel de ville de Québec le 20 septembre 2017.

2017-09-20

Madame Gilbert,
Mesdames et Messieurs récipiendaires de l'Ordre des francophones d'Amérique et lauréate du Prix du 3-Juillet-1608,
Mesdames et Messieurs les accompagnatrices et accompagnateurs,

Chaque année, le Conseil supérieur de la langue française organise ainsi pour les récipiendaires et l'organisation lauréate une activité de signature du livre des visiteurs de la ville de Québec.

C'est par cette pratique qu'une tradition prend forme et prend concurremment tout son sens. En signant ce livre, vous marquerez symboliquement la journée de votre passage ici, en tant que récipiendaire et lauréate.

C'est d’ailleurs depuis 1916 que des personnalités de partout dans le monde et de toutes les sphères d'activité l'ont signé.

Le Conseil est très heureux d'être associé à vous dans cet événement.

Nous venons ici aussi parce que la ville de Québec est un lieu important de notre histoire, ce que souligne le Prix du 3-Juillet-1608, commémorant de la sorte la fondation de la ville par Samuel de Champlain, prix qui sera remis ce soir à l'organisation que représente madame Gérin-Lajoie.

Vous savez peut-être que la ville de Québec fait partie d’une région, celle de la Capitale-Nationale, où près de 95 % de la population a le français comme langue maternelle, selon les données de 2016, comparativement à un taux de 79 % pour l'ensemble du Québec.

Le Conseil supérieur de la langue française est sensible à ces états de fait et dans l'accomplissement de sa mission, il est amené à produire des études et des recherches pour conseiller le ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française et pour informer la population sur des questions relatives à la langue française au Québec.

Il a à ce titre rendu publique l'an dernier une étude menée auprès d'entreprises de haute technologie de la région de Québec.

Habituellement, la plupart des recherches sur la situation du français comme langue du travail se concentrent sur la région de Montréal. Certains contextes économiques en dehors de ce territoire peuvent pourtant faire émerger des phénomènes dignes d'intérêt.

Voilà pourquoi nous avons privilégié cette approche et choisi Québec, ici où l'économie du savoir occupe une place importante dans le marché du travail.
L'étude s'est ainsi intéressée aux usages linguistiques au travail, notamment à l'interaction entre des facteurs propices à l'usage de l'anglais et des facteurs favorisant l'usage du français.

Les constats sont les suivants. Dans la région de Québec, plus de la moitié, soit 55 %, des travailleurs des industries de haute technologie sont plus portés au travail à utiliser uniquement le français (qu'à faire l'usage de l'anglais en complément à celui du français). Cette tendance constitue une différence importante par rapport aux travailleurs de la région de Montréal, où cette proportion est plutôt d'un quart, soit 23 %.

Ainsi, bien que les travailleurs des entreprises de haute technologie de la région de Québec soient appelés à exécuter des tâches et à s'inscrire dans des réseaux qui sont perméables à l'usage de l'anglais, la réalité linguistique de ces organisations demeure favorable à l'usage du français au travail.

Il pourrait de cette manière être permis de conclure que des entreprises établies sur un territoire où l'utilisation du français prédomine maintiennent un usage généralisé de cette langue au travail, et ce, tout en s'inscrivant dans des activités économiques perméables à l'anglais.

C'est tout de même un portrait intéressant pour une ville comme Québec qui développe les nouvelles technologies. Ceci pourrait aussi constituer un facteur pour y attirer des personnes et des entreprises de ce domaine intéressées à travailler le plus souvent en français.

Voilà ce qui en est et nous pourrions maintenant, madame Gilbert, procéder à la signature du Livre des visiteurs. J'invite madame Natalie Tremblay à nommer les récipiendaires et la lauréate qui pourront signer à tour de rôle.

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