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Prix littéraire Émile-Ollivier

Prix littéraire Émile-Ollivier

Le prix littéraire Émile-Ollivier a été créé par le Conseil supérieur de la langue française, en collaboration avec le Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes, à l'occasion du Forum de la francophonie qui s'est tenu à Québec le 1er mai 2004. Décerné chaque année jusqu'en 2014, ce prix a récompensé des œuvres, dans les catégories du roman, de la nouvelle, du récit, de l'essai et de la poésie publiées en français par des maisons d'édition membres du Regroupement des éditeurs canadiens-français.

Les dix œuvres lauréates se démarquent par une bonne maîtrise de la langue écrite, par leurs qualités littéraires et leur originalité, contribuant ainsi au rayonnement et à la promotion de la langue française.

Chaque lauréat et lauréate a reçu la somme de 5 000 $ ainsi qu'un parchemin calligraphié, signé par le président du CSLF et le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes.

En 2015, dans un contexte de restrictions budgétaires, le CSLF s'est vu dans l'obligation de revoir l'ensemble de ses activités et a dû notamment réduire ses efforts de promotion du français sur la scène littéraire. Il se concentre désormais sur sa mission principale, qui consiste à conseiller le ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française.

Photo de Marguerite Andersen.
Marguerite Andersen

Originaire d'Allemagne, résidant depuis trente ans à Toronto, Marguerite Andersen (Ph. D. Université de Montréal) a été professeure d'études françaises en Europe, en Afrique du Nord et en Amérique du Nord, puis professeure de littérature à l'Université Concordia et à l'Université de Guelph. Romancière, essayiste et poète, elle est l'auteure d'une vingtaine d'ouvrages.

Le premier roman de Marguerite Andersen, De mémoire de femme, a obtenu le Prix des jeunes écrivains du Journal de Montréal en 1983. Son roman La soupe a reçu le Grand Prix du Salon du livre de Toronto en 1996, puis Le figuier sur le toit a remporté en 2009 le prix Trillium et le Prix des lecteurs de Radio-Canada. En 2014, La mauvaise mère a également remporté le prix Trillium.

Dans La mauvaise mère, Marguerite Andersen relate les moments importants de sa vie. Une vie pleine, difficile, mouvementée. Ces confessions la révèlent en tant que mère de trois enfants, immigrante au Canada, universitaire, femme de carrière, pacifiste et écrivaine.

Le jury du prix littéraire Émile-Ollivier a vu dans La mauvaise mère une œuvre lucide et authentique portée par une narration dynamique et une écriture très personnelle. Confessions touchantes d'une femme au destin parsemé d'échecs, de regrets et de victoires, ce récit sans complaisance propose un point de vue intime sur la maternité et les déchirements qu'impliquait la volonté d'exister comme femme et comme intellectuelle à une époque de domination masculine. La prose poétique, par moments télégraphique, de madame Andersen fait écho à l'émotion de la narratrice et répond au besoin d'opérer certaines ellipses chronologiques dans ce parcours atypique qui se déploie sur trois continents, de l'après-guerre jusqu'à aujourd'hui.