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Prix du 3-Juillet-1608

Prix du 3-Juillet-1608

Le Prix du 3-Juillet-1608 commémore la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain et rappelle son importance historique pour les francophones d'Amérique. Par ce prix, le Conseil supérieur de la langue française veut rendre hommage à une organisation œuvrant en Amérique du Nord qui, avec persévérance, vitalité et dynamisme, rend ou a rendu des services exceptionnels à une collectivité de langue française et à l'ensemble de la francophonie nord-américaine.

Le Prix est constitué d'une œuvre d'art réalisée par un artiste québécois, d'une plaque commémorative gravée au nom de l'organisation lauréate ainsi que d'un parchemin calligraphié, signé par le premier ministre du Québec, le ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française ainsi que par le président du Conseil supérieur de la langue française.

Voici la liste complète des lauréats du Prix du 3-Juillet-1608 depuis 1978.

Logo du CREFO
Centre de recherches en éducation franco-ontarienne (CREFO)

Créé en 1977, le Centre de recherches en éducation franco-ontarienne (CREFO) mène depuis 40 ans des travaux interdisciplinaires sur les pratiques éducatives, sociales et langagières de la francophonie en Ontario, au Canada et dans le monde. Rattaché au Ontario Institute for Studies in Education, devenu la Faculté d'éducation de l'Université de Toronto en 1996, il se démarque dès ses débuts par une approche originale qui allie l'innovation théorique à la démarche empirique.

Ses premiers travaux scientifiques ont principalement porté sur des questions de pédagogie en milieu francophone minoritaire. Le CREFO a aussi contribué à cette époque à la réflexion sur les enjeux associés à l'élaboration et à la mise en œuvre de nouvelles structures scolaires francophones, particulièrement en Ontario.

À la suite de transformations au sein de la francophonie, de l'émergence de nouvelles questions sociales et de l'influence de la mondialisation, les recherches du CREFO prennent une nouvelle direction, et les problématiques abordées aujourd'hui, qui visent toutes l'étude des processus de minorisation, s'intéressent à des thématiques variées telles que les phénomènes associés à la mobilité en lien avec l'expérience scolaire des jeunes, au rapport à l'identité dans les écoles de la minorité, à la langue française dans les marchés économiques nationaux et internationaux, à l'équité et à l'inclusion en milieu scolaire francophone, de même qu'aux enjeux liés à la complexité des modes d'insertion aux études postsecondaires en français.

Le CREFO est aussi responsable de la création de la spécialisation conjointe Éducation, francophonies et diversité, offerte aux deuxième et troisième cycles universitaires. Il contribue aussi à former une nouvelle génération de chercheurs francophones qui, à leur tour, rayonneront au sein des diverses francophonies.

Lieu d'animation de la recherche, le CREFO a de plus toujours manifesté une préoccupation au regard de la diffusion des résultats de ses travaux, et ils sont de cette manière rendus accessibles par des livres, par des articles dans des revues scientifiques ou encore par des publications destinées à un grand public. Il tient aussi une série de conférences annuelles publiques et organise des symposiums portant sur des problématiques actuelles liées à l'éducation des francophones.

L'œuvre d'art

L'œuvre du sculpteur Paul Duval s'intitule La barque francophone. Sa base, qui prend la forme à la fois d'une barque et de l'Amérique du Nord, représente la solidité et la solidarité des organismes qui travaillent à l'épanouissement de la langue française. Quant aux personnages assis sur la barque, ils regardent tous dans la même direction afin de symboliser l'objectif qu'ils ont en commun, soit la pérennité de leur langue.

Né en Beauce en 1963, Paul Duval pratique la sculpture depuis son enfance. De 1980 à 1982, il étudie à l'École de sculpture sur bois de Saint-Jean-Port-Joli. En 1984, il s'inscrit en arts plastiques au Cégep de Ste-Foy, établissement qu'il fréquente pendant un an. Par la suite, il acquiert plusieurs formations lui permettant notamment de travailler le cuir et la pierre. Pendant plus de dix ans, la vie l'entraîne sur les routes de l'Europe, des Caraïbes et de l'Afrique. Il s'intéresse particulièrement aux fondeurs de bronze du Burkina Faso et du Sénégal. De retour au Québec en 2003, il renoue avec la sculpture. Ses plus récentes réalisations sont empreintes de ses pérégrinations.

Photo de l'œuvre d'art La barque francophone de Paul Duval.