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Prix du 3-Juillet-1608

Prix du 3-Juillet-1608

Le Prix du 3-Juillet-1608 commémore la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain et rappelle son importance historique pour les francophones d'Amérique. Par ce prix, le Conseil supérieur de la langue française veut rendre hommage à une organisation œuvrant en Amérique du Nord qui, avec persévérance, vitalité et dynamisme, rend ou a rendu des services exceptionnels à une collectivité de langue française et à l'ensemble de la francophonie nord-américaine.

Le Prix est constitué d'une œuvre d'art réalisée par un artiste québécois, d'une plaque commémorative gravée au nom de l'organisation lauréate ainsi que d'un parchemin calligraphié, signé par le premier ministre du Québec, le ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française ainsi que par le président du Conseil supérieur de la langue française.

Voici la liste complète des lauréats du Prix du 3-Juillet-1608 depuis 1978.

Logo de l'Association canadienne-française de l'Alberta
Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA)

Au cours des quatre-vingt-dix dernières années, l'Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) s'est donnée pour mandat d'assurer le développement global des francophones en Alberta, de veiller aux intérêts de cette communauté et de faire valoir les services en français. Elle est responsable de la concertation des organismes francophones de toute la province et de l'ensemble de la planification du développement communautaire.

Son organisation se compose d'un secrétariat situé à Edmonton et de nombreux points de service, y compris des ACFA régionales, des cercles locaux et des employés scolaires communautaires qui assurent une vitalité francophone partout sur le territoire de l'Alberta. Au fil des ans, elle a collaboré à la création de plusieurs organismes, tels que le Regroupement artistique francophone de l'Alberta et la Société historique francophone de l'Alberta.

Engagée sur la scène politique, elle agit comme porte-parole de la francophonie albertaine en faisant avancer, en collaboration avec les décideurs publics, les dossiers qu'elle juge prioritaires, notamment les services en français. Elle coordonne et assure également le suivi d'actions de revendication et de développement de la communauté, en collaboration avec les autres organismes francophones de l'Alberta.

La province étant devenu un pôle important de l'immigration francophone au Canada, l'organisme coordonne depuis plusieurs années le Réseau en immigration francophone de l'Alberta, qui est la structure chargée de la mise en œuvre des plans d'action communautaires visant l'accueil, l'établissement et l'intégration réussis des nouveaux arrivants.

L'ACFA joue également un rôle majeur auprès de plusieurs écoles en développant des partenariats avec certains conseils scolaires francophones. En septembre 2016, il y aura 33 écoles francophones qui bénéficieront d'une programmation d'activités scolaires communautaires.

Depuis quatre-vingt-dix ans, la persévérance et le dynamisme des personnes engagées au sein de l'Association canadienne-française de l'Alberta, ou ayant encouragé ses projets, auront permis à la francophonie albertaine de se développer et de s'épanouir.

L'œuvre d'art

L'œuvre du sculpteur Paul Duval s'intitule La barque francophone. Sa base, qui prend la forme à la fois d'une barque et de l'Amérique du Nord, représente la solidité et la solidarité des organismes qui travaillent à l'épanouissement de la langue française. Quant aux personnages assis sur la barque, ils regardent tous dans la même direction afin de symboliser l'objectif qu'ils ont en commun, soit la pérennité de leur langue.

Né en Beauce en 1963, Paul Duval pratique la sculpture depuis son enfance. De 1980 à 1982, il étudie à l'École de sculpture sur bois de Saint-Jean-Port-Joli. En 1984, il s'inscrit en arts plastiques au Cégep de Ste-Foy, établissement qu'il fréquente pendant un an. Par la suite, il acquiert plusieurs formations lui permettant notamment de travailler le cuir et la pierre. Pendant plus de dix ans, la vie l'entraîne sur les routes de l'Europe, des Caraïbes et de l'Afrique. Il s'intéresse particulièrement aux fondeurs de bronze du Burkina Faso et du Sénégal. De retour au Québec en 2003, il renoue avec la sculpture. Ses plus récentes réalisations sont empreintes de ses pérégrinations.

Photo de l'œuvre d'art La barque francophone de Paul Duval.