Transcription de l'allocution d'Ekaterina Isaeva

Monsieur le Ministre,
Madame la Conseillère municipale et membre du comité exécutif de la Ville de Québec,
Monsieur le Président du Conseil supérieur de la langue française,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

En premier lieu, je voudrais remercier les membres du Conseil supérieur de la langue française pour cette grande considération et ce privilège dont vous me gratifiez aujourd'hui.

En avril 1999, jai trouvé mon bonheur en commençant à travailler au Centre de formation et de recherche Moscou-Québec de lUniversité d'État des sciences humaines de Russie (RGGU), qui avait été ouvert un an auparavant dans le cadre de la coopération avec l'Université Laval, et ce, avec le soutien du ministère des Relations internationales et de la Francophonie.

Les premières personnes du Québec que j'ai eu la chance de connaître étaient Tatiana Mogilevskaya, directrice du Centre Moscou-Québec, et Alexandre Sadetsky, professeur titulaire et directeur du programme d’études russes à l'Université Laval.

Tatiana, je te remercie de tout mon cœur de m'avoir fidèlement conduite sur le chemin de la culture québécoise, notamment sur celui de la poésie, de la musique et de l'art, qui sont reflétés par d’immenses espaces de la terre du Québec.

Merci beaucoup, Alexandre, pour tes nombreux et précieux conseils et suggestions dans le choix des matières à enseigner aux étudiants inscrits au programme d’études québécoises, ouvert en 2000 à la Faculté d'histoire et d'archives de RGGU.

Dès le début de mon travail au Centre Moscou-Québec, j'ai tout de suite réalisé que la chance me souriait, puisque j'ai eu un grand avantage tout à fait inattendu d'apprendre une nouvelle langue et de découvrir une nouvelle culture.

Grâce aux lectures données par des professeurs, des personnalités culturelles ou des journalistes du Québec pendant leurs visites chez nous, je me suis mise à étudier en autodidacte la belle langue et la culture du Québec. Je voudrais exprimer ma profonde reconnaissance à Henri Dorion, à Alain Beaulieu, à Denise Noreau et à quelque 100 autres lecteurs québécois et lectrices québécoises qui m'ont permis de découvrir les grandes richesses linguistiques et culturelles du Québec.

Au fur et à mesure que le Centre Moscou-Québec développait avec succès ses activités pédagogiques et scientifiques, de nombreux événements favorables à la diffusion du français et de la culture québécoise se sont déroulés à Moscou, à Saint-Pétersbourg et dans d’autres villes de Russie. C'étaient notamment des concerts de musique québécoise organisés par Tatiana et Alexandre, avec le soutien du ministère des Relations internationales et de la Francophonie, et celui de l'Association internationale des études québécoises. Je suis infiniment reconnaissante à Robert Laliberté, à Chantal Houdet et à Suzie Beaulieu, qui ont beaucoup favorisé le développement des activités culturelles du Centre Moscou-Québec en Russie.

Vingt ans se sont écoulés très vite, et pendant toute cette période, je me disais que j'étais vraiment chanceuse, puisqu'un heureux hasard a voulu que je connaisse désormais non seulement des étudiants russes, mais également des étudiants québécois qui sont aujourd'hui au nombre de 250 à avoir fait leurs études au Centre Moscou-Québec depuis son ouverture. Je suis remplie de bonheur de voir aujourd'hui dans cette salle Josianne, Étienne, Kim, David et Anna! Mes très chers, vous m'avez grandement aidée et soutenue dans mon travail, et je vous aime beaucoup!

Enfin, je voudrais exprimer ma profonde gratitude à l'administration de l'Université d'État des sciences humaines de Russie, à mes collègues universitaires et aux chercheurs de l'Académie des sciences de Russie qui ont rendu possible et prospère la diffusion de connaissances sur le Québec.

Et, finalement, en suivant mon étoile québécoise, je voudrais remercier de tout mon cœur mes amies et amis ici présentes et présents.