Transcription de l'allocution de Samia I. Spencer

C’est avec énormément de plaisir et autant d’humilité que je reçois l’insigne honneur que vous m’accordez aujourd’hui, et que je tiens à partager avec tous ceux qui m’ont permis de développer ma passion pour la langue française et qui m’ont fait découvrir et aimer le Québec, son peuple et sa culture.

Si le temps ne me permet pas de les nommer tous, je voudrais reconnaître au moins ceux dont le rôle a été prépondérant. Pour commencer, c’est un merci du fond du cœur que j’adresse à Ginette Chénard, la déléguée du Québec à Atlanta, qui a proposé ma candidature. Je vais remonter ensuite jusque dans les années 1980 pour remercier un autre délégué du Québec à Atlanta, Jean-Marc Roy, qui, le premier, m’a invitée à découvrir son pays.

Ayant toujours été tournée vers la France dans mes études de français, je ne savais pas grand-chose sur le voisin du Nord, sauf que, quelque part, on y parlait la langue de Molière. Au cours de ce voyage initiatique, je pensais trouver un peuple nordique, courtois et distant. Quelle n’a pas été ma surprise de rencontrer des gens généreux et chaleureux, au tempérament méridional, qui m’ont accueillie à bras ouverts, et dont je me suis tout de suite sentie très proche! Je me devais donc d’y retourner afin d’apprendre à mieux les connaître à les apprécier, et à explorer leur histoire, leur culture, et leurs riches traditions. Depuis, et grâce à Lisette Ferera, Françoise Cloutier, Marc Boucher, Louise Fortin, et Ginette Chénard, je suis retournée maintes fois au Québec pour entreprendre des projets de recherche qui m’ont menée sur quasiment tout le territoire, jusqu’aux Îles de la Madeleine. Chacun de ces voyages n’a fait que renforcer mon admiration et mon attachement à cette terre et son peuple.

Je voudrais exprimer également ma reconnaissance à quelques amies québécoises que j’ai rencontrées en cours de route, qui ont toujours soutenu mon travail, qui m’ont comblée de matériel, de livres, d’articles de journaux, et qui m’ont surtout entourée de leur amitié et de leur affection. Merci Nadia Assimopoulos, Athena Efraim, Céline Hervieux-Payette, Denise Plamondon, et Louise Harel qui m’a fait le meilleur compliment au monde, un compliment que je n’oublierai jamais. Elle m’a dit : « Madame, vous êtes québécoise de cœur! » Que puis-je souhaiter de plus?

Merci aussi à tous les amis montréalais qui m’ont créé une famille à Montréal, et qui ont pris le temps et la peine de se déplacer jusqu’à Québec aujourd’hui pour être à mes côtés pendant ces mémorables instants. Avant de terminer, je dois vous faire part de l’immense dette que je dois à mon mari, William Spencer, ici présent, dont l’appui, la collaboration et les encouragements m’ont permis de mener une carrière académique stimulante et fructueuse.

Monsieur le Président, soyez assuré que mon appartenance à l’Ordre des Francophones d’Amérique ne fera que raviver la responsabilité que j’ai toujours ressentie envers la langue et la culture qui me définissent et que je chéris, et dont je continuerai à répandre la lumière autour de moi.

Merci.