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Ordre des francophones d'Amérique

L'Ordre des francophones d'Amérique

L'Ordre des francophones d'Amérique est une décoration décernée annuellement depuis 1978 par le Conseil supérieur de la langue française. Cette distinction reconnaît les mérites de personnes qui se sont consacrées ou qui se consacrent au maintien et à l'épanouissement de la langue française en Amérique, ou qui ont accordé leur soutien à l'essor de la vie française sur le continent américain.

Les insignes de l'Ordre sont constitués d'une médaille réalisée par un artiste québécois et d'une fleur de lys stylisée portée à la boutonnière, qui représente le symbole de l'Ordre. Les récipiendaires reçoivent également un parchemin calligraphié, signé par le premier ministre du Québec, le ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française ainsi que par le président du Conseil supérieur de la langue française, qui préside aussi l'Ordre des francophones d'Amérique.

Selon la qualité des dossiers reçus, jusqu'à sept récipiendaires peuvent être nommés annuellement, soit deux pour le Québec et les cinq autres pour l'Acadie des provinces de l'Atlantique, l'Ontario, l'Ouest canadien, les Amériques et les autres continents.

Voici la liste complète des récipiendaires de l'Ordre depuis 1978.

Photo de Pierre Curzi.
Pierre Curzi
Québec

Diplômé de l'École nationale de théâtre en 1969, Pierre Curzi s'est en tout temps, comme acteur ou syndicaliste, homme politique ou commentateur, porté à la défense de la langue française, de la culture québécoise et de la francophonie.

Défenseur d'une approche comportant davantage de créations québécoises, il a participé à plus de 50 productions théâtrales jusqu’à ce jour. Il a notamment tenu des rôles dans les œuvres marquantes de Claude Gauvreau, de Jean Barbeau, de Jacques Godbout et de Réjean Ducharme, sans compter des incursions du côté de Beckett, de Tchekhov et de Shakespeare.

Parallèlement au théâtre, Pierre Curzi a joué dans plus de 30 émissions ou séries télévisées et a été de la distribution de près de 50 films, dont plusieurs ont marqué la cinématographie québécoise, pour ne nommer ici que Les Plouffe et Maria Chapdelaine de Gilles Carle, Le déclin de l'empire américain et Les invasions barbares de Denys Arcand, ou encore T'es belle, Jeanne de Robert Ménard.

Désireux de se porter à la défense des droits de ses pairs, il assume la présidence de l'Union des artistes de 1997 à 2007. Il s'implique alors activement dans la création de la Coalition pour la diversité culturelle, dont il assure aussi la coprésidence, laquelle vise à mettre en lumière les enjeux de la mondialisation et les risques d'uniformisation des cultures. Les actions ainsi entreprises ont mené à la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco).

Il fait par ailleurs un saut en politique active en 2007 sous la bannière du Parti québécois et devient, jusqu'en 2012, député de la circonscription de Borduas. Au cours de cette période, il agit à titre de critique de l'opposition officielle en matière de langue. Il porte alors, de même qu'au cours de la dernière année où il siège comme député indépendant, une attention particulière aux enjeux politiques, culturels et économiques relatifs à la langue française.

Pierre Curzi a aussi reçu, en 2003, l'Ordre de la Pléiade de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie de même que, en 2006, le prix Camille-Laurin de l'Office québécois de la langue française.